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⇱ Road trip au Maroc : 500 km sur la Méditerranée, de Tanger à Saïdia


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Au petit matin, le Maroc est un pays bleu, embrassé par les reliefs de la côte méditerranéenne. Éric Martin pour «Le Figaro Magazine»

Road trip au Maroc : 500 km sur la Méditerranée, de Tanger à Saïdia

GRAND REPORTAGE - Moins chantée que les rivages atlantiques, moins exotique que Marrakech ou le Sahara, la côte méditerranéenne déploie un ruban de 500 kilomètres, de Tanger à l’extrême est du pays. Un Nord farouche et minéral posté en embuscade entre ports de pêche, tours de guet et criques aux eaux turquoise. Seule façon de découvrir cette riviera, emprunter la nationale 16, l’une des plus belles routes du monde. En voiture !

Par Gautier Battistella (texte) et Eric Martin, pour Le Figaro Magazine

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Le métal rougeoie, une odeur âcre envahit l’atelier. Les pieds plantés au sol, un homme dessine ses rêves au chalumeau. Il soulève sa visière : Abdelghani Bouzian, artiste, sculpteur, est aussi le président de l’association Darna (notre maison), créée à Tanger, en 1995, pour porter secours aux enfants sans foyer. Arts du cirque, cuisine, permaculture : tout est bon pour les détourner du mirage européen. L’Espagne est si proche, 14 kilomètres à peine. Les touristes, eux, font le trajet en sens inverse. Tanger laisse le choix : deux mers baignent ses côtes. L’Atlantique a les faveurs du plus grand nombre (direction Essaouira ou Dakhla), et seuls quelques curieux s’aventurent jusqu’à Tétouan. Au-delà, commence « le Maroc  oublié » (« al-Maghrib al-mansî »), selon le mot du roi Hassan II, celui du Rif rural et enclavé, longtemps négligé par le développement économique et administratif du pays. Cet « autre Maroc » est la destination ultime de notre quête, royaume des lisières en mutation, dont la beauté n’a d’égale que la discrétion.

«La Méditerranée m’a sauvé la vie»

Créatrice de la coopérative féminine Moqidda, Khadija Habyby, ici avec sa fille Aicha, milite pour une pêche durable. Éric Martin pour «Le Figaro Magazine»

Découvrir un pays (Kerouac, qui habita Tanger, ne me contredira pas), c’est prendre la route. La nationale 16, qui relie Tanger à Saïdia, est la plus belle du pays, liseré d’asphalte tendu entre montagnes et plages miraculeuses, qui égrainent déjà leur petite mélodie – Playa Blanca, Sidi Kankouche, Oued Alian. On assiste au retour des pêcheurs, les filets ruisselant d’argent, plus loin, à la récolte des olives à la main par les femmes du Rif, reconnaissables à leurs grands chapeaux de paille, décorés de pompons de couleur, selon leurs villages d’origine. Partout la main, l’éloge du temps, les rituels saisonniers. Tout ici paraît éternel. Et puis, soudain, au détour d’un virage, surgit Tanger Med, pharaonique complexe industrialo-portuaire, ville futuriste où les conteneurs auraient remplacé les murailles antiques, bercée des eaux bleues du détroit « entre Ceuta y Gibraltar », comme dans la chanson de Manu Chao.

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Avec 10 millions de conteneurs par an et 3 millions de passagers, Tanger Med est le 1er port d’Afrique et le 17e au monde. En matière « d’optimisation des escales », il occupe la 3e place du podium, derrière Shanghaï et Oman. Une prouesse pour un complexe aussi récent : les travaux sont lancés en 2003, le fret débute quatre ans plus tard, les premiers passagers embarquent en 2010. Ce succès conforte la vision stratégique du roi Mohammed VI : « un seul port pour transformer tout un pays ». Le père, Hassan II, souhaitait une ouverture sur l’Atlantique, le fils,lui, préfère la Méditerranée, les eaux y sont plus profondes, la houle y est presque inexistante. Depuis 2025, Tanger Med fonctionne à l’électricité verte, grâce au barrage en amont, aux éoliennes et à un vaste parc solaire.

Au Maroc, l’appel de la Méditerranée

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À peine 60 kilomètres plus loin, changement d’échelle. Il est tôt, ce matin-là, sur le petit port de Martil. Le soleil tarde à paraître, la mer frissonne, les mouettes aussi. Khadija Habyby et sa fille Aicha se glissent dans d’épaisses combinaisons de caoutchouc et grimpent à bord de l’un de ces petits bateaux pour pêcher sardines, pageots, dorade et du poulpe en hiver, une denrée précieuse. Le réchauffement climatique et la surpêche ont endommagé les réserves sous-marines. Khadija tient à être là : ce sont ses filets que les pêcheurs s’apprêtent à jeter. « La mer Méditerranée m’a sauvé la vie, alors, en retour, j’ai décidé de la protéger. »

Son destin bascule en 2019. Elle possède alors une agence de communication touristique à Marrakech. Le Covid stoppe net ses activités, son mari est coincé en France, sa fille aînée Fatima-Zahra meurt de diabète à l’âge de 16 ans. Alors, avec ses trois autres enfants, elle part, le plus loin possible, et se réinvente, à la dure. Une année durant, elle repeint les barques et répare les filets, seule femme parmi 170 hommes. Ainsi lui vient, en 2021, l’idée de la coopérative féminine Moqidda (la femme capable), autour de plusieurs défis : élaborer des produits adaptés à une pêche durable, filets et palangres écologiques, et porter secours aux femmes démunies, mamans d’enfants diabétiques ou autistes. « Il est urgent de valoriser l’égalité des genres au Maroc. » Quatre années durant, Khadija travaille, sans subvention. En 2025, elle reçoit le prix du jury Halieutis et devient ambassadrice de l’eau auprès de la princesse Lalla Meryem. Aujourd’hui, huit coopératives féminines valorisent les produits maritimes entre Martil et Fnideq-Castillejos.

Ce n’est pas tout. Pour préparer l’avenir, ces petits ports se réinventent doucement en stations balnéaires. Larges avenues, cafés modernes et lampadaires signés Maître Gims (véridique !) attirent les habitants de Tétouan, située à dix minutes, « cette coupe de champagne prisonnière entre deux montagnes, Dersa et Ghorghiz », pour le peintre Adil Rabih, 58 ans, natif et amoureux de sa ville. Tétouan (de Tittawin, en berbère, source de l’eau) a longtemps été un refuge – des corsaires d’abord, puis des Maures-Andalous, chassés par la Reconquista. Rasée par les Castillans au XIVe siècle, reconstruite en 1484 par Sidi al-Mandri, la ville sera alors surnommée « fille de Grenade » ou « petite Jérusalem » (cimetières juif et musulman s’y tiennent toujours côte à côte). De 1913 à 1956, Tétouan devient la capitale du protectorat espagnol… et des arts plastiques. L’École nationale des beaux-arts de Tétouan (ENBA) y voit le jour en 1945, à l’initiative du peintre espagnol Mariano Bertuchi, né à Grenade et mort à Tétouan… En 1997, la médina andalouse est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Adil Rabih a installé son atelier sur une colline, de l’autre côté de l’Oued Martil, pour la garder sous les yeux : « La médina de Tétouan, c’est le cubisme avant Picasso, des petites boîtes empilées les unes sur les autres. Pour la période bleue de Picasso, je vous recommande Chefchaouen. »

Chefchaouen, cinquante nuances de bleu

À Chefchaouen, la peinture des murs accompagne les grands moments de la vie, mariages, fêtes religieuses ou changements de saison. Éric Martin pour «Le Figaro Magazine»

Chefchaouen (celle qui regarde la montagne) : un choc visuel, le rêve débridé d’un instagrameur à qui on aurait confié une couleur unique en quantité illimitée. D’où vient ce fameux bleu ? Le premier pigment, extrait de l’indigotier saharien, était utilisé pour blanchir les haïks, ces voiles autrefois portés par les femmes marocaines, en signe de pureté. Les Juifs prirent aussi l’habitude de peindre de bleu l’encadrement de leurs portes, couleur évocatrice du ciel, et empreinte de spiritualité. La pratique se serait généralisée car l’indigo mélangé à la chaux protégerait du froid et des moustiques. On prétend aussi qu’il apaise le regard. Il y a encore une quinzaine d’années, Chefchaouen n’était encore qu’une ville blanche… aux reflets bleutés.

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Aux dires du peintre Mohamed Hakoun (attention, scoop !), ce serait lui, accompagné de quelques membres du Centre de la mémoire de Chefchaouen (aujourd’hui fermé), qui aurait initié le mouvement au début des années 1990. Avec le temps, et s’approfondissant, le bleu chaouen est devenu aussi célèbre que son cousin Majorelle. « Chefchaouen était une ville, c’est devenu une scénographie, regrette l’artiste Omar Saadoune, 47 ans.Certains la rêvent en nouvelle Tanger. Où sont les espaces ? Où sont les galeries ? » En attendant, les femmes peignent inlassablement les murs de leurs maisons. Tout est prétexte – mariages, naissances, fêtes religieuses, ou simplement l’approche de l’hiver. L’une d’elles, Fathia, lève son pinceau : « C’est un peu comme si la Méditerranée avait débordé chez nous. »

«Nador, c’est Tanger dans les années 2000»

L’hôtel Marchica Resort à Nador. Éric Martin pour «Le Figaro Magazine»

La Méditerranée, décidément, impossible de la quitter bien longtemps. On ne l’a jamais vue aussi belle et apaisée.On aurait quelques scrupules à ne pas évoquer ici l’enivrante léthargie du Peñón de Vélez de la Gomera (l’un des cinq territoires espagnols au Maroc avec Ceuta, Melilla, les îles Alhucemas et les Chafarinas), la baie émeraude de Oued Laou, la douceur d’el-Jebeha, niché à l’abri d’une montagne, la plage de Maresdar et son anse en croissant de lune, les falaises blanches de la Playa Blanca et l’apparition surréelle de la Cara Blanca (surnommée la Copa del Mundo), les fonds limpides de Ras el-Ma (cap de l’eau), les dunes blondes (et les oiseaux migrateurs) de l’embouchure de la Moulouya : ces paradis du bout du monde se méritent, à l’issue d’une piste ou d’un sentier escarpé. Leur relative discrétion les préserve des afflux massifs de visiteurs… pour l’instant.

Tout près, Nador et sa lagune se rêvent en futurs joyaux du tourisme méditerranéen. Un aéroport flambant neuf en voie d’agrandissement (avec un direct pour Montpellier !), une zone franche, des usines (chinoises) d’éoliennes et de pneus, et le titanesque projet portuaire Nador Med prévu à l’horizon 2026, destiné à soulager celui de Tanger, arrivé à saturation. Côté lagune et colline Atalayoun, de riches villas en construction (projet Laguna Pearls), le resort de luxe Marchica Lagoon, fréquenté par une clientèle marocaine résident à l’étranger. « Nador, c’est Tanger dans les années 2000 », nous souffle un habitant.

Il est 19 heures, le soleil se couche sur la côte. À Tanger, Abdelghani a éteint son chalumeau, Khadija et Aicha fredonnent la comptine préférée de Fatima-Zahra, Adil Rabih nettoie ses pinceaux en surveillant un tajine au poisson, les pêcheurs ont ramené leurs bateaux sur la berge et les cueilleuses sont descendues de leurs branches. Ils ne se connaissent pas, et sans doute ne se rencontreront-ils jamais, mais tous ont le cœur tourné vers celle qui les a façonnés et porte leurs espoirs, la belle, l’irrésistible Méditerranée.


Carnet de route

Carte du nord du Maroc. Le Figaro Magazine

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Royal Air Maroc  (01.42.60.55.00)Transavia  (09.72.72.00.32)Ryanair  (01.80.14.44.52)Air Arabia  (01.49.49.49.49) proposent des vols directs pour Tanger ou Nador. Comptez 180€ en moyenne pour un aller-retour.

Notre sélection d’hébergements

À Tamuda Bay

Piscine de l’hôtel Royal Mansour. ERIC MARTIN / ERIC MARTIN

Royal Mansour  (00.212.538.10.01.00). Dix hectares, 55 suites, un spa de 4 300 m², 3 chefs étoilés : la nouvelle perle de Tamuda Bay est le seul resort balnéaire de la collection Royal Mansour. Chaque client y est accueilli comme un daïf, un hôte de marque. Ce symbole de l’hospitalité marocaine s’érige en acteur clé de la transformation du pays et de la riviera méditerranéenne. Luxe, calme et nombreuses activités (randonnées au Jbel Labyad, lac Smir, chevaux sauvages, promenades en mer, etc.). À partir de 1200€ la nuit pour une villa en front de mer.

À Tétouan

Hôtel Soho Boutique Tetuán  (00.212. 539.96.20.51 ; Sohohoteles.com). Moderne et lumineux. Depuis la chambre 405, la vue sur la place Feddan est époustouflante. 100€ la chambre double.

L’hôtel Blanco Riad. Éric Martin pour «Le Figaro Magazine»

Hôtel Blanco Riad  (00.212.539.70.20.27). Si vous tenez à dormir dans un riad, réservez la suite Aicha (et celle-là, seulement !). 140€ la nuit.

À Chefchaouen

Taj Chefchaouen  (00.212.539.98.90.80). Cet hôtel flambant neuf (inauguré en décembre 2024), accroché à la colline, dévoile les plus belles vues sur la médina bleue et sa montagne. Demandez la suite n° 2, et attendez le coucher de soleil ! Seul bémol, l’absence d’ascenseur. Comptez 150€ pour une chambre Deluxe, 350€ pour une suite Royale.

À Nador

La porte du restaurant L’Assiette, haute de 7 mètres à ’hôtel Marchica Resort à Nador. Éric Martin pour «Le Figaro Magazine»

Marchica Resort  (00.212.536.32.83.00). Excellente surprise que ce resort de luxe, posé face à la lagune de Marchica. Tout y est disproportionné : la piscine, les canapés, le hall (16,5 m), et même la porte du restaurant L’Assiette, haute de 7 m. Deux restaurants, un phare historique (et son bar à tapas), le Yubar et le pool bar, un jardin centenaire. Activités nautiques, kids club, etc. Ce rêve bleu, face à la lagune. 93 chambres, dont 11 suites. À partir de 300€, petit déjeuner compris.

Nos bonnes tables

À Tamuda Bay

Le Méditerranée  (00.212.630.11.22.00). Si un restaurant devait illustrer ce papier, ce serait celui de Quique Dacosta, qui peint ses assiettes comme des fonds marins. Comptez 80€ par personne.

Le restaurant Coccinella. Éric Martin pour «Le Figaro Magazine»

Pour ceux qui préfèrent des linguine alle vongole, rendez-vous au Coccinella (00.212.630.11.22.00), des frères Alajmo, 60€.

Les amateurs de thon rouge à la japonaise trouveront refuge à La Table d’Éric Frechon (00.212.630.11.22.00), autour de 80€ le repas.

Pour un moment inédit, le Royal Mansour Tamuda Bay propose une expérience gastronomique au Lodge (00.212.538.10.01.00), en pleine nature, dans un ancien relais de chasse. Menu unique à 500€.

À Fnideq

Le restaurant La Méditerranée By Robuchon. Éric Martin pour «Le Figaro Magazine»

La Méditerranée by Robuchon  (00.212.539.71.62.00). Rondins de bois, ponton sur eaux changeantes… comme un air de Bali, signé Robuchon (le restaurant, propriété du Sofitel, a acheté une licence d’exploitation). Improbable mais pas désagréable, surtout l’été en terrasse ou illuminé le soir. Comptez 70€.

À Tétouan

Dar Bomba  (00.212.696.68.46.67). La pépite gastronomique de Tétouan. Installé dans une ancienne poudrière de 1850, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, ce restaurant propose une carte marocaine moderne. Aux fourneaux, Amer Bouhlal, formé à Gérone, chez les frères Roca (3 étoiles Michelin). À vous de découvrir les mystères de l’écho et de la porte cachée. Menu à partir de 35€.

À Chefchaouen

Auberge Dardara  (00.212.661.15.05.03). Pour le savoureux tajine de chèvre. Le propriétaire a créé « un label de la gastronomie méditerranéenne ».

À el-Jebeha

À el-Jebeha, le restaurant Vista Mar : poissons grillés avec vue. Éric Martin pour «Le Figaro Magazine»

Restaurant Vista Mar  (00.212.676.19.16.64). La vue est extraordinaire, les poissons exceptionnels et les prix à tomber. Un concentré de Méditerranée. 15€.

À Nador

Au Marchica Resort, dîner marocain à L’Orientin (excellent méchoui d’agneau) ou méditerranéen à L’Assiette, les deux restaurants du chef exécutif Zouheir Koussaimy. Environ 70€.

Grignoter, boire un thé

À Tétouan

Amers , l’adresse bis de Dar Bomba (thé et pâtisseries), dévoile la plus belle vue sur la cascade de maisons blanches qui surplombe la place Feddan. 15€.

À Chefchaouen

Chefchaouen, côté bio : « Coffee Shop and Healthy Food » chez Fornaccio. Éric Martin pour «Le Figaro Magazine»

Fornaccio  (00.212.661.15.05.03). « Coffee Shop and Healthy Food » : tout est dit. Grignotages et tajines, produits bio. Comptez 15€. Café Bluness Tradition . Cette délicieuse placette couverte de tapis est l’endroit idéal pour siroter un thé. 2€.

À voir, à faire

Espace culturel Dar El Oddi  (00.212. 539.72.16.71). L’histoire de Tétouan, de ses origines andalouses à nos jours, racontée en tableaux, dans une superbe demeure de la médina. « Visions de Tétouan », 3€.

Atelier d’Omar Saadoune (00.212.531. 96.34.31). L’artiste de Chefchaouen poursuit son exploration de la nature humaine. Son motif favori ? Un crâne bâillonné.

Pour une promenade en montagne, direction le Jbel Moussa, surnommé « la mujer muerta » (sa silhouette rappelle celle d’une femme allongée). Les balades au sommet (814 m) dévoilent une vue imprenable sur Gibraltar, l’île Leila et Ceuta.

Peñón Vélez de la Gomera, cette minuscule place forte (ou presidio), territoire espagnol depuis 1564, est l’une des plus petites frontières terrestres au monde (90 m). Comptez 1 h à pied depuis le village de Torrès-de-Alcala. Splendide panorama sur la côte.

De Cara Blanca, à 45 minutes de Nador, direction le cap des Trois-Fourches. Tournez à droite au niveau du village de Jafeb pour emprunter une piste accessible en 4 x 4. Garez-vous près de l’école primaire, et poursuivez à pied jusqu’à la « Copa del Mundo », cet hallucinant rocher suspendu qui évoque le trophée de la Coupe du monde…

Shopping

À Tanger

Gallery Kent  (00.212.531.96.34.31). Pour les œuvres d’Adil Rabih et d’Abdelkrim Ouazzani, artistes tétouanais.

À Fnideq

Coopérative Jabalyat (00.212.539.97.62.86). Nichée sous un joli petit porche, cette coopérative bio vend des huiles d’olive, confitures, crèmes de soin.

À Nador

Coopérative artisanale Tifinagh (00.282.610.02.75.39). Fatiha, créatrice et couturière, dessine des robes d’inspiration amazighe (berbère), des caftans, et même des kimonos. Showroom sur place et en vente à l’aéroport d’Oujda. De 2€ (pochettes) à… 1000€ (pour la robe sur mesure).

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