0 à 100, le défi de leur vie : «Stade 2» lance une série documentaire autour de l’ultra-trail
Le magazine, diffusé chaque dimanche sur France 3, va proposer dès ce dimanche 14 juin, un feuilleton autour d’une expérience scientifique pendant laquelle 40 personnes sédentaires vont devenir ultra-trailers.
Passer la publicité Passer la publicitéC’est une expérience mêlant défi sportif et aventure humaine. L’université Jean Monnet de Saint-Étienne réuni vingt femmes et vingt hommes de 25 à 50 ans. Durant 18 mois, eux qui passaient jusqu’ici plus de temps sur leur canapé que baskets aux pieds vont bouleverser leur quotidien et se préparer à courir les 100 kilomètres de la CCC Courmayeur/ Champeix/Chamonix 2027, l’une des courses annexes de l’Ultra-trail du Mont-Blanc. À travers ce défi, leur transformation physique, physiologique et mentale engendré par un tel volume d’entraînement sera analysée. Les apprentis trailers seront par ailleurs accompagnés d’une équipe d’experts composée de médecins, kinésithérapeutes et entraîneurs spécialisés.
Consciente du potentiel de l’aventure, l’émission «Stade 2», diffusée sur France 3, a décidé d’y consacrer une série documentaire. «Ce qui m’a convaincu, c’était à la fois le sérieux, l’ambition et la rigueur qui étaient mis dans le projet par toute l’équipe scientifique, à commencer par Guillaume Millet, qui est l’initiateur. On est sur un vrai projet, avec une volonté de prouver que tout le monde peut réussir à se mouvoir, à lutter contre la sédentarité, pour peu qu’on ait un petit peu de volonté. Ça vient aussi casser un peu l’image de l’ultra-traileur surhumain qui dépasse les limites et semble inaccessible. Ça vient un petit peu tordre le cou à cette image-là sur une base qui était très scientifique et qui, encore une fois, n’est pas un coup de pub», explique Pascal Golomer, directeur délégué aux sports chez France Télévisions.
L’objectif de l’étude est, en effet, de démontrer les bienfaits d’une activité physique régulière et intense sur la santé physique et mentale en quantifiant précisément ces effets. Les chercheurs espèrent que ce projet permettra de sensibiliser un large public alors que la sédentarité constitue aujourd’hui l’un des principaux facteurs de risque pour la santé.
Être aux côtés d’une équipe scientifique et de Français qui se lancent ce défi, ça peut bien fonctionner auprès de notre public
Pascal Golomer
«Pour nous, c’est une première. Sur “Stade 2”, on n’avait jamais fait ce type d’expérience, d’un feuilleton comme ça, avec autant d’épisodes sur des longs formats. Et la raison pour laquelle on l’a choisi, c’est qu’on avait des personnages multiples qui pouvaient interpeller aussi le grand public. Je ne crois pas trop à la série qu’on ferait autour d’un athlète de haut niveau, qu’on verrait à l’entraînement, puis en compétition, puis à l’entraînement. Ce n’est pas la vocation de “Stade 2”. En revanche, là, d’être aux côtés d’une équipe scientifique et de Français qui se lancent ce défi, je pense que ça peut bien fonctionner auprès de notre public. C’est bien aussi pour nous de montrer qu’on est capable de produire autre chose que le portrait de sportif classique qu’on fait depuis très longtemps», ajoute Pascal Golomer.
«Stade 2» suivra l’expérience en immersion avec quatre participants, un choix éditorial que le journaliste justifie par la volonté de suivre à long terme «la transformation à la fois physique et psychologique des personnages». Nous les suivrons ainsi depuis leur première visite au laboratoire en février 2026 jusqu’à leur 5e et dernière visite, deux mois après la course en octobre 2027. Les téléspectateurs découvriront leurs progrès, leurs doutes et leurs difficultés au fil des mois. Pour le premier épisode, diffusé ce dimanche 14 juin à partir de 20 heures, nous partons donc à la rencontre de ces quatre personnalités.
À lire aussi Trail: les organisateurs de l'UTMB «très heureux» du retour de Kilian Jornet
À travers leurs portraits, le téléspectateur vit les premières étapes de l’expérience. À savoir la batterie de tests passés au laboratoire et leur premier week-end d’entraînement avec l’ensemble des participants. «Ce qu’on avait demandé à Julien Bigard (journaliste en charge du casting), c’était de faire une sélection avec des personnages complémentaires, qu’on n’ait pas l’impression de voir quatre fois la même histoire. Je pense qu’au premier épisode, on voit qu’on est sur des profils différents. Il y en a certains qu’on a peu vus, qu’on verra un peu plus ensuite», assure Pascal Golomer. Le deuxième épisode arrivera courant l’été tandis que quatre épisodes sont prévus au total d’ici la fin de l’année 2026.
