Œuvres immersives, trompe-l’œil... Le Figaro a vu l’exposition de l’artiste argentin Leandro Erlich qui met le monde à l’envers au Grand Palais
CRITIQUE - L’artiste argentin est le maître des illusions optiques et existentielles. Le Grand Palais lui offre sa première rétrospective parisienne.
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Le monde de l’art est tombé en arrêt devant Leandro Erlich lorsque cet artiste habité par l’illusion surréaliste et par la trahison des objets a représenté l’Argentine à la 49e Biennale de Venise en 2001 avec Swimming Pool. Cette piscine grandeur nature est divisée en deux espaces : supérieur et extérieur, ce qui donne l’illusion de voir les gens sous l’eau et inversement. L’astuce de ce trompe-l’œil réside sur une mince couche d’eau (10 cm) posée sur une épaisse vitre transparente. Le public entre par-dessous et voit à travers le dispositif comme s’il était dans l’eau. Effet saisissant, à la fois juvénile et très pointu. Cette œuvre d’art immersive de Leandro Erlich est devenue sa signature. Elle habite désormais le 21st Century Museum of Contemporary Art à Kanazawa au Japon. Pour des raisons financières et techniques assez évidentes, elle n’a pas fait le voyage au Grand Palais pour cette première rétrospective parisienne qui devrait passionner les foules.
Mais rien n’est perdu car…
