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Viktor Frankl
Viktor Frankl en 1965.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Ancien cimetière juif de Vienne (d)👁 Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Pseudonyme
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Distinctions
Œuvres principales
Vue de la sépulture.

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Viktor Emil Frankl, né le à Vienne et mort le à Vienne, est un professeur autrichien de neurologie et de psychiatrie. Il est le créateur d'une nouvelle thérapie, qu'il baptise logothérapie, qui part du principe que le besoin de « sens ontologique » et d'une dimension spirituelle est la motivation essentielle de la vie.

Né en 1905 dans une famille juive ashkénaze viennoise, il correspond avec Sigmund Freud dès l’âge de quinze ans. En 1921, il donne sa première conférence sur le thème : « À propos du sens de la vie » et devient membre actif des jeunes travailleurs socialistes.

En 1925, étudiant en médecine, il rencontre personnellement Freud tout en se rapprochant du cercle d’influence d’Alfred Adler. L’année suivante, il est exclu de l’association de psychologie individuelle par Alfred Adler en raison de ses divergences idéologiques et en matière de pratique de la discipline avec lui.

De 1933 à 1936, il dirige le « pavillon des femmes suicidaires » de l’hôpital psychiatrique de Vienne.

Quand les nazis prennent le pouvoir en Autriche en 1938, au risque de sa vie, il sabote les ordres reçus d'eux et se refuse à euthanasier les malades mentaux dans le cadre de leur programme Aktion T4. Il est démis de ses fonctions pour cette raison en 1940.

En 1942, sa famille et lui-même sont déportés dans le camp de concentration de Theresienstadt où son père meurt de faim. Le il est envoyé avec le reste de sa famille à Auschwitz ; il est alors le prisonnier numéro 119 104. Après quelques jours en zone de transit, il est envoyé au camp de travail de Kaufering. Il observe avec étonnement que les plus robustes, ceux qui sont le plus dans l’action, sont les premiers à mourir tandis que ceux qui paraissaient les plus faibles résistent beaucoup plus longtemps : « Face à l'absurde, les plus fragiles avaient développé une vie intérieure qui leur laissait une place pour garder l'espoir et questionner le sens. »[1]. Comme Il ne l'apprendra qu'après sa libération, survenue le 27 avril 1945. le reste de sa famille a été gazé en arrivant à Auschwitz à l'exception de son épouse, décédée au camp de Bergen-Belsen.

Après son retour des camps, Viktor Frankl est le directeur de la polyclinique neurologique de Vienne pendant 25 ans, jusqu'à son départ en retraite.

Dans les premières éditions de son best-seller ''Un psychiatre déporté témoigne'' il écrit que c'est la vie dans les conditions inhumaines des camps de concentration qui l'a poussé vers sa théorie du sens de la vie (la logothérapie). Cette affirmation ne figure plus dans les éditions suivantes. L'historien Timothy Pytell affirme que ce revirement s'explique par le fait que « la logothérapie a en fait été développée par lui dans les années 30 sous les auspices de l'Institut Göring, financé par les nazis, [2]

En 1948, il obtient son doctorat de philosophie sur le sujet : « Le Dieu inconscient ». En 1955, il devient professeur à l’université de Vienne. En 1970, à San Diego en Californie, le premier institut de logothérapie au monde est fondé.

On trouve aujourd’hui des centres et des associations de logothérapie dans trente pays. Ses livres sont traduits dans 32 langues.

👁 Image
Rue nommée en l'honneur de Viktor E. Frankl sur le campus de l'université de Vienne.

Distinctions

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Publications

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Bibliographie

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  • Le Dieu inconscient, réédité dans la version revue et augmentée, traduction de G. Ferracci, révision scientifique et notes de Georges-Elia Sarfati, Paris, InterEditions, 2012
  • Ce qui ne figure pas dans mes livres, traduction, notes et postface de Georges-Elia Sarfati, Paris, InterEditions, 2014.
  • Le sens de ma vie. Autobiographie, trad.fr., notes et Postface par Georges-Elia Sarfati, Paris, Dunod, col. «Echo», 2019 (réédition en format de poche de Ce qui ne figure pas dans mes livres, 2014)
  • Le thérapeute et le soin de l’âme. Introduction à l’analyse existentielle et à la logothérapie, trad.fr., introduction et notes par Georges-Elia Sarfati, Paris, InterEditions, 2019.
  • (en) David Mikics. The Lie of Viktor Frankl. The author of the strangely misleading ‘Man’s Search for Meaning,’ repackaged as a psychotropic New Age guru, in the newly translated ‘Yes to Life: In Spite of Everything’. Tablet. September 10, 2020[3]
  • Rolf Kühn, « La pensée de Victor Frankl et notre temps », Le Portique, no 18 « Heidegger. La pensée à l'heure de la mondialisation »,‎ (lire en ligne)

Notes et références

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  1. Dossier « La maladie a-t-elle un sens ? : De la culpabilité à la responsabilité », Enquêtes de santé, août-septembre 2010, numéro 2, page 23.
  2. (en) Timothy Pytell, « The Missing Pieces of the Puzzle: A Reflection on the Odd Career of Viktor Frankl », Journal of Contemporary History, vol. 35, no 2,‎ , p. 281–306 (ISSN 0022-0094 et 1461-7250, DOI 10.1177/002200940003500208, lire en ligne, consulté le )
  3. (en) David Mikics. The Lie of Viktor Frankl. The author of the strangely misleading ‘Man’s Search for Meaning,’ repackaged as a psychotropic New Age guru, in the newly translated ‘Yes to Life: In Spite of Everything’. Tablet. September 10, 2020.

Articles connexes

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Liens externes

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