Des Bleus léthargiques, Dembélé perdu, des latéraux douteux… Qu’est-ce qui n’a pas marché contre le Sénégal ?
Par Baptiste Desprez, envoyé spécial à Boston
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Si l’équipe de France s’est imposée mardi contre le Sénégal pour son premier match dans la Coupe du monde 2026, tout n’a pas été parfait. Les chantiers existent.
Passer la publicité Passer la publicitéDe retour à Boston mercredi au lendemain de leur succès contre les Lions de la Teranga (3-1), avec un match amical organisé pour les remplaçants, les joueurs de l’équipe de France sont déjà tournés vers le rendez-vous face à l’Irak lundi prochain à Philadelphie. Pour autant, si l’essentiel a été réalisé contre le Sénégal, quelques zones d’ombre émaillent le succès. État des lieux.
Une première mi-temps ratée
C’est un avertissement, sans frais, qui a le mérite d’exister. Léthargiques, crispés, tendus, les Français ont fait peine à voir mardi lors du premier acte face au Sénégal. Peu de joueurs en mouvement, aucun rythme, zéro connexion, un déchet technique inimaginable à ce niveau-là et des jambes qui tremblent : le tableau d’ensemble a fait peur et avec plus de réalisme, les Sénégalais méritaient de mener au score au repos. Agacé par la (non) production de sa troupe, Didier Deschamps a tancé ses joueurs à la mi-temps. Avec une idée en tête : piquer l’orgueil et provoquer une réaction. « Un savon, je ne sais pas, raconte le sélectionneur vainqueur de ses quatre premiers matchs en Coupe du monde. Mais je dis les choses et on était capable de mieux. Je ne crie pas car je me suis assagi. Il fallait être plus libéré. » Message reçu dans le vestiaire. « On a eu besoin de la mi-temps pour que le coach nous rentre dedans un peu, admet Bradley Barcola. Ça a fait du bien à toute l’équipe et c’est pour ça qu’on a fait mieux par la suite. » Un deuxième acte d’une tout autre intensité face à des Lions de la Teranga en souffrance. Mais plus jamais ça.
Passer la publicitéDembélé, qu’est-ce qui cloche ?
Premier offensif à sortir du terrain (remplacé par Bradley Barcola à la 80e), le Ballon d’Or a encore une fois raté son match en Bleu. Sa soixantième sélection ne lui laissera pas un grand souvenir. Nous non plus. Titularisé en soutien de Kylian Mbappé, mais aussi mobile avec des permutations sur le côté droit avec Michael Olise, le Parisien n’a pas donné sa pleine mesure. C’est peu de le dire. Ce n’est pas nouveau, mais entre l’homme que l’on voit au PSG et celui en équipe de France, il y a deux mondes qui s’entrechoquent. Mardi, Dembélé n’a jamais joué dans le bon tempo, pris dans la léthargie bleue lors du premier acte. Au retour des vestiaires, face au manque de liant de son équipe, Didier Deschamps l’a décalé à droite, réaxant Olise. Ballon d’Or sacrifié. Un choix tactique qui a changé la vie des Bleus, avec un Bavarois resplendissant et devenu vrai détonateur, quand le Parisien n’a pas montré plus de choses.
Quid de la suite ? L’idée n’est pas de remettre en cause sa place de titulaire, respectons le joueur qu’il est et sa capacité de rebond. Pour autant, il doit se montrer à la hauteur physiquement, techniquement et dans sa relation avec les autres. Kylian Mbappé sera l’attaquant de pointe pendant le Mondial, son doublé a conforté le (bon) choix de Deschamps. À Dembélé d’en prendre acte et de changer de braquet.
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Les latéraux en question
Dans la prestation d’ensemble inégale de l’équipe de France, les doutes ne se sont pas dissipés sur la question des latéraux. D’un côté Jules Koundé, coupable d’un déchet technique conséquent en première période, un peu mieux par la suite, sans pour autant être brillant. À gauche, Théo Hernandez continue d’empiler les prestations quelconques en sélection depuis des mois. Peu de peps, des mauvais choix et en seconde période, il se fait déposer par Mbaye. Les deux hommes ont déçu et devront se méfier de la concurrence. À droite, Koundé est sous la menace de Malo Gusto, mais aussi de Warren Zaïre-Emery, qui a fait plus que dépanner à ce poste au PSG en l’absence d’Achraf Hakimi. De l’autre côté, Hernandez sent sur sa nuque le souffle de Lucas Digne. Deschamps le sait et pourrait relancer l’un de ces hommes contre l’Irak. Manière de prouver que rien n’est établi. Une Coupe du monde, c’est aussi six semaines. Un vrai marathon.
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