Retour des tests de féminité aux JO : l’exception dont avait bénéficié la princesse Anne en 1976 à Montréal
Par Gilles Festor
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Aux Jeux olympiques de Montréal, toutes les concurrentes devaient se soumettre à des tests assurant leur féminité. Toutes sauf une, la princesse Anne.
Passer la publicité Passer la publicitéAfin d’éviter d’avoir à revivre des polémiques comme celle qui avait accompagné le parcours de Imane Khelif, championne olympique algérienne de boxe (-66 kg) à Paris, le Comité International olympique a annoncé avoir rétabli pour les prochains Jeux olympiques de Los Angeles en 2028 les tests génétiques de féminité.
Près de trente ans après y avoir renoncé, le CIO a indiqué que ces tests de féminité seraient rétablis, bannissant de fait du sport féminin les athlètes transgenres et une grande partie des athlètes intersexes. Un changement de cap que la France a «regretté» et «qui soulève de nombreuses questions éthiques, juridiques et médicales, notamment au regard de la législation française en matière de bioéthique.»
Passer la publicitéLa princesse Anne aux JO de 1976, l’exception
Au cours de l’histoire pourtant, toutes les athlètes n’ont pas été obligées de se soumettre à ces tests pour pouvoir participer aux épreuves. Un cas a fait exception aux Jeux olympiques d’été de 1976 avec une sportive de sang royal concernée : la princesse Anne, qui a bénéficié d’un passe-droit.
Cette année-là, la princesse, championne d’Europe de concours complet d’équitation en individuel en 1971, fait partie de la délégation britannique en équitation. Elle avait 26 ans et participait à l’épreuve d’équitation de cross-country sous les yeux de sa mère, Elizabeth II, et de plusieurs membres de la famille royale.
Des tests jugés inappropriés pour la princesse Anne
Anne n’est pas parvenue à obtenir une médaille, chutant même de sa monture. Mais quelques jours auparavant, elle avait bénéficié d’une exception alors les autres athlètes olympiques avaient dû se soumettre aux tests gynécologiques, puis chromosomiques et enfin hormonaux mis en place dans les années 60. Les examens avaient été jugés à l’époque inappropriés pour une telle personnalité.
Mais il existait une nuance pour l’athlète de la famille royale suivie comme son ombre par un service de protection de la couronne, puisqu’elle était inscrite dans une épreuve mixte où les cavaliers et les cavalières s’affrontaient. Il n’était donc pas indispensable de vérifier sa féminité puisque la question d’équité entre les sexes ne se posait pas.
