VOOZH about

URL: https://fr.wikipedia.org/wiki/Haubourdin

⇱ Haubourdin — Wikipédia


Aller au contenu
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Haubourdin
👁 Haubourdin

La mairie.
👁 Blason de Haubourdin

Blason
👁 Image illustrative de l’article Haubourdin

Logo
Administration
Pays 👁 Drapeau de la France
France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Pierre Beharelle
2020-2026
Code postal 59320
Code commune 59286
Démographie
Gentilé Haubourdinois
Population
municipale
15 074 hab. (2023 👁 en évolution de +0,92 % par rapport à 2017
)
Densité 2 839 hab./km2
Population
unité urbaine
1 063 720 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 50° 36′ 35″ nord, 2° 59′ 16″ est
Altitude Min. 17 m
Max. 35 m
Superficie 5,31 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Lille (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Lille (partie française)
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Faches-Thumesnil
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Liens
Site web www.haubourdin.fr
modifier 👁 Image

Haubourdin est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France. Elle fait partie de la Métropole européenne de Lille.

Géographie

[modifier | modifier le code]

Localisation

[modifier | modifier le code]

Haubourdin se situe dans le pays de Weppes, à 5 km au sud-ouest de Lille. Elle est étendue sur une grande surface avec comme villes limitrophes : Emmerin, Santes, Sequedin, Loos, Hallennes-lez-Haubourdin et Houplin-Ancoisne. Haubourdin se trouve sur le canal de la Deûle.

Communes limitrophes

[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Emmerin, Hallennes-lez-Haubourdin, Houplin-Ancoisne, Loos, Noyelles-lès-Seclin, Santes et Sequedin.

👁 Carte
Le territoire de la commune
et ses communes limitrophes[Note 1].

Géologie et relief

[modifier | modifier le code]

Haubourdin se situe dans les Weppes, la rive droite repose sur une couche d'environ 12 mètres de craie blanche, originaire du Crétacé, tandis que la rive gauche repose sur des sables originaires du Tertiaire[1].

Hydrographie

[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique

[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le canal de la Deûle, l'ancien le canal de la Deûle à Haubourdin[2], la Becque[3], le ruisseau du Pont des planques[4] et divers autres petits cours d'eau[5],[Carte 1].

Haubourdin est traversé par la Deûle, un canal, chenal navigable, d'une longueur de 59 km, prend sa source dans la commune de Douai et se jette dans la Lys à Deûlémont, après avoir traversé 40 communes[6]. Elle a été canalisée dès le milieu du XIIIe siècle et élargie à plusieurs reprises, l'aménagement le plus récent datant de 1968 avec la mise au gabarit de 3000 t.

Son parcours dans la commune a également été modifié.

  • au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, un coude dans le sud de la commune a été remplacé par un parcours direct. L'ancien tracé subsiste en partie sous le nom de « Vieux canal ».
  • Au nord, le canal qui formait la limite communale avec Sequedin a été déplacé pour un parcours direct vers le port de Lille lors de la construction de l'autoroute A 25 de 1961 à 1963. L'ancien parcours remblayé correspond au Mail du bon pêcheur où l'on peut voir une ancienne borne kilométrique et à un chemin qui longe l'autoroute jusqu'à la route de Sequedin.

Une autre voie d'eau sinueuse, la Tortue, ou rigole du Nord, qui est une rigole de dessèchement des marais des environs, traverse Haubourdin parallèlement à la rive gauche de la Deûle.

👁 Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Haubourdin.

Gestion et qualité des eaux

[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Marque Deûle ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 120 km2 de superficie, délimité par les bassins versants de la Marque et de la Deûle, formant une vaste cuvette sédimentaire de 40 km de long et de 25 km de large, où la pente est très faible. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la Métropole européenne de Lille[7].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Pour des articles plus généraux, voir Climat des Hauts-de-France et Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (°C)[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 695 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lesquin à 9 km à vol d'oiseau[14], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 740,0 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,5 °C, atteinte le [Note 2].

Statistiques 1991-2020 et records station LILLE-LESQUIN (59) - alt : 47 m, lat : 50°34'12"N, lon : 3°05'51"E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de chaleur (°C)
date du record
15,2
18.01.07
19
24.02.21
24,8
31.03.21
27,9
15.04.07
31,7
27.05.05
34,8
28.06.1947
41,5
25.07.19
37,1
08.08.20
35,1
15.09.20
27,8
01.10.11
20,3
06.11.18
16,1
31.12.22
41,5
2019
Température maximale moyenne (°C) 6,6 7,5 11,2 15 18,4 21,3 23,7 23,7 20,2 15,4 10,3 7 15
Température moyenne (°C) 4,1 4,7 7,5 10,5 13,8 16,7 18,9 18,8 15,8 11,9 7,6 4,7 11,3
Température minimale moyenne (°C) 1,7 1,9 3,8 5,9 9,3 12,1 14,2 14 11,4 8,4 4,9 2,3 7,5
Record de froid (°C)
date du record
−19,5
14.01.1982
−17,8
21.02.1956
−10,5
13.03.13
−4,7
09.04.1968
−2,3
03.05.1967
0
02.06.1962
3,4
05.07.1964
3,9
31.08.1956
1,2
23.09.1979
−4,4
28.10.1950
−7,8
24.11.1998
−17,3
29.12.1964
−19,5
1982
Précipitations (mm) 58,2 50,8 52,1 45,3 61,6 63,7 67,8 71,3 56,8 64,1 75 73,3 740
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
24,6
23.01.1990
21,8
12.02.1996
39,1
05.03.12
28,7
03.04.1953
45,4
30.05.16
48,6
22.06.1951
59,4
03.07.05
62,8
19.08.05
50,7
15.09.1970
55,7
10.10.13
32,9
09.11.1966
34,8
26.12.1999
62,8
2005
Ensoleillement (h) 62,2 73,6 127,3 175,9 195,7 201,5 209,7 196,8 155,3 115,3 61,7 52,5 1 627,4
Source : « Fiche 59343001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
6,6
1,7
58,2
7,5
1,9
50,8
11,2
3,8
52,1
15
5,9
45,3
18,4
9,3
61,6
21,3
12,1
63,7
23,7
14,2
67,8
23,7
14
71,3
20,2
11,4
56,8
15,4
8,4
64,1
10,3
4,9
75
7
2,3
73,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Au , Haubourdin est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lille (partie française)[Note 3], une agglomération internationale regroupant 60 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[18],[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune du pôle principal[Note 5],[19]. Cette aire, qui regroupe 201 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[20],[21].

Occupation des sols

[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (68,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (69,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (51,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (15,8 %), zones agricoles hétérogènes (13,2 %), forêts (6,8 %), terres arables (3,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,9 %), prairies (3,4 %), mines, décharges et chantiers (1,4 %)[22]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

👁 Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

[modifier | modifier le code]

La commune est desservie, en 2023, par la Liane 5, les lignes 58, 61, CO2, 901, 913, 914, 931, 934, 935 et par la ligne de transport à la demande 61R du réseau Ilévia[23].

Haubourdin se compose, sans contestation possible, d'un nom de chef franc, Haribod, suivi du suffixe in, dérivé du mot francique hem : maison, propriété, domaine[24].

Le nom de la ville apparaît pour la première fois sous le nom d'Habordin dans la charte de donation de l'église d'Haubourdin, faite en 1127 par Symon, évêque de Tournai et de Noyon, à Marie, abbesse de l'abbaye de Denain. Ce même nom apparaît sept fois dans d'autres documents du XIIIe siècle.

Dans une charte de 1176 qui délimite les terres, le nom s'est changé en Haburdin, qui apparaît également dans d'autres documents officiels en 1177 et 1190.

En 1240 et 1248, c'est sous le nom d'Habourding que la ville apparaît, en 1247, c'est sous le nom d'Halbourdin que la ville est mentionnée, enfin en 1206 et 1259, c'est sous le nom d'Haubordin. Mais au cours des XIIIe et XIVe siècles, le nom le plus fréquemment utilisé est Habourdin[25].

Harbodem en flamand[26].

👁 Image
Monument aux morts

La terre d'Haubourdin relevait du Hainaut jusqu'au , date de son érection en vicomté. Elle appartient aux châtelains de Lille du XIIIe au XVIIe siècle. À ce titre, elle fut possédée par les maisons de Luxembourg, de Bourgogne et de Saint-Pol et par Henri IV qui la vendit à Nicolas du Chastel, seigneur de la Howarderie.

Le dernier vicomte d'Haubourdin fut le marquis de Roquelaure qui mourut sur l'échafaud en 1794.

Beaupré était un des fiefs féodaux situé sur Haubourdin. Le château Beaupré auquel succède le lycée Beaupré, l'avenue de Beaupré rappellent son existence. Le fief a été détenu par plusieurs familles dont la famille de Fourmestraux des Wazières devenue ensuite des Wazières, également seigneurs de Roncq.

André II de Fourmestraux des Wazières, marchand, est seigneur de Beaupré, des Wazières (sur Wambrechies), de Durmort sur Sequedin. Il est le fils d'André Ier de Fourmestraux des Wazières, seigneur du Petit Gellebrouck, des Wazières, bourgeois de Lille, échevin et conseiller de Lille et d'Anne de Kesselers. André II est bourgeois de Lille le , échevin, rewart (gestion de la police), mayeur de Lille. Il achète le le fief et le château de Baupré aux enfants de François de Beauffremetz et de Jeanne de Longueval. Anobli par lettres données à Madrid le par le roi Philippe IV, député de la province de Lille, Douai, Orchies, il passe chevalier le [27], son fils aîné étant mort au service du roi d'Espagne, et meurt le . Il prend pour femme à Lille le Jeanne Deliot, fille de Guillaume et d'Antoinette du Hot. L'épouse meurt le [28],[29].

Jean-André-François de Wazières, chevalier, succède à son grand-père André II dans la seigneurie de Beaupré. Il est le fils de Jean-André de Fourmestraux des Wazières, écuyer puis chevalier, seigneur du Vert-Bois à Bondues, des Wazières, gentilhomme volontaire à la suite du cardinal infant Ferdinand d'Autriche, bourgeois de Lille, autorisé à s'appeler de Wazières et de Marie de Kessel. Jean-André-François nait à Lille le , devient capitaine de cavalerie espagnole, bourgeois de Lille sur requête le , échevin, mayeur, rewart de Lille. Il épouse dans l'église Saint-Michel de Gand le Marie-Jeanne-Henriette de Vicq, fille de Charles-Philippe, chevalier, receveur général de Flandre, et de Marie-Madeleine de Béry, morte veuve à Haubourdin le [30].

Eugène-Hyacinthe de Wazières (1672-1709), écuyer, seigneur de la Volandre, succède à son père Jean-André-François dans la seigneurie de Beaupré. Dit le vicomte de Saint-Georges, il est baptisé à Gand le , devient capitaine au régiment d'Humières, bourgeois de Lille le , et meurt le . Il prend pour femme à Lille le Françoise de Lannoy, fille de Jean-Baptiste, chevalier, seigneur des Pretz, de Salomé, et d'Henriette de Tramecourt, baptisée à Lille le . Il épouse ensuite à Lille le Marie-Barbe Biscop, morte à Lille le [31].

Eugène-François-Dominique de Fourmestraux de Wazières, écuyer, est seigneur de Beaupré après son père Eugène-Hyacinthe. Baptisé à Lille le , il devient bourgeois de Lille le et meurt à Lille le , à l'âge de 78 ans. Il épouse à Lille le Madeleine-Françoise Cuvillon, fille de Jean-Robert, écuyer, seigneur de Roncq, Vledricq, Crequillon, La Hamel, bourgeois de Lille, marguillier de La Mademeine, et de Marie-Isabelle de Fourmestraux de Wazières, fille de Jean-André-François ci-dessus, veuve d'Albert-François de Lannoy, seigneur de la Deusle et frère de Françoise de Lannoy, mère d'Eugène-François-Dominique (il épouse donc sa petite-cousine qui est en même temps la veuve de son oncle)[32].

Dominique-Joseph de Wazières (1720-1813), écuyer, seigneur de Ternhoute, est le dernier seigneur de Beaupré. Fils de Philippe-Benoit-Dominique de Wazières, écuyer, seigneur de Le Rive, du Vertbois, capitaine de dragons au régiment de Potiers, bourgeois de Lille, député ordianire de la noblesse aux États de Lille, et de Marie-Françoise-Élisabeth de la Fonteyne, neveu d'Eugène-Hyacinthe, il est baptisé à Lille le , devient capitaine d'infanterie, bourgeois de Lille le , député de la noblesse de la province et meurt à Lille le , à 93 ans. Il se marie à Lille le avec Louise-Philippine-Joseph-Aimée-Marie Zannequin, fille de Joseph-Louis, écuyer, seigneur d'Opschotte, et de Marie-Anne-Thérèse de Prevost de Basserode, baptisée à Lille le et morte à Lille le . Il prend ensuite alliance le avec Louise-Gabrielle de Clermont-Tonnerre (Maison de Clermont-Tonnerre), fille de Charles-Louis-Joseph et de Marie-Angélique-Thérèse de Lameth (Famille de Lameth), née à Amiens vers 1754. Sans postérité[31]. Le château d'Haubourdin, alors habité par la famille D'Hespel, n'a pas été vendu comme bien national pendant la Révolution française, car son possesseur, César Hespel n'a pas émigré, est resté dans la région[33]. César Hespel avait reçu ce château de sa mère Marie-Élisabeth de Fourmestraux. La « maison de campagne avec ses annexes » est rénovée en 1809, puis reconstruite au moins partiellement en 1849. Le château est détruit pendant la Première Guerre mondiale[34].

Dans les années suivant la Révolution française, et au début des années 1800, sévissent, entre autres dans le canton d'Haubourdin, des brigands dits chauffeurs (menacent de brûler les pieds pour faire avouer leurs victimes sur les lieux de leurs biens). Parmi les personnes les combattant, hommage est rendu en 1806 à Antoine Brésol, officier de police et juge de paix du canton mort le 9 nivose an 13 ()[35] pour les services rendus[35].

En 1808, on trouve à Haubourdin un dépôt de sûreté, où on enferme les petits délinquants avant leur transfert en maison d'arrêt à Lille[36].

Selon le géologue M Meugy (1852) Haubourdin (et à proximité Emmerin) ont longtemps intensément exploité la tourbe qui s'est lentement autrefois formée dans les vastes marais de l'ancienne vallée alluviale de la Deûle, « principalement dans le but d'utiliser la cendre de tourbe comme engrais » La tourbe se trouve souvent à la surface du sol dans ces localités où elle forme « une couche de 1 à 3 m d'épaisseur reposant sur un lit d'argile blanche. On l'extrait à la drague. La tourbière d'Haubourdin occupe vingt-cinq ouvriers pendant cinq à six mois. Elle produit journellement 20 mètres cubes de tourbe humide ou 20 mètres cubes de tourbe sèche pesant 600 kil. le mètre cube. 10 ares fournissent au moins 30 000 tourbes équivalent chacune à 2 décimètres cubes et valant 6 Fr 50 le mille. Les cendres se vendent 0,75 l'hectolitre. » En 1850, la tourbe n'est plus exploitée pour le chauffage dans le département du Nord, car l'industrie minière fournit en abondance un charbon vendu à moindre coût[37].

Haubourdin est desservi par chemin de fer à partir de 1865 sur la ligne de Lille à Béthune.

Haubourdin est également relié à la gare de Lille par la ligne de tramway à chevaux H ouverte en 1879, électrifiée vers 1902. Cette ligne fut l'avant-dernière fermée du réseau de tramway lillois le remplacée par une ligne de bus.

Haubourdin a reçu la Croix de guerre 1914-1918 par décret du (publié au Journal officiel de la République française le (p. 6304). Une nécropole nationale se trouve à Haubourdin[38].

En 1919, Haubourdin, dont l'économie a beaucoup souffert de l'occupation allemande qui a réquisitionné les usines, voit revenir pour un temps un tramway tiré par un cheval, moyen de déplacement abandonné au début du siècle à la suite de l'électrification[39].

Le 25 novembre 1926, la ville est secouée par une explosion dans une usine d'amidon qui fait sept morts et une trentaine de blessés[40].

Politique et administration

[modifier | modifier le code]

Liste des maires

[modifier | modifier le code]
L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Liste des maires avant 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1792 François Clarisse
1792 1793 Pierre-François Labbe
1793 1794 François Clarisse
1794 1794 Perkin
1794 1798 François Clarisse
1798 1800 Magret
1800 1806 Charles-Augustin Wicart Membre du conseil d' arrondissement de Lille quitté à sa nomination comme maire- Rentier
1806 1813 Jean Baptiste Joseph Cordonnier
1813 1830 Romain d'Hespel de Germanez Monarchiste. Comte d'Hespel. Chevalier de la Légion d'honneur. Chevalier de Saint-Louis
1830 1837 Buttin-Dillies
1837 1848 Henri Coppin
1848 1852 Alexandre Fichaux
1852 1864 Gustave Manche
1864 1870 Edmond d'Hespel Droite Secrétaire général de la Préfecture de Lille

Conseiller général (1848-1858).

1870 1876 Auguste Potié (père) Conseiller général (1880-1885).
1876 1891 Alexandre Fichaux
1891 1900 Auguste Cousin
1900 1935 Auguste Potié (fils) Gauche démocratique Sénateur du Nord (1903-1939),
Président du Conseil général du Nord (1922-1928),
Conseiller général (1892-1928).
1935 1945 James Fleury
mai 1945 octobre 1947 Adolphe Dutoit PCF Cheminot
octobre 1947 1951 Ernest Delzenne
1951 mars 1965 Augustin Thélier Gaulliste-CNIP
mars 1965 1992 Paul-André Lequimme[41] MRP puis
UDF-CDS
Pharmacien
1992 Gérard Vercaemer UDF-CDS Maire honoraire
Démissionnaire
Bernard Delaby DVD Artisan
Vice-président de la MEL
Démissionnaire
en cours
(au 24 octobre 2023)
Pierre Béharelle DVD Ancien responsable logistique
Réélu pour le mandat 2020-2026

Politique de développement durable

[modifier | modifier le code]

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2005[42]. L'agenda 21 local, validé en 2007[43], engage la commune à restaurer, protéger et gérer la biodiversité. La commune favorise le compostage individuel et met progressivement en place une gestion plus écologique et donc différenciée de ses espaces verts communaux[43]. La ville est aussi l'une des villes-test retenues par le ministère chargé de l'écologie et du développement durable avant la mise en place des Atlas de la biodiversité dans les communes (ABC), officiellement annoncés le . Ce secteur est également concerné par les risques d'effondrement de cavités liés à la présence de catiches (anciens réseaux de carrières souterraines de craie).

Haubourdin est particulièrement concernée par la protection de l'eau (champs captants menacés de la communauté urbaine de Lille)[43]. La commune est classée à risque pour les inondations liées aux débordements des réseaux et des becques et fait partie des 45 communes du PPR de la communauté urbaine de Lille, tel que prescrit le [44].

Tendances politiques et résultats

[modifier | modifier le code]
Résultats politiques : municipales, législatives et présidentielles

Élections, municipales, législatives et présidentielles

Élections municipales 2001

  • Liste Gérard Vercaemer (DVD) : 53,41 % (élu, mais laissera sa place à Bernard Delaby en avril 2003)
  • Liste Alain Plessiet (Union de gauche) : 27,30 %
  • Liste Arnold Gil (Les Verts) : 10,02 %
  • Liste Franck Benoît (MNR) : 9,27 %

Élection présidentielle 2002 premier tour

Élection présidentielle 2002 second tour

Élection présidentielle 2007

Résultat du deuxièmes tour[45]

Élections législatives 2007

Élections municipales 2008

  • Bernard Delaby (DVD) : 60,95 %
  • Guy Deheuninck (Union PS, PC, Verts et Citoyens engagés) : 39,05 %

Élections municipales 2014

  • Bernard Delaby (DVD) : 70,19 % (29 sièges)
  • Anthony Obin (PS) : 19,39 % (3 sièges)
  • Enide Antoine (FDG) : 10,42% (1 siège)

👁 Drapeau de l'Allemagne
 Juliers (Allemagne)
👁 Drapeau du Royaume-Uni
 Halstead (Royaume-Uni)

Équipements et services publics

[modifier | modifier le code]
👁 Image
Église Saint-Maclou

La commune abrite une maison de retraite, située dans le quartier du petit Belgique, ainsi qu'un EHPAD et qu'un centre de radiologie. Elle abritait auparavant le centre hospitalier Jean de Luxembourg, aujourd'hui détruit.

Justice, sécurité, secours et défense

[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Lille, du tribunal de grande instance de Lille, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Lille, du tribunal de commerce de Tourcoing, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Population et société

[modifier | modifier le code]

Démographie

[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[46],[Note 6].

En 2023, la commune comptait 15 074 habitants[Note 7], en évolution de +0,92 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8501 8091 8131 8832 1512 3452 4193 1303 210
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 2323 6544 2044 4345 3796 4097 0837 4577 858
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 4858 8289 3969 65010 78410 91611 00110 57912 095
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
12 61012 10614 55214 49714 32114 96514 85014 36714 934
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
2021 2023 - - - - - - -
14 75715 074-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[47] puis Insee à partir de 2006[48].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 22,1 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 6 756 hommes pour 8 019 femmes, soit un taux de 54,27 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[49]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
2,6 
4,5 
75-89 ans
8,1 
13,4 
60-74 ans
14,7 
19,8 
45-59 ans
19,2 
21,2 
30-44 ans
18,5 
20,1 
15-29 ans
17,9 
20,7 
0-14 ans
19,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[50]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
8,2 
14,9 
60-74 ans
16,4 
19 
45-59 ans
18,4 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
19,9 
0-14 ans
17,7 

Vie associative

[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations sont hébergées à Haubourdin, notamment les clubs de Handball, de GRS, de tir, de football, de judo, de basketball, etc.

Haubourdin est aussi connue pour l'église catholique romaine, elle est la ville principale du doyenné des Weppes.

Revenus de la population et fiscalité

[modifier | modifier le code]

En 2021[Note 8], la commune compte 6 312 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 13 904 personnes[Insee 1].

Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

  • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 21 490 , supérieur à celui du département (21 340 ) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3] ;
  • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 16 %, inférieur à celui du département (19,5 %) et supérieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %) [Insee 4],[Insee 5],[Insee 6] ;
  • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 49 %, supérieur à celui du département (47,7 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].
Taux de chômage
2011 2016 2022
Commune[Insee 7] 14,4 % 14,9 % 11,6 %
Département[Insee 8] 16,2 % 17,5 % 14,1 %
France métropolitaine[Insee 9] 12,8 % 14,1 % 11,7 %

En 2022[Note 10], la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 9 474 personnes, parmi lesquelles on compte 77,6 % d'actifs (68,6 % ayant un emploi et 9,0 % de chômeurs) et 22,4 % d'inactifs[Note 11],[Insee 7]. En 2022, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département et inférieur à celui de la France métropolitaine.

La commune fait partie du pôle principal de l'aire d'attraction de Lille[Carte 4],[Insee 10]. Elle compte 4 808 emplois en 2022, contre 5 145 en 2016 et 5 260 en 2011. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 6 546, soit un indicateur de concentration d'emploi de 73,5 et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 61,0 %[Insee 11].

Sur ces 6 546 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 5 518 travaillent dans la commune, soit 84 % des habitants[Insee 12]. Pour se rendre au travail, 73,1 % des habitants utilisent une voiture, un camion ou une fourgonnette, 15,3 % les transports en commun, 9,3 % s'y rendent en deux-roues motorisé, à vélo ou à pied et 2,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[Insee 13].

La répartition des emplois par groupe socioprofessionnel tels qu'ils sont définis par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) s'établit comme suit en 2022.

Répartition des emplois par groupe socioprofessionnel en 2022
Commune[Insee 14] Département[Insee 15] France
métropolitaine[Insee 16]
Agriculteur 0,0 % 0,6 % 1,4 %
Artisan, commerçant
et chef d’entreprise
6,0 % 5,0 % 6,9 %
Cadre 13,5 % 19,2 % 20,2 %
Profession intermédiaire 25,5 % 27,4 % 26,2 %
Employé 33,3 % 27,0 % 26,1 %
Ouvrier 21,7 % 20,9 % 19,2 %

La répartition des emplois par secteur d'activité tels qu'ils sont définis par l'Insee s'établit comme suit en 2022.

Répartition des emplois par secteur d'activité en 2022
Commune[Insee 17] Département[Insee 18] France
métropolitaine[Insee 19]
Agriculture 0,1 % 1,1 % 2,4 %
Industrie 10,1 % 12,1 % 11,6 %
Construction 11,6 % 5,6 % 6,5 %
Commerce, transports,
services divers
38,6 % 47,1 % 48,4 %
Administration publique, enseignement, santé,
action sociale
39,7 % 34,2 % 31,1 %

Entreprises et commerces

[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, la ville était célèbre pour ses draperies (1532). Les guerres du XVIIe siècle mirent fin à cette prospérité. Aujourd'hui, Haubourdin, n'est plus chef-lieu de canton depuis 2015.

L'activité industrielle a décliné depuis plusieurs décennies avec, particulièrement, la fermeture en 1989 de l'entreprise de teinturerie textile Sander qui a laissé une friche de 25 en voie de requalification en bordure du parc de la Deûle (« La Cantereine») avec construction d'un nouveau quartier et celle de l'usine Lever (savonnerie puis fabrique de détergents) en 2003 ouverte en 1913 qui employa jusqu'à 1700 salariés dont le terrain est resté en 2019 en l'état de friche.

Des entreprises importantes sont encore présentes, notamment Cargill qui a racheté en 2001 l'amidonnerie Cerestar (actuellemnent l'un des plus grands exportateurs de la région ), Auchan Englos dont le siège social est à Haubourdin, Frémaux, Scarna (groupe S), Cuvelier Fauvarque et quelques entreprises de services.

Quelque 11 % des emplois de la ville ont disparu entre 2018 et 2021[51].

Culture locale et patrimoine

[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments

[modifier | modifier le code]
  • Cense à Jean et Louis Grimbèle (1724) (quartier du P'tit Belgique).
  • Château Dervaux (quartier de l'Heurtebise).
  • École de la Sagesse et la Chapelle (1820).
  • Église Saint-Maclou (1867) de Jean Baptiste Cordonnier, père de Louis Marie Cordonnier. La flèche du clocher disparaît en 1940 pour la deuxième fois.
  • Nécropole nationale d'Haubourdin.
  • Ferme du Bocquiau (1703, mentionnée dès 1466).

La ferme du Bocquiau dépendait du fief féodal des Bosquets qui s'étendait de l'Heurtebise au centre d'Haubourdin. La ferme brûla en 1696 et le bâtiment actuel date de sa reconstruction en 1703 ou de la fin du XVIIIe siècle. Exploitée jusqu'en 1935 elle a été cédée par le petit-fils d'un ancien maire d'Haubourdin à la municipalité qui y a aménagé un centre culturel.

👁 Image
Monastère Sainte-Claire
  • Hôpital Jean de Luxembourg (1878), nom du seigneur d'Haubourdin au XVe siècle.
  • Lycée Beaupré (1968)
  • Mairie du XVIIIe siècle (ancienne demeure privée).
👁 Image
Maison de notable à Haubourdin
  • Maisons bourgeoises de style néo-flamand ou de style éclectique.
  • Monastère Sainte-Claire, cette communauté de clarisses, historiquement issue de Lille et ce depuis 1453, s'est installée à Haubourdin en 1931. Le public a le droit de se joindre aux différents offices de la Liturgie des Heures[52].
  • Villa Saint-Gérard (1931), actuellement Centre de Sessions et de Retraites Spirituelles (quartier de l'Heurtebise).
  • Ancienne église Saint-Paul.

L'église Saint-Paul située rue Sadi Carnot, près du parvis Saint-Paul qui conserve sa mémoire était destinée aux fidèles du quartier d'Heurtebise. Sa première pierre fut posée le et elle fut consacrée en 1925. Elle était propriété, non de la commune, mais de l'évêché à qui incombait l'entretien. Fissurée par un affaissement de terrain, elle fut fermée au culte en 1994 puis démolie[53]. Des immeubles ont été construits à son emplacement. Un pilier et une statue conservés témoignent de cet édifice disparu.

Personnalités liées à la commune

[modifier | modifier le code]

Héraldique

[modifier | modifier le code]

Les armes d'Haubourdin se blasonnent ainsi : « De gueules, au lion d'or, armé, lampassé et couronné d'azur. »

Elles sont ornées des croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945, médailles reçues par la ville pour son comportement pendant les deux guerres mondiales.

Pour approfondir

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  4. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lille (partie française) comprend une ville-centre et 59 communes de banlieue.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  7. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  8. 2021 est l'année de référence des données statistiques fournies par l'Insee en 2025
  9. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  10. 2022 est l'année de référence des données statistiques fournies par l'Insee en 2025
  11. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  1. « Réseau hydrographique d'Haubourdin » sur Géoportail (consulté le 21 septembre 2024)..
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ).
  3. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  4. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références

[modifier | modifier le code]
  1. a b et c « Dossier complet - commune Haubourdin - Revenus et pauvreté des ménages en 2021 - REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2021 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  2. a et b « Dossier complet - Département Nord - Revenus et pauvreté des ménages - REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2021 », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  3. a et b « Dossier complet - France métropolitaine - Revenus et pauvreté des ménages - REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2021 », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  4. « Dossier complet - commune Haubourdin - Revenus et pauvreté des ménages en 2021 - REV G1 - Taux de pauvreté par tranche d'âge du référent fiscal en 2021 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  5. « Dossier complet - Département Nord- Taux de pauvreté par tranche d'âge du référent fiscal en 2021 », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  6. « Dossier complet - France métropolitaine - Taux de pauvreté par tranche d'âge du référent fiscal en 2021 », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  7. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2021 à Haubourdin » (consulté le ).
  8. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2021 dans le Nord » (consulté le ).
  9. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2021 dans la France entière » (consulté le ).
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  11. « Emp T5 - Emploi et activité en 2021 à Haubourdin » (consulté le ).
  12. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2021 » (consulté le ).
  13. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2021 » (consulté le ).
  14. « EMP T7 - Emplois selon le groupe socioprofessionnel en 2022 à Haubourdin » (consulté le ).
  15. « EMP T7 - Emplois selon le groupe socioprofessionnel en 2022 dans le Nord » (consulté le ).
  16. « EMP T7 - Emplois selon le groupe socioprofessionnel en 2022 dans la France métropolitaine » (consulté le ).
  17. « EMP T8 - Emplois selon le secteur d'activité en 2022 à Haubourdin » (consulté le ).
  18. « EMP T8 - Emplois selon le secteur d'activité en 2022 dans le Nord ».
  19. « EMP T8 - Emplois selon le secteur d'activité en 2022 dans la France métropolitaine » (consulté le ).

Autres sources

[modifier | modifier le code]
  1. La Géologie de la ville d'Haubourdin par Jules Dujardin.
  2. Sandre, « l'ancien le canal de la Deûle à Haubourdin »
  3. Sandre, « la Becque »
  4. Sandre, « le ruisseau du Pont des planques ».
  5. « Fiche communale d'Haubourdin », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Nord-Pas-de-Calais (consulté le )
  6. Sandre, « le canal de la Deûle »
  7. « SAGE Marque Deûle », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le ).
  8. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  9. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  10. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  11. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  12. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  13. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Orthodromie entre Haubourdin et Lesquin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  15. « Station Météo-France « Lille-Lesquin », sur la commune de Lesquin - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  16. « Station Météo-France « Lille-Lesquin », sur la commune de Lesquin - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  17. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  18. « Unité urbaine 2020 de Lille (partie française) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  19. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Haubourdin ».
  20. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lille (partie française) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  23. « Plan du réseau Ilévia 2022-2023 » [PDF], sur ilevia.fr, (consulté le ).
  24. « Origine du nom Haubourdin », sur mamet-dom.net (consulté le ).
  25. Étymologie de la ville d'Haubourdin par Jules Dujardin.
  26. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  27. Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 262, lire en ligne.
  28. Paul Denis du Péage, « Recueil de généalogies lilloises - tome I », Recueil de la société d'études de la province de Cambrai, vol. 12,‎ 1906-1909, p.287 (lire en ligne).
  29. Amédée le Boucq de Ternas, Henri Fremaux, Histoire généalogique de la famille de Tenrémonde, originaire de la Flandre-Wallonne, 1268 à 1864, Douai, 1870, note 1 p. 110, lire en ligne.
  30. Paul Denis du Péage, « Recueil de généalogies lilloises - tome I », Recueil de la société d'études de la province de Cambrai, vol. 12,‎ 1906-1909, p.289 (lire en ligne).
  31. a et b Paul Denis du Péage, « Recueil de généalogies lilloises - tome I », Recueil de la société d'études de la province de Cambrai, vol. 12,‎ 1906-1909, p.289-290 (lire en ligne).
  32. Paul-Denis du Péage, Recueil de généalogies lilloises. Tome 3 / par Paul Denis Du Péage,..., 1906-1909 (lire en ligne), p. 946-947..
  33. Célia Fleury, « César Hespel de Guermanez (1726-1805), le « premier bienfaiteur de Jean-Baptiste Wicar » », dans Maria-Teresa Caracciolo, Gennaro Toscano (dir.), Jean-Baptiste Wicar et son temps 1762-1834, Presses Universitaires du Septentrion, coll.« Histoire de l'art », 2007, p. 157-181, note 15, lire en ligne.
  34. Célia Fleury, « César Hespel de Guermanez (1726-1805), le « premier bienfaiteur de Jean-Baptiste Wicar » », dans Maria-Teresa Caracciolo, Gennaro Toscano (dir.), Jean-Baptiste Wicar et son temps 1762-1834, Presses Universitaires du Septentrion, coll.« Histoire de l'art », 2007, p. 157-181, §.13, lire en ligne.
  35. a et b « Annuaire statistique du département du Nord. Pour … (0000AnNord_0... », sur Mnesys (consulté le ).
  36. « Annuaire du département du Nord pour l'année 1809. », sur lillonum.univ-lille.fr/, p. 77-78. Images 94-95..
  37. Essai de géologie pratique sur la Flandre française, par M Meugy, Membre résident, in Mémoires de la Société royale des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille ; imprimerie L. Danel, 1852 (Livre numérique Google : [1]).
  38. « Nécropole nationale d'Haubourdin », sur geneawiki.com (consulté le ).
  39. Cent ans de vie dans la région, Tome II : 1914-1939, La Voix du Nord éditions, n° hors série du 17 février 1999, p. 58.
  40. Cent ans de vie dans la région, Tome II : 1914-1939, La Voix du Nord éditions, n° hors série du 17 février 1999, p. 49
  41. [PDF] Paul-André Lequimme : Le cœur et l'esprit (ISSN 0753-8707).
  42. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Haubourdin, consultée le 26 octobre 2017.
  43. a b et c Fiche du CERDD (Centre ressource du développement durable) sur Haubourdin.
  44. TITRE IV - LA RÉDUCTION DES RISQUES ET DES NUISANCES, PLU de Lille Métropole Rapport de présentation version 8 octobre 2004.
  45. Élection présidentielle 2007, sources : Ministère de l'Intérieur.
  46. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  47. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  48. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  49. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'Haubourdin (59286) », (consulté le ).
  50. Insee, « Évolution et structure de la population en 2022 - Département du Nord (59) », (consulté le ).
  51. « Le Parti communiste d'Haubourdin dénonce 600 emplois perdus en treize ans », sur La Voix du Nord, .
  52. Site officiel du monastère Sainte-Claire d'Haubourdin.
  53. « église Saint-Paul », sur mamet-dom.net (consulté le ).
v · m
v · m
124 Communes