«J’ai subi sa bigamie» : Ségolène Royal se confie sur François Hollande et sa liaison avec Valérie Trierweiler
VIDÉO - Invitée de Guillaume Pley sur la chaîne Youtube LEGEND, l’ancienne cadre du Parti socialiste s’est remémoré la campagne présidentielle de 2007 pendant laquelle la candidate souffrait dans sa vie personnelle.
Passer la publicité Passer la publicitéEn 2007, Ségolène Royal se lance dans la course à l’Élysée, dans une féroce bataille face à Nicolas Sarkozy qui, finalement, l’emporte. En parallèle, dans le privé, la candidate du Parti socialiste doit faire face à une crise dans son couple avec François Hollande. Depuis deux ans alors, le père de ses quatre enfants entretient une liaison avec Valérie Trierweiler. Une relation révélée par la journaliste dans son livre Merci pour ce moment sorti en 2014. L’ancienne candidate à la Présidentielle avait connaissance de cette histoire, quelques mois avant le début de la campagne. «Je subis cette bigamie, ce que les Français ne voient pas», confie-t-elle comme rarement dans un entretien accordé à Guillaume Pley sur sa chaîne Youtube LEGEND mercredi.
«Je me tais. J’ai ça à subir pendant une campagne présidentielle, plus élever mes quatre enfants», rappelle celle qui est aujourd’hui une chroniqueuse récurrente des chaînes info. «J’ai subi ça donc je pense être quand même avoir une solidité intérieure assez hors du commun». Et d’ajouter : «En plus c’est le premier secrétaire du PS qui est censé me soutenir, en tant que conjoint, père de mes enfants et premier secrétaire du PS ». Pour la femme politique, l’entourage de son ex-compagnon n’a pas «joué son rôle» à ce moment-là. «C’est-à-dire qu’il aurait dû lui dire de partir de la campagne. Ils n’ont pas osé. Ça aurait été l’inverse, un homme candidat à l’élection présidentielle avec sa femme qui va virevolter ailleurs et laisse les enfants (..), on aurait dit elle dégage», estime-t-elle encore.
Ségolène Royal a cru que François Hollande se rendrait à l’évidence. «Tous les jours, je me disais que ça allait s’arrêter. À un moment, il va prendre conscience de l’absurdité et la cruauté de la situation. Il va se dire qu’il a déconné, surtout quand on a une famille comme ça, on ne la saccage pas. C’est pour ça que je ne fais rien aussi. J’ai porté ce fardeau», poursuit-elle.
« En 2012, je ne suis pas revancharde, je le soutiens contre Martine Aubry »
Ségolène Royal sur François Hollande
Quelques semaines seulement après son échec à l’élection présidentielle, Ségolène Royal et François Hollande annoncent leur séparation. Et cinq ans plus tard, celle qui est encore une figure du parti à la rose soutient son ex-compagnon alors candidat face à Nicolas Sarkozy, président sortant. «En 2012, je ne suis pas revancharde, je le soutiens contre Martine Aubry à la primaire. Si je soutenais Martine Aubry, c’était elle qui était désignée», se souvient l’intéressée qui avait pris cette décision pour sa progéniture. «Je me suis dit que mes enfants avaient tellement pris sur eux dans cette campagne, je n’ai pas voulu les remettre dans un conflit. C’est pour eux que j’ai fait ce choix, pour leur épargner un conflit supplémentaire».
Plus tôt dans l’entretien, elle s’était confiée sur ses quatre enfants Thomas, Clémence, Julien et Flora et leur rôle à ses côtés en politique. «L’aîné s’est tout de suite mis en soutien de ma candidature, ça a créé une bonne motivation sur les autres enfants qui étaient plus jeunes et pas impliqués dans la campagne. (...) À l’école, c’était pesant pour certains d’entre eux mais très variable en fonction des enfants ». Aujourd’hui, la septuagénaire, grand-mère de cinq petits-enfants, se réjouit de leur épanouissement. «Quand je vois les quatre avoir réussi leur vie, être rayonnants, tendres avec moi, avoir choisi leur carrière professionnelle à leur façon, je me dis ça va, j’ai raté la Présidentielle mais je n’ai pas raté mes enfants».
