Les États-Unis ont 250 ans: New York, l’épicentre stratégique de la révolution américaine
LES VILLES RÉVOLUTIONNAIRES AMÉRICAINES (3/5) - La ville n’est pas encore une mégalopole moderne, mais les Britanniques et les insurgés américains s’en disputent le contrôle.
Par Adrien Jaulmes, New York, envoyé spécial
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Les immeubles du Financial District ont poussé à l’emplacement de la petite ville, qui n’occupait à l’époque que la pointe sud de Manhattan. L’un des derniers bâtiments survivants est la Fraunces Tavern. Même s’il a été reconstruit en 1907, l’édifice conserve l’aspect et quelques éléments de l’original de 1719. La clientèle est de nos jours surtout composée de touristes qui viennent y déjeuner en même temps qu’ils visitent son petit musée. À la fin du XVIIIe siècle, ce restaurant est l’un des lieux de réunion de New York.
La libération de la ville y est célébrée par un banquet de cent couverts, le soir du 25 novembre 1783.
La flotte britannique a quitté l’après-midi même sa dernière base sur le territoire des nouveaux États-Unis. Les navires emmènent à bord les loyalistes, restés fidèles à la Couronne, et les esclaves libérés que leurs propriétaires américains réclamaient. Les Anglais ont joué un dernier tour à leurs anciens sujets en clouant leur drapeau et en enduisant de graisse le mât…
