Statistiques, palmarès, classe... Pourquoi Ousmane Dembélé mérite le Ballon d’or
à vos sources préférées
- Lire dans l’app
-
Nouvelle fonctionnalité !
Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
Sauvegarder un article
Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
-
Lien copié
ANALYSE – L’attaquant du PSG est l’un des grands favoris pour décrocher le Ballon, lundi, au Théâtre du Châtelet.
Passer la publicité Passer la publicitéQui pour succéder au milieu espagnol de Manchester City Rodri au palmarès du Ballon d’or ? Une question qui trouvera sa réponse ce lundi, au Théâtre du Châtelet, à Paris. C’est là que sera remise la prestigieuse distinction individuelle. Les prétendants ? Mo Salah (Liverpool), Kylian Mbappé (Real Madrid) ou encore Raphihna (Barcelone) ont des arguments. Pas autant que le prodige barcelonais de 18 ans Lamine Yamal, qui a terminé la saison avec 18 buts et 25 passes décisives toutes compétitions confondues et a tout gagné en Espagne (Liga, Coupe du Roi, Supercoupe d’Espagne), à défaut de soulever la C1. Sortie de piste en demies. Un talent rare, un joueur frisson.
Yamal, un candidat qui coche toutes les cases. Ousmane Dembélé, encore davantage. Avec 35 buts et 16 passes décisives la saison passée, Coupe du monde des clubs comprise, l’international tricolore (57 sélections, 7 buts) de 28 ans a aussi les statistiques. Côté palmarès, c’est encore mieux. Et c’est ça qui devrait faire la différence. Outre le carton plein sur la scène nationale (Ligue 1, Coupe de France, Trophée des champions), «Dembouz» a remporté la Ligue des champions avec le PSG. Carte joker. En fait, il a activement participé à la conquête du sacre européen, lui qui s’est montré décisif sur les six derniers matchs, après le huitième de finale aller contre Liverpool (0-1).
Passer la publicitéÀ VOIR AUSSI - Le meilleur d’Ousmane Dembélé avec le PSG en Ligue 1 la saison dernière
Le palmarès pour faire pencher la balance
Le meilleur joueur de Ligue 1, c’est lui. Le meilleur joueur de la Ligue des champions, c’est lui aussi. Certes, le Ballon d’or est un trophée individuel. Mais l’aspect collectif et les trophées remportés, c’est le deuxième critère soumis aux 100 votants, issus des 100 premiers pays au classement Fifa. Avec le sacre en C1, «Dembouz» a nettement le dessus dans ce registre, ça va sans dire, même si un sacre en Liga est sans doute plus valorisant qu’un titre de champion de France. Paris a aussi disputé la finale du Mondial des clubs.
À lire aussi «C’est une machine» : Achraf Hakimi, l’infatigable robot du PSG
Le premier critère, ce sont évidemment les performances individuelles et le caractère décisif et impressionnant. Dans ce domaine déjà, on peut dire que «Dembouz» est au-dessus de par les chiffres, lui qui est aussi capable de faire lever un stade tout entier par ses inspirations géniales. Yamal a néanmoins une faculté unique à brûler la rétine. Le genre de joueur qui donne envie d’aimer le football. Un génie, un vrai. Certains votants lui donneront peut-être l’avantage pour cette raison, éblouis par ses arabesques, malgré la sortie de piste aux portes de la finale de C1… Rappelons que l’intéressé a disputé la finale de la Ligue des nations avec l’Espagne, après une victoire sur… la France en demies. Pas sûr que cela suffise à Yamal pour le Ballon d’or…
Je lui donnerais le Ballon d’or, il le mérite par ses buts mais surtout pour sa manière de défendre.
Luis Enrique
Le troisième élément pris en compte, c’est la classe et le fair-play. Là-dessus, Lamine Yamal a peut-être perdu des points avec sa fiesta d’anniversaire très critiquée. Concernant Ousmane Dembélé, il y a le carton rouge à Munich, face au Bayern, qui peut éventuellement lui être reproché. Son retard et sa suspension avant le match du mois d’octobre contre Arsenal aussi. «Ma meilleure décision de la saison a été de ne pas le faire jouer contre Arsenal», glisse Luis Enrique. En matière de classe et fair-play, il se pose là.
En fait, il est le parfait représentant d’un PSG irréprochable en termes d’attitude et de comportement. Le Paris Saint-Germain des superstars, celui des excès et du chacun pour soi, a laissé sa place au nous, au collectif, aux efforts partagés. Ousmane Dembélé est le premier à faire les courses, à presser le portier adverse, à se replier. «Je lui donnerais le Ballon d’or, il le mérite par ses buts mais surtout pour sa manière de défendre», jugeait «Lucho» après l’obtention du titre de champion d’Europe, le 31 mai dernier.
Passer la publicitéLa classe, c’est aussi ça. Un modèle dans tous les domaines. «Avec une qualité de finition supérieure, il serait peut-être Ballon d’or», disait de lui Julien Stéphan, son ancien entraîneur à Rennes, en avril 2024. Et bien la qualité de finition, il l’a désormais. Il n’y a donc rien pour le priver du prestigieux trophée, pas même le talent de l’extraterrestre Lamine Yamal.
Jurisprudence Vinicius Jr
«S’il ne l’a pas, il y a un problème», tonnait Nasser Al-Khelaïfi, pendant la Coupe du monde des clubs. «S’il n’est pas Ballon d’or, c’est que les personnes qui auront voté n’ont pas la compétence pour cela», martèle Luis Campos. Dès la fin de la finale de C1, le PSG a clairement choisi son champion. Lobbying pour Ousmane Dembélé, même si des garçons comme Vitinha (qui a remporté la Ligue des nations avec le Portugal) et surtout la machine Achraf Hakimi peuvent aussi prétendre au sacre. «Je le mérite», a d’ailleurs récemment indiqué le Marocain, dans une interview à Canal+. Ce n’est pas faux. Mais Ousmane Dembélé, un peu plus. Si le PSG pousse pour lui, c’est justement pour éviter que les votes se dispersent trop entre les Parisiens. L’an dernier, c’est ce qui a précipité la chute de Vinicius au profit de Rodri...
Si la logique est respectée, c’est «Dembouz» qui sera récompensé ce lundi soir, à Paris, alors que la plupart de ses coéquipiers seront... à Marseille. Après le report du Classique dimanche, les Rouge et Bleu affronteront en effet leurs meilleurs ennemis olympiens lundi (20h). Vraiment pas idéal... Surtout que d’autres trophées vont plus que probablement tomber dans l’escarcelle du club de la capitale, meilleur coach pour Luis Enrique, meilleur club et meilleur gardien pour l’ex-Parisien Gigio Donnarumma. La fête serait totale si Dembélé, forfait pour OM-PSG, décroche la timbale. Tic-tac...
Kopa, Cruyff, Ronaldo, Benzema : le palmarès du Ballon d'Or en images
