«Il y a une femme décapitée dans l’église» : cinq ans après l’attentat de la basilique de Nice, le terroriste face à la justice
RÉCIT - Brahim Aouissaoui, 26 ans, est accusé d’avoir exécuté deux fidèles et un sacristain au nom de son rigorisme islamiste. Depuis cinq ans, il nie les faits et plaide l’amnésie malgré les nombreux éléments à charge contre lui. Son procès s’ouvre lundi et doit durer trois semaines.
Par Ambre Lepoivre
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Embué par son fanatisme islamiste, il a semé la mort et la terreur en plein cœur de Nice, le 29 octobre 2020. Cinq ans plus tard, l’assaillant de la basilique Notre-Dame qui a froidement exécuté deux fidèles et un sacristain avec un couteau prétend ne se souvenir de rien. Réelle amnésie ou stratégie de défense ? Trois semaines de procès s’ouvrent à partir de ce lundi devant la cour d’assises spéciale de Paris pour tenter d’obtenir des réponses. Trois semaines durant lesquelles les débats devront permettre d’éclairer le mécanisme de radicalisation de Brahim Aouissaoui et son périple meurtrier de Sfax jusqu’à sa destination finale sur la Côte d’Azur. Trente-et-une parties civiles - victimes directes, proches des défunts et associations - attendent cette confrontation avec l’accusé, resté mutique et louvoyant durant toute l’instruction.
Malgré les réticences de Brahim Aouissaoui à s’exprimer sur les faits, l’enquête menée par le pôle antiterroriste est parvenue, grâce notamment à la vidéosurveillance, à retracer son parcours criminel en France qui est, pour lui, «un pays de mécréants et de chiens». Après un voyage…
