Jean Malaurie, sentinelle du Grand Nord et défenseur des peuples de l’Arctique
RÉCIT - De sa première mission au Groenland, en 1948, à sa mort, en 2024, Jean Malaurie n’a cessé de défendre la cause des peuples de l’Arctique menacés par la société industrielle.
Par Dominique Le Brun, pour Le Figaro Hors-série
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Cet article est tiré du Figaro Histoire « À la conquête du Groenland, des Vikings à Donald Trump ». Retrouvez dans ce numéro un dossier pour tout comprendre de l’histoire de l’île arctique et des enjeux qu’elle représente depuis des siècles.
L’auteur des Derniers Rois de Thulé approchait allègrement ses 100 ans lorsqu’il me fit part de ses inquiétudes alors que nous évoquions ceux qu’il appelait « les jeunes rois de Thulé » : « Ils sont en train de se laisser acheter par les Chinois. Je crains le pire. » Le réel danger ne résidait pourtant pas là. Quelques mois plus tard pour la première fois, le président des États-Unis annonçait au monde stupéfait son intention d’acquérir le Groenland. Et Jean Malaurie de revivre le choc qu’il avait ressenti en 1951 en découvrant la base secrète installée par l’US Air Force, et qui allait motiver toute sa carrière d’ethnologue.
La destinée arctique de Jean Malaurie commence dans les années d’après-guerre. Ce garçon de 22 ans sort de…
