Une interception à 750 kilomètres des côtes
Ce dimanche, la Marine nationale, «avec le soutien de plusieurs partenaires dont le Royaume-Uni», a arraisonné un pétrolier ,en provenance de Mourmansk (Russie), et ,à destination de Limbé (Cameroun),. ,Une interception, qui s'est produite à 750 kilomètres de la pointe bretonne, en plein océan Atlantique Nord.
Direction la France ?
,Le Tagor,, qui compte 23 membres d'équipage – dont la nationalité reste inconnue –, est «escorté vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications», a précisé la préfecture maritime auprès de l'AFP. Il arborait un faux pavillon camerounais ce qui a incité les autorités à monter à bord, comme le permet la convention sur le droit de la mer de Montego Bay.
Un «refus d'obtempérer»
Son capitaine est cependant de nationalité russe. Il a «refusé à de multiples reprises d'obtempérer aux consignes» des militaires français, ce qui a rendu «nécessaire» une prise de contrôle du navire, selon le procureur de Brest, Stéphane Kellenberger.
Un pétrolier sous sanctions...
Ce navire a par le passé bénéficié de pavillons de l'île de Man, des îles Marshall ou du Panama... Il est sous sanctions américaines, européennes, suisses et britanniques depuis plusieurs mois pour avoir transporté du pétrole ,russe, à destination de pays comme la Malaisie, l'Inde ou la Chine.
... En lien avec les Gardiens de la Révolution iraniens ?
Selon le Trésor américain, il ferait partie «d'un vaste empire maritime contrôlé par Mohammad Hossein Shamkhani, fils d'Ali Shamkhani, principal conseiller politique du Guide suprême iranien». Les deux ont été tués dès le début de l'offensive israélo-américaine sur la République islamique, le 28 février dernier.
