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Robert Fabre
👁 Illustration.
Fonctions
Député français

(17 ans, 11 mois et 24 jours)
Élection 25 novembre 1962
Réélection 12 mars 1967
30 juin 1968
11 mars 1973
19 mars 1978
Circonscription 2e de l'Aveyron
Législature IIe, IIIe, IVe, Ve et VIe (Cinquième République)
Groupe politique RD (1962-1967)
FGDS (1967-1973)
PSRG (1973-1978)
NI (1978-1980)
Prédécesseur Albert Trébosc
Successeur Jean Rigal
Membre du Conseil constitutionnel

(9 ans)
Président Robert Badinter
Prédécesseur Paul Legatte
Successeur Michel Ameller
Médiateur de la République

(6 ans)
Prédécesseur Aimé Paquet
Successeur Paul Legatte
Président du Mouvement radical de gauche

(6 ans)
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Michel Crépeau
Conseiller général de l'Aveyron

(24 ans)
Circonscription Canton de Villefranche-de-Rouergue
Prédécesseur Roger Cavaignac
Successeur Jean Rigal
Maire de Villefranche-de-Rouergue

(30 ans)
Prédécesseur Louis Fontanges
Successeur Jean Rigal
Biographie
Nom de naissance Robert Charles Victor Fabre
Date de naissance
Lieu de naissance Villefranche-de-Rouergue (France)
Date de décès (à 91 ans)
Lieu de décès Villefranche-de-Rouergue (France)
Nationalité Française
Parti politique RRRS, puis MRG (jusqu'en 1978)
Profession Pharmacien
Résidence Aveyron
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Robert Fabre, né le à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) et mort le dans la même ville[1], est un pharmacien et homme politique français. Il est le premier président du Mouvement des radicaux de gauche (MRG), médiateur de la République et membre du Conseil constitutionnel.

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Logo du MRG fondé par Robert Fabre

Il est le petit-fils de Marcellin Fabre, maire de Villefranche à deux reprises. Diplômé de la faculté de médecine et pharmacie de Toulouse, Robert Fabre a exercé la profession de pharmacien, comme ses père et grand-père. Il est père de quatre filles[2].

Membre du Parti radical en 1955, il est maire de sa ville natale, Villefranche-de-Rouergue, pendant trois décennies à partir de 1953. Pour aérer cette vieille bastide, il fait construire le quartier du Tricot sur une colline du Causse[2]. En 1962, il est élu pour la première fois député de la deuxième circonscription de l'Aveyron. Il siège à l'Assemblée nationale jusqu'en 1980.

Le , Fabre signe « pour les radicaux de gauche » (le Mouvement de la gauche radicale-socialiste n'était pas encore fondé) le programme commun d'Union de la gauche avec François Mitterrand et Georges Marchais[3], ce qui lui vaut le surnom de troisième homme. L'aile majoritaire du Parti radical (désormais dit « valoisien »), dirigée par Jean-Jacques Servan-Schreiber, se rallie par contre au Mouvement réformateur, alliance de centre-droit, entraînant la scission du parti. Robert Fabre devient le premier président du Mouvement des radicaux de gauche (MRG), allié du Parti socialiste, qu'il dirige jusqu'à son remplacement par Michel Crépeau en 1978.

En septembre 1977, Fabre tient tête à Marchais lors de la réactualisation du Programme commun, ce qui contribue à la rupture de l'union de la gauche, quelques mois avant son échec aux législatives[4].

En 1978, il accepte une mission sur l'emploi que lui a confiée le Président de la République Valéry Giscard d'Estaing. En conséquence, il est exclu du MRG. Il crée alors l'éphémère Fédération de la démocratie radicale. Le gouvernement Barre nomme Fabre Médiateur de la République le  : il démissionne alors de son mandat de député[2]. En , soit sept mois avant l'expiration de son mandat de Médiateur, il est nommé membre du Conseil constitutionnel par le président de l'Assemblée nationale Louis Mermaz. Il siège neuf ans au Conseil constitutionnel.

Il meurt le , deux jours après son 91e anniversaire, à Villefranche-de-Rouergue, sa ville natale où il est inhumé[5]. Son décès survient quelques semaines seulement après celui de Jean-Jacques Servan-Schreiber, l'autre protagoniste de la scission radicale de 1973.

Son épouse Christiane est décédée en 2017, à l'âge de 96 ans.

Décorations

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  • Robert Fabre, Quelques baies de genièvre, Jean-Claude Lattès, 1976.
  • Robert Fabre, Toute vérité est bonne à dire, Ramsay, 1978.
  • Robert Fabre, Quatre grains d’ellébore, Ramsay, 2003.

Notes et références

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  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. a b et c Mairie, « Robert Fabre, jusqu'au sommet de l'Etat (biographie) », sur Villefranche-de-Rouergue officiel, (consulté le )
  3. Christophe Batardy, « Expliquer la rupture du Programme commun de gouvernement en septembre 1977 », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, vol. 2017/4, no 136,‎ , p. 115–129 (DOI 10.3917/ving.136.0115, lire en ligne)
  4. [vidéo] « La rupture du Programme Commun : déclaration à la presse de Marchais et Fabre | Lumni Enseignement » (consulté le )
  5. « FABRE Robert (1915-2006) - Landrucimetières », sur www.landrucimetieres.fr (consulté le )

Bibliographie

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  • Samuel Deguara, Un radical sous la Ve République, L'Harmattan, 2003.
  • André Laurens, « Robert Fabre, le "troisième homme" de l'Union de la gauche », Le Monde, mardi , rubrique « Carnet ».

Liens externes

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