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2012
…
16 pages
Philosophia scientiae, 2019
Cet article propose une étude conceptuelle d'une pratique scientifique. L'analyse phylogénétique, méthode phare en biologie de l'évolution, permet d'inférer les relations évolutives entre différentes espèces ou organismes. De nos jours, elle fait souvent intervenir l'usage de données moléculaires, dont les résultats sont appelés des phylogénies moléculaires. Comment caractériser cette pratique ? Nous commençons par une présentation de la méthode, en la découpant en quatre étapes : (1) l'identification puis (2) l'alignement de séquences homologues (descendants d'un ancêtre commun) ; (3) la construction puis (4) l'interprétation d'un arbre phylogénétique. Nous montrons que l'analyse phylogénétique n'est pas une expérimentation, et donc n'appartient pas au « style de laboratoire », tel que défini par Hacking. Elle ne correspond pas non plus à une méthode typique des sciences historiques, telle que décrite par Cleland. Bien que la correspondance de l'analyse phylogénétique avec ces catégorisations ne soit que partielle, nous défendons l'utilité de chacune de ces confrontations pour souligner des aspects distincts de cette pratique. Nous remettons aussi en cause l'idée d'une séparation méthodologique nette entre sciences expérimentales et sciences historiques.
2014
--- Les représentations sahariennes de serpent sont rapprochées de motifs rupestres similaires et de mythes attestés ailleurs en Afrique et sur d’autres continents (Amérique, Chine, Australie). Il est suggéré que la clef d’interprétation de ces images pourrait se trouver dans une mythologie primordiale s’étant diffusée en même temps que les premières migrations humaines. --- The Saharan representations of snakes are compared with similar rock images and myths noted elsewhere in Africa and on other continents (America, China, Australia). It is suggested that the key to the interpretation of these images could be found in a primordial mythology which spread at the same time as the first human migrations.
2022
Conception et réalisation de l'exposition et du catalogue Exposition créée et présentée au Musée du Malgré-Tout du 22/05 au 13/11/2022 Commissaires de l'exposition : Pierre Cattelain, Marie Gillard et Eugène Warmenbol Réalisation technique de l'exposition : Marie Gillard et Pierre Cattelain, avec l'aide de Claire Bellier,
Over the past thirty years, the history of animals has been a human history of animals largely focused on the values and strategies deployed by humans in their relationships with animals, but that sees animals as mere objects. This paper argues that the time has come to develop an animal history of animals that defines animals as subjects and as active agents influencing humans. The paper calls for a rapprochement between history (i.e. a human science, conceived as a science of living beings attached to the past rather than a science of man attached to the past) and ethology (i.e. a natural science, enriched with con- cepts from the social and human sciences). History can be used to study human documents that provide informa- tion about the experience of animals, while ethology can be used to understand and interpret this information. The aim is not only to write histories of animals, but to under- stand their “cultural” evolution. Research in this area needs to develop both an ethological history that exam- ines this evolution over time and a historical ethology aimed at analyzing behaviors in specific periods or at comparing them to behaviors in other periods.
Annales de Paléontologie, 2006
Geobios, 1982
Suivant le concept de << pr~sapiens >> europ~en, une lign6e ant~vtirmienne menant g l'Homme moderne s'est d6velopp6e en Europe occidentale paralt~lement g ta lign6e n~andertalienne, l.In examen de quelques caract~res crgniens, notamment de l'arri~re-crgne, am&ne g la conclusion que ces pr~tendus pr~sapiens ne peuvent se distinguer des pr~n6andertaliens. Leurs quelques caract~res << modernes a sont en fair des caract~res pl~siomorphes perdus par leurs descendants n~andertaliens mais encore presents chez l'Homme de type moderne et ses anc~tres diirects. Par ailleurs, dans ces populations europ~ennes, des caract~res apomorphes n~andertaliens apparaissent d~s le Mindel-Riss. Toute piece concern~e par ce processus doit ~tre incluse dans te taxon Homo sapiens neanderthalensis.
2022
Conception et réalisation de l'exposition et du catalogue Exposition créée et présentée au Musée du Malgré-Tout du 22/05 au 13/11/2022 Commissaires de l'exposition : Pierre Cattelain, Marie Gillard et Eugène Warmenbol Réalisation technique de l'exposition : Marie Gillard et Pierre Cattelain, avec l'aide de Claire Bellier,
in Karen Hoffmann-Schickel, Eric Navet et Pierre Le Roux (sous la dir. de) : Sous la peau de l’ours. L’humanité et les ursidés : approche interdisciplinaire, Paris, éd. Connaissances et Savoirs (“Sources d’Asie”), 692 p.
Dans le sud de l'Indo-Chine continentale et en Asie du Sud-Est insulaire, particulièrement dans le Monde malais, on ne trouve qu'un seul genre d'ours, Helarctos malayanus, nommé familièrement « ours de cocotier » ou « ours à miel ». Pourtant, les Jawi, musulmans de souche et culture malaises habitant la région de Patani en Thaïlande du Sud, représentatifs des anciens Malais péninsulaires, connaissent deux sortes d'ours : l'un surnommé par eux « ours à tête de chien » (buwè 'anying 1 ) qui renvoie bien à Helarctos malayanus, et l'autre surnommé « ours à tête d'homme » (buwè oγè) qui relève de la mythologie, de la cryptozoologie et de l'anthropologie au sens premier. Cela concerne en effet le regard qu'ont les « Nous » sur les « Ils » 2 , surtout quand les « Nous » sont agriculteurs sédentaires se percevant eux-mêmes comme « civilisés », et les « Ils » chasseurs-cueilleurs forestiers, c'est-à-dire des « sauvages », au sens propre les « hommes de la forêt ».
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Empruntant à la biologie de l'évolution ses outils et ses méthodes, la « généalogie des mythes »est une discipline aussi efficace que la génétique pour remonter le temps. Julien d'Huy, doctorant en histoire, et Jean-Loïc Le Quellec, anthropologue et préhistorien Repères • Les croyances de < uiconque veut Reconstruire le passé lointain est très difficile. Les
The Lion, 1977
Né à Han-sur-Lesse en 1915. Licencié en philosophie et lettres, philologie classique (UCL) Professeur de latin, grec et français aux Athénées de Forest, de Marche, puis de Rochefort. En même temps, participe activement aux recherches archéologiques subaquatiques aux Grottes de Han depuis 1964, en liaison avec les Musées Royaux d'Art et d'Histoire (Professeur Mariën). Responsable de l'équipe de plongée et Conservateur du Musée du Monde Souterrain à Han-sur-Lesse. Membre du LC-Famenne et correspondant à la revue depuis 1969. A la recherche du passé. Une aventure archéologique par Albert Henin. Le-Famenne La route plonge dans une vallée en forme de croissant. A gauche, le penèlage presque vertical des «Griffaloux», à droite, les rochers de Faule, abrupts et, à leurs pieds, des éboulis de pierrail
2002
Il a été réalisé dans le cadre des programmes PRIME n°31207 et 30336 accordés par la Région Wallonne. Le présent ouvrage constitue une nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée de celui publié à l'occasion du Colloque international et de l'exposition "La Chasse dans la Préhistoire", organisés à Treignes en 1990. Il accompagne une nouvelle présentation de cette exposition, mise à jour, proposée au public du 27 janvier au 20 mai 2002. L'exposition "La Chasse dans la Préhistoire" a été conçue et réalisée par le Centre d'Études et de Documentation Archéologiques (CEDARC) / Musée du Malgré-Tout. Commissaires de l'exposition : Claire Bellier, Pierre Cattelain Cette exposition a été mise sur pied grâce à l'aimable collaboration de l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique (Mmes Laurence Cammaert et Anne Hauzeur, MM. Ivan Jadin et Patrick Semal), que nous tenons à remercier chaleureusement, ainsi que Messieurs Jean-Marie Brams, Philippe Dumont, Claude Robert, Michel Jorand, Wladimir Lozovski, Achilles Trotin et Philippe Vogrig, qui ont mis en dépôt ou offert une partie de leurs collections au Musée. Les moulages qui complètent la collection de pièces originales provenant du fonds du Malgré-Tout (MMT) et de l'IRSNB ont été gracieusement déposés au Musée du Malgré-Tout par : Maquettes de l'exposition : Jean-Louis Delsipée
Préhistoire du Sud-Ouest, 2017
Abstract: Part of mythology (tales of cosmic catastrophes) changes with distance from Africa. Data on motifs' inventory were taken from Berezkin's database (motifs C1-C32 ; http://ruthenia. ru/folklore/berezkin) and were coded in the form of a binary matrix. The Jaccard distance was calculated between each mythology and the nearest mythology from Africa (Bulgaria), and the results were plotted against the geographic distance from Africa to each mythology. Distance from an African origin alone explains between 8% and 32% of the variation in mythological diversity (according to different factors such as the database's size or the deletion of certain linguistic families; table 1; Pearson and Spearman correlation coefficients). The correlation increases significantly when only mythologies with a higher number of motifs were retained for analysis (triangles in the map). These mythologies are essentially located in Northern Eurasia and America and this increase suggests a mythological diffusion from the Near East / Balkans through Northern Eurasia to Northern America during the Paleolithic period. Phylogenetic trees were build from the same database (UPGMA ; NJ ; heuristic search with parcimony algorithm then agreement subtree via PAUP*) and the midpoint roots found in these trees corroborate a southwestern origin of a great part of the Eurasian mythology. The extrapolation back in time from current mythologies based on a majority rule consensus tree (via Mesquite; reconstruction using different roots and different methods; table 2) allows to recover the following primitive motifs : ‘‘A person or animal dives to the bottom of the water to bring something back’’ ; ‘‘A bird brings something from the bottom of the water’’ ; ‘‘A person or a creature dives to the bottom of the water or into the infra-world to bring back a solid substance that will become the Earth’’; ‘‘The first ancestors acquired with difficulty the sun, that was hidden or stolen’’ ; ‘‘Cutting nails or hair has a special meaning as to the fate of the soul or the future of the whole world’’. All these motifs (except the last one) have been independently identified as having a Paleolithic origin by other searchers, using different databases and methods of analysis. Résumé: Une partie de la mythologie (touchant aux catastrophes cosmiques) a progressivement évolué en étant diffusée loin d'Afrique. Dans cet article, une base de données mythologiques a été codée sous la forme d'une matrice binaire. La distance de Jaccard a été calculée entre chaque mythologie et la mythologie la plus proche géographiquement de l'Afrique, avant que les résultats soient comparés à la distance géographique séparant chaque mythologie de l'Afrique. La distance depuis une origine afri-caine explique entre 8 % et 32 % de la variation de la diversité mythologique (la variabilité dépendant de différents facteurs tels que la taille de la base de données ou la suppression de cer-taines familles linguistiques). La corrélation augmente de manière significative quand seules les mythologies avec un nombre plus élevé de motifs sont retenues pour l'analyse. De telles mythologies se situent essentiellement dans le nord de l'Eurasie et de l'Amérique, et cette augmentation suggère une diffusion mythologique paléolithique, du Proche-Orient / des Balkans à l'Amérique du Nord via le nord de l'Eurasie. Plusieurs arbres phylogénétiques ont été construits à partir de la base de données et l'enracinement médian de ces arbres corrobore une origine de cette mytho-ogie en Eurasie du Sud-Ouest. Les motifs reconstruits à la base de l'arbre sont les suivants : « Une personne ou un animal plonge au fond de l'eau pour en ramener quelque chose » ; « Un oiseau ramène quelque chose du fond de l'eau » ; « Une personne ou une créature plonge au fond de l'eau ou dans l'infra-monde pour en ramener une substance solide qui deviendra la Terre » ; « Les premiers ancêtres ont acquis avec difficulté le soleil, alors caché ou encore volé » et « Le fait de couper les ongles ou les cheveux a une signification spéciale quant au destin de l'âme ou le futur du monde entier ». Tous ces motifs (sauf le dernier) ont été identifiés indépen-damment comme ayant une origine paléolithique par divers chercheurs utilisant différentes bases de données et méthodes d'analyse.
a un mythe préhistorique J A ji 9 • , ' par Julien D'HUY La première partie de cet article a été publiée au BSMF n ° 242 (mars 2011) (2 e partie) : 6. UN MYTHE AMÉRICAIN DE LA FEMME-BISON LE MOTIF DE LA BISONNE OFFENSÉE Dans l'Europe récente, sous la pression humaine, les grands mammifères se sont raréfiés. Le bison d'Europe (Bison bonasus (Linnaeus, 1758)), descendant du bison des steppes représenté dans l'art préhistorique (Bison priscus [Bojanus, 1827]), a disparu de France au VIII e siècle, de Suisse au XI e siècle. En Europe, cette raréfaction des grands herbivores sauvages peut expliquer le remplacement du zoème quadrupède sauvage par celui du quadrupède domestique.
2009
École normale supérieure-Ulm Dans sa fable intitulée « L'ours et l'amateur de jardins », La Fontaine évoque spirituellement un « ours à demi léché » 1. Dans le français d'aujourd'hui, on traite d'« ours mal léché » un rustre, un personnage au comportement abrupt et grossier. L'expression ne s'est établie dans ce sens qu'au début du XVIII e siècle. Avant cette date, l'expression s'entendait au physique et se disait soit d'un « homme d'aspect grossier », soit d'un « enfant mal venu ». On disait également, lorsqu'on préparait longuement une affaire, qu'il fallait « lécher l'ours » 2. Ces deux expressions font référence à une croyance ancienne qui veut que l'ourse façonne ses petits à la naissance en les léchant avec soin 3. Cette opinion erronée n'a été définitivement balayée qu'à la fin du XVIII e siècle, avant de poursuivre une existence posthume et fossilisée dans le trésor des expressions populaires. La réalité qu'elle prétendait décrire était il est vrai difficilement observable, sauf peut-être en captivité ; vouloir surprendre les premiers instants d'oursons nouveau-nés et saisir les gestes maternels de l'ourse conduit en effet à déranger au péril de sa vie le fauve dans sa tanière hivernale. La façon la plus sûre de réfuter cette opinion fautive est encore de tuer dans sa retraite hivernale 4 une femelle dont la gestation est bien avancée et d'examiner les foetus que renferme sa matrice ; un examen même superficiel révèle alors que les oursons ne sont ni informes, ni inarticulés.