«Écrire des mensonges et travestir la réalité» : Guillaume Genton répond à Mediapart après son documentaire sur Patrick Bruel
L’ancien chroniqueur dément les accusations de «tromperie, abus et manipulation» portées par le site d’investigation après la diffusion sur CNews du documentaire «Patrick Bruel : de séducteur à prédateur ?», dans lequel l’une de leur journaliste apparaît.
Passer la publicité Passer la publicitéPasse d’armes entre Mediapart et Guillaume Genton sur fond d’affaire judiciaire. Depuis plusieurs semaines, les plaintes pour violences sexuelles dont Patrick Bruel fait l’objet secouent le monde culturel. Un documentaire sur l’affaire, intitulé Patrick Bruel : de séducteur à prédateur ?, a d’ailleurs été proposé vendredi 12 juin par CNews.
Seulement, cette diffusion a créé une véritable polémique. Non pas entre les fans de l’artiste et ses détracteurs. Mais entre Mediapart et la chaîne du groupe de Vincent Bolloré. Le site d’investigation a remis en cause les conditions de tournage en affirmant que de multiples entretiens réalisés dans le cadre de ce documentaire ont été diffusés sans le consentement éclairé des interviewés, en l’occurrence la journaliste Marine Turchi.
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Passer la publicitéSelon Mediapart, l’interview a été accordée à des journalistes de RTL Belgique. «Derrière cette équipe, Mediapart découvre que se trouve en fait la société de production de Guillaume Genton. [...] Mediapart et sa journaliste Marine Turchi dénoncent avec la plus grande virulence l’usage qui est fait de ces propos diffusés à notre insu», a martelé le journal d’investigation dans un communiqué tout en affirmant se réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires. «Je n’ai jamais soupçonné que CNews passerait des images de moi, sinon je m’y serais opposée», a quant à elle déclaré Marine Turchi.
Face à cette prise de parole du site, la société de production visée a répondu ce samedi 13 juin par le biais de son dirigeant, Guillaume Genton. «Nous tenons à rétablir les faits», a amorcé le producteur sur ses réseaux sociaux avant de poursuivre ses explications : «Ce reportage a été commandé et produit pour une chaîne belge, RTL TVI, sur laquelle il a été diffusé pour la première fois. Au moment du tournage, aucune diffusion sur une chaîne française n’était actée ni même envisagée.»
Selon lui, cette pratique n’a rien d’inhabituel dans le domaine télévisuel. «Comme pour tout programme audiovisuel, les droits de diffusion ont ensuite été cédés à l’international, notamment en Suisse et en France. C’est dans ce cadre, et dans ce cadre seul, que CNews a acquis les droits pour le territoire français», a-t-il déclaré avant de préciser qu’à aucun moment leurs journalistes ne se sont «présentées sous une fausse identité ou comme appartenant à un autre média dans le but de tromper qui que ce soit».
Guillaume Genton a poursuivi son plaidoyer sur fond noir en expliquant que l’ensemble des intervenants sollicités dans le reportage a signé une autorisation de diffusion à l’en-tête de Genton Productions «mentionnant
expressément la diffusion de leur interview sur RTL TVI ainsi que “sur toutes autres chaînes de télévision et plateformes de streaming”». L’ancien chroniqueur de Cyril Hanouna a ensuite adressé un message au site d’investigation déplorant «que leur idéologie les pousse à écrire des mensonges et travestir la réalité». Parce qu’en effet, selon lui, «certains d’entre eux vouent une haine viscérale à CNews pour des raisons personnelles et politiques. Cela ne modifie en rien la réalité contractuelle et factuelle de ce projet, et ne saurait justifier les accusations de tromperie, d’abus ou de manipulation portées à notre encontre, que nous contestons avec la plus grande fermeté». Et de conclure en se réjouissant du succès rencontré par le documentaire : «Ce reportage a trouvé son public sur plusieurs antennes européennes : nous en sommes fiers, et nous assumons chacune de ces diffusions».
