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⇱ Coupe du monde féminine de rugby : «J’ai dit aux filles d’arrêter de pleurer parce qu’on a encore du travail», raconte le sélectionneur du Canada


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Coupe du monde féminine de rugby : «J’ai dit aux filles d’arrêter de pleurer parce qu’on a encore du travail», raconte le sélectionneur du Canada

Par Ar. C. à Bristol

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La demie de mêlée canadienne Justine Pelletier, élue joueuse du match. Peter Cziborra / REUTERS

Les Canadiennes, deuxièmes au classement mondial, ont dominé avec la manière les Blacks Ferns (34-19), doubles championnes du monde en titre, en demi-finale du Mondial.

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Le Canada est la première nation qualifiée pour la finale de la Coupe du monde de rugby après avoir nettement battu la Nouvelle-Zélande (34-19), double championne du monde en titre, vendredi à Bristol. Les Canadiennes ont pris les devants dès le début (12-0, 11e), et ont ensuite déroulé pour se qualifier pour la deuxième fois de leur histoire en finale d’un Mondial en marquant cinq essais. Elles affronteront la France ou l’Angleterre, qui se rencontrent samedi, pour un premier titre.

À l’issue du match, la demie de mêlée canadienne Justine Pelletier, qui joue au Stade Bordelais triple champion de France en titre, a confié que «c’était fou, il y a eu beaucoup de rythme et énormément de rugby. C’est un vrai plaisir de jouer au rugby et on a montré ce que peut être un rugby inspirant». Élue joueuse du match, elle est revenue sur les ingrédients qui ont permis au Canada de s’imposer : «De la combativité, de la résilience, beaucoup de travail. Et ce n’est pas juste du travail, c’est trois ans d’efforts et de persévérance. Merci à tout le monde pour le soutien.»

Elles ont été exceptionnelles et ce sera une superbe finale. Ce qui est beau, c’est de voir à quel point le rugby féminin a grandi

Kennedy Tukuafu, capitaine de la Nouvelle-Zélande
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Pour sa part, le Français Kévin Rouet, sélectionneur des Canadiennes, a ajouté que «défensivement, c’était du bon rugby et offensivement, en première mi-temps, avec tous les essais marqués, c’était beau à voir. Je dois encore revoir le match. Là, je suis déjà perdu...» Et d’ajouter : «Je suis déjà excité. J’ai dit aux filles d’arrêter de pleurer, parce qu’on a encore du travail dans huit jours. C’est ça, l’état d’esprit : on doit finir le boulot et être prêtes dans huit jours.» Le technicien a également évoqué la montée en puissance de son équipe, en lice pour décrocher le titre mondial. «Je sentais déjà il y a un an et demi qu’on pouvait faire quelque chose, et je suis heureux qu’on soit à un match de notre objectif. Je suis impatient pour le week-end prochain. J’aimerais que ce soit déjà maintenant.»

De leur côté, les Néo-Zélandais ont salué la performance de leurs adversaires. Ainsi le sélectionneur kiwi Allan Bunting a rendu hommage à «toute l’équipe du Canada, elles ont été impressionnantes ce (vendredi) soir. On est déçus, vraiment déçus pour les filles, pour nos familles et pour tous ceux qui ont traversé la planète pour nous soutenir. Tout ce que je peux dire, c’est que nos joueuses ont tout donné, absolument tout. Le Canada a été précis aujourd’hui, nous un peu moins. Et c’est ce qui a fait la différence.»

Et la capitaine néo-zélandaise Kennedy Tukuafu d’ajouter que «ça s’est joué sur la discipline : on n’a pas réussi à conserver le ballon pour installer notre rythme. C’était un match dur, en face il y avait une belle équipe, et malheureusement aujourd’hui ça n’a pas tourné pour nous.» Tout en saluant la victoire des Canadiennes. «Elles ont été exceptionnelles et ce sera une superbe finale. Ce qui est beau, c’est de voir à quel point le rugby féminin a grandi. C’est spécial de faire partie de cet héritage, de ce tournoi qui est le plus grand jamais organisé. On peut être fières d’y avoir contribué.»

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