VOOZH about

URL: https://fr.wikipedia.org/wiki/Lur_Berri

⇱ Lur Berri — Wikipédia


Aller au contenu
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Lur Berri Holding
Histoire
Fondation
Cadre
Forme juridique
Domaine d'activité
Activités des sociétés holding👁 Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège
Pays
Organisation
Effectif

416 salariés Coopérative

5016 salariés Groupe Consolidé[Quand ?]
Chiffre d'affaires
👁 en augmentation
1,361 milliard d’euros (2021/2022)[réf. nécessaire]
Site web
Identifiants
SIREN
OpenCorporates

modifier - modifier le code - modifier Wikidata👁 Documentation du modèle

Lur Berri (terre nouvelle en basque) est une coopérative du secteur agroalimentaire installée dans le Sud-Ouest de la France, fondée en 1936 au Pays basque. Le siège social du groupe Lur Berri est domicilié à Aïcirits-Camou-Suhast. Le groupe Lur Berri est présent dans les départements des Pyrénées-Atlantiques, des Landes, des Hautes-Pyrénées et en Haute-Garonne.

En 1971, la coopérative agricole Lur Berri naît de la fusion entre la coopérative de céréales du Pays basque fondée en 1936 et celle de Basse-Navarre créée en 1947[1].

L'entreprise se développe initialement sur les secteurs des céréales et productions animales (bovins, ovins, porcins). Puis elle se diversifie peu à peu dans les semences, engrais, palmipèdes, en passant des accords ou en rachetant des sociétés[2].

En 1996, la société Arcadie Sud Ouest, spécialisée dans l’abattage et la découpe de viande, dont Lur Berri est actionnaire à 48,2% et le premier fournisseur, est fondée. Cette diversification dans la viande se poursuit en 2009 avec la prise du contrôle à 90% de la société Spanghero[3].

En 2001, Lur Berri signe un partenariat commercial avec le groupe Labeyrie en devenant le fournisseur exclusif en canards à foie gras[4]. En 2009, elle devient actionnaire à 32% de Labeyrie[4], puis à 61% en 2012. En 2014, pour favoriser le développement de Labeyrie, elle devient actionnaire à parité avec le fonds d'investissement français PAI de la holding détenant Labeyrie à 84%[5].

En 2015, Lur Berri adhère à Actura (fusion d’Agridis et D’clic), seconde centrale d'achats de produits phytosanitaires et de semences en France[réf. nécessaire].

En 2017, le rachat des négoces TS AGRI et Cornélis permettent à Lur Berri d'étendre sa zone d'action dans les départements non couverts de l'Occitanie[6].

Organisation

[modifier | modifier le code]

Données économiques

[modifier | modifier le code]

Le chiffre d'affaires consolidé de Lur Berri a augmenté au fil des acquisitions : 0,412 milliard d'euros en 2007-2008[3] avant les prises de participation dans Spanghero et Labeyrie, 1,335 milliard d'euros en 2015-2016, 1,459 en 2018-2019[7].

Présidences

[modifier | modifier le code]
  • Éric Narbaïs-Jauréguy : depuis 2020[7]
  • Sauveur Urrutiaguer : 2005-2020[7]

Directions générales

[modifier | modifier le code]

Organisation interne

[modifier | modifier le code]

Quelque 5 100 agriculteurs sont adhérents à la coopérative Lur Berri, qui compte un peu plus de 400 salariés[réf. nécessaire]

Les activités du groupe coopératif Lur Berri s'articulent autour de trois pôles : agricole (composé des branches végétale et animale), agroalimentaire, distribution[réf. nécessaire].

Au sein des productions végétales, Lur Berri a un partenariat avec le semencier Corteva pour produire et mettre sur le marché des semences de maïs[8].

Au niveau des productions animales, la commercialisation des productions se fait au sein de cinq groupements de producteurs : palmipèdes, poulets, bovins, ovins et porcins. Ces groupements valorisent des certifications et marque de certification pour la reconnaissance de la qualité des productions, « Bœuf Excellence » ou « Bœuf Majesté » pour la viande Blonde d'Aquitaine[9].

Au niveau de la distribution, Lur Berri a des partenariats avec deux enseignes, Gamm Vert pour le jardinage et Mr Bricolage pour le bricolage[10].

Controverses

[modifier | modifier le code]

Fraude Spanghero sur la traçabilité

[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Spanghero (entreprise).

En 2013, l'entreprise Spanghero de Castelnaudary (Aude), filiale du groupe Lur Berri rachetée quatre ans plus tôt, est mise en cause pour avoir écoulé de la viande de cheval en la faisant passer pour du bœuf dans des lasagnes Findus ou Picard. Deux dirigeants de la filiale sont condamnés pour tromperie par le tribunal judiciaire de Paris[11].

Falsification de certificats médicaux bovins

[modifier | modifier le code]

En , le service vétérinaire des Hautes-Pyrénées vérifie lors d'une opération de contrôle, la « carte rose » — pièce d’identité — d’un veau en transit pour l'exportation. Cette procédure mène à l'identification de plusieurs fraudes, la date de vaccination renseignée est antérieure à la naissance du bovin et le tampon du vaccin est celui d'un vétérinaire suisse, exercant à 1 000 kilomètres du lieu de naissance. Ce constat mène à une enquête judiciaire et à un an d’investigations du pôle régional environnemental du tribunal de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), qui centralise depuis 2021 les enquêtes sur trois départements. Des centaines de certificats médicaux douteux utilisés par la société Alliance Occitane, sont identifiés, l’entreprise de négoce filiale du groupe Lur Berri[11].

Le , des vétérinaires et personnels de l'entreprise d’exportation sont placés en garde à vue. L'entreprise et trois d’entre eux sont présentés au parquet de Bayonne et convoqués devant le tribunal judiciaire le pour répondre de faits présumés d’exportation de bovins avec des passeports sanitaires falsifiés. Deux autres salariés d’Alliance Occitane ont fait l’objet d’une mesure alternative aux poursuites[11].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. « L'expansion spectaculaire et polémique de Lur Berri, maison mère de Spanghero », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. « Lur Berri renforce son pôle salaison », Les Échos, (consulté le ).
  3. a et b « Castelnaudary. Les Basques font main basse sur Spanghero SA », La Dépêche du Midi, (consulté le ).
  4. a et b « Lur Berri accroît son emprise dans l'alimentaire », Les Échos, (consulté le ).
  5. « PAI au capital de Labeyrie », Les Échos, (consulté le ).
  6. « Lur Berri étend sa zone d'activité », sur agrodistribution.fr, (consulté le ).
  7. a b et c « Éric Narbais-Jaureguy, nouveau président de la coopérative basque Lur Berri », sur La République des Pyrénées, (consulté le ).
  8. « Le groupe poursuit son adaptation et consolide ses filières », sur Circuits Culture, (consulté le ).
  9. « Crise agricole : la blonde d’Aquitaine charme les grandes surfaces locales », La République des Pyrénées, (consulté le )
  10. « La coopérative agricole Lur Berri se diversifie dans le bricolage », Les Échos, (consulté le ).
  11. a b et c « Douze ans après la fraude à la viande de cheval, un nouveau scandale s’abat sur la filière bovine du Sud-Ouest », Mediapart, (consulté le ).

Liens externes

[modifier | modifier le code]
v · m
Principales coopératives agricoles françaises par activité et par chiffres d'affaires en milliards d'euros
Céréalière
  1. Invivo (5,654)
  2. Vivescia (3,646)
  3. Axéréal (3,203)
  4. Limagrain (2,351)
  5. Advitam (1,178)
  6. Société coopérative agricole d'Eure-et-Loir (0,891)
  7. Cap Seine (0,868)
Laitière
Polyvalente
  1. Agrial (5,495)
  2. Terrena (5.2)
  3. Triskalia (2,037)
  4. Maïsadour (1,579)
  5. Euralis (1,504)
  6. D'aucy (1,300)
  7. (1,250)
  8. Cavac (0,932)
Autres groupes
  1. Tereos (sucre, 4,300)
  2. Cooperl Arc Atlantique (élevage, 1,979)
  3. Cristal Union (sucre, 1,669)
Références : Coop de France, « La coopération agricole et agroalimentaire poids économique et social 2016 », sur www.fun-mooc.fr, (consulté le ) - La coopération agricole, « Une réussite économique et sociale », (consulté le ).