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La Provence que l’on aime : découvrez la nouvelle vente très privée du Figaro Vin
Pour cette vente très privée estivale, Le Figaro vous emmène en Provence. Le Château La Calisse, situé au cœur des Coteaux Varois, est un domaine viticole authentique proposant de grands vins d’une incroyable fraîcheur.
Il y a des dates qui marquent une vie. Pour Patricia Ortelli, le 21 juin 1990 est de celles-là, lorsqu’elle acquiert aux enchères le Château La Calisse, en plein Haut Var. Sur un coup de tête, ou presque, cette femme d’allure à la silhouette svelte en a encore les jambes qui tremblent : «J’avais vu l’annonce de la vente dans Le Figaro et je suis allée voir la bâtisse le matin même. À la vente l’après-midi, j’enchéris la dernière et ma vie bascule». La voilà propriétaire de ce domaine de Provence et partie pour devenir l’une des meilleures vigneronnes de la région, une référence.
Après une solide formation, Patricia Ortelli entame une large restructuration du vignoble, pour atteindre une trentaine d’hectares plantés. Première décision : la conversion à l’agriculture biologique. «À l’époque, c’était mal perçu», rappelle-t-elle. Sans dogmatisme, celle qui a étudié l’art grec à l’école du Louvre croit au potentiel de ce terroir pour produire de grands vins. Alors, il faut en prendre soin. «On est dans des cailloux calcaires en terrasse entourés de forêts, au milieu de nulle part. C’est un terroir de dolomies issu de la période du Jurassique, qui a été cultivé par les Romains», décrit-elle. Très vite, Patricia Ortelli considère le vin rosé comme une possibilité de se démarquer vis-à-vis de la production de masse que l’on trouve dans la région.
Au Château La Calisse, les vendanges sont effectuées de nuit, pour assurer la fraîcheur et la pureté du raisin, mais aussi intégralement à la main pour préserver son intégrité. Des vendanges dites «en vert» sont aussi réalisées si nécessaire, consistant à récolter certaines grappes afin d’alléger le cep et concentrer les raisins restants pour une parfaite maturité lors de la récolte effective. Lorsque nous demandons à Patricia Ortelli la différence entre un vin rosé industriel d’un autre plus artisanal, la vigneronne résume : «Il y a un accompagnement permanent et une compréhension de la vigne, pour prendre les bonnes décisions pendant tout le processus de vinification, en plus d’une maturité exemplaire des raisins».
Sûre de son fait, elle choisit de vinifier les rosés comme les rouges et les blancs, avec le même soin. «Le rosé ne pardonne pas. C’est le vin le plus compliqué à faire car une erreur n’est pas récupérable. Il faut comprendre à quel moment il va s’exprimer le mieux pendant le processus de vinification», assure-t-elle.
C’est le sens de cette nouvelle vente très privée du Figaro Vin : proposer à nos lecteurs une expérience quelque peu différente du simple rosé de l’été. Un vin certes à l’aise dans son habitat naturel, lors d’un apéritif, mais qui saura vous surprendre et vous accompagner au-delà des amuse-bouches et certainement bien après l’été.
Un terroir calcaire de plateaux et de vallons d’altitude
L’appellation des Coteaux Varois en Provence est l’une des trois grandes AOC de Provence avec les Côtes de Provence (la plus vaste), les Coteaux d’Aix-en-Provence (la plus occidentale). Elle est située au cœur du Var, sur un relief de collines calcaires. Si l’appellation produit uniquement des vins tranquilles, ce sont les rosés qui dominent très largement les volumes et incarne le style de l’appellation, entre fraîcheur, tension et aromatique précise. Les rouges et les blancs restent plus confidentiels (environ 10%), mais sérieux.
Dans les Coteaux Varois, la vigne s’enracine dans une mosaïque d’argiles rouges, de marnes brunes et de colluvions calcaires très caillouteuses. Ces sols pauvres, parfaitement drainants, emmagasinent la chaleur le jour et la restituent la nuit, favorisant des maturations lentes et complètes. Le vignoble se situe autour de 300 à 400 mètres d’altitude, avec quelques parcelles plus élevées. Cette altitude, ceinturée de reliefs calcaires, atténue l’influence maritime et donne au climat méditerranéen une tonalité plus continentale.
Ce qu’en disent nos dégustateurs
Remarqué depuis plus de dix ans par notre rédaction, le château La Calisse est situé à 380 mètres d’altitude, dans un paysage en forme de berceau naturel qui génère un véritable microclimat, déjà prisé de la vigne à l’époque romaine (on y retrouve encore parfois des pièces de monnaie en bronze). La combinaison de ce relief en cuvette et de l’altitude, crée des nuits fraîches, une bonne ventilation et des maturités plus lentes, ce qui se traduit dans le verre par des vins souvent plus tendus, plus floraux et moins solaires que la Provence littorale.
Le millésime 2025 en Coteaux Varois s’inscrit dans une dynamique provençale « peu mais bien », avec des rendements contenus mais une belle qualité sur l’ensemble de l’appellation. Après un hiver et un printemps suffisamment arrosés, quelques pics de chaleur estivale ont nécessité une conduite parcellaire précise et des dates de vendanges finement ajustées. Les rosés présentent des profils droits et équilibrés, avec des couleurs lumineuses, des aromatiques nettes sur les agrumes et les fruits à chair blanche, et une fraîcheur préservée grâce à l’altitude.
Cette cuvée vous ouvrira le champ des possibles en matière d’accords gastronomiques et vous accompagnera très naturellement du bord de la piscine à votre salle à manger en vous évitant l’épineux choix du vin pour lui succéder. Patricia Ortelli ose tout à fait l’associer avec des mets délicats : «Un foie gras, une volaille… La complexité aromatique permet des accords audacieux», dit-elle.
Le Figaro Vin propose, dans le cadre de cette vente très privée estivale, 300 cartons de 6 bouteilles du millésime 2025 du Château la Calisse, au tarif très exclusif…
