VOOZH about

URL: https://fr.wikipedia.org/wiki/15_Big_Ones

⇱ 15 Big Ones — Wikipédia


Aller au contenu
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
15 Big Ones
Album de The Beach Boys
Sortie 5 juillet 1976
Enregistré 1974-1976 studios Brother (en) (Santa Monica), Beach Boys (en) (Los Angeles) et Caribou Ranch (en) (Nederland)
Durée 39:20
Genre rock, pop
Producteur Brian Wilson
Label Brother / Reprise
Classement 8e (États-Unis)
31e (Royaume-Uni)

Albums de The Beach Boys

Holland
(1973)
Love You
(1977)

Singles

  1. Rock and Roll Music
    Sortie : 24 mai 1976
  2. It's OK (en)
    Sortie : 30 août 1976
  3. Everyone's in Love with You (en)
    Sortie : 8 novembre 1976

modifier 👁 Image

15 Big Ones est le vingtième album studio du groupe américain de rock The Beach Boys. Il est sorti en 1976 sur le label Brother Records. Son titre fait référence au quinzième anniversaire du groupe et au fait qu'il contient quinze chansons, dont la moitié sont des reprises de morceaux célèbres des années 1950 et 1960.

Après le succès inattendu de la compilation Endless Summer en 1974, les Beach Boys tentent d'enregistrer un nouvel album au Caribou Ranch (en), mais les séances tournent court. Brian Wilson, en retrait depuis quelques années, se laisse convaincre d'assurer la production du disque, dont la majeure partie est enregistrée au début de l'année 1976 aux studios Brother (en).

La sortie de 15 Big Ones s'accompagne d'une campagne publicitaire qui met l'accent sur le retour au premier plan de Brian Wilson. Malgré des critiques mitigées, l'album se classe dans le Top 10 des ventes aux États-Unis où il est certifié disque d'or. Le premier single qui en est tiré, la reprise de Rock and Roll Music de Chuck Berry, atteint le Top 5 du hit-parade américain.

Le dix-neuvième album studio des Beach Boys, Holland, paraît en . Il est bien accueilli par la critique et se classe dans le Top 40 des ventes aux États-Unis[1],[2]. Au cours des deux années qui suivent, le groupe donne de nombreux concerts, mais passe peu de temps en studio[3]. Son ancien label Capitol Records publie en une compilation de ses anciens succès, Endless Summer, qui rencontre un succès inattendu et devient no 1 des ventes en octobre[4],[5]. Elle s'écoule à plus de trois millions d'exemplaires et permet à une nouvelle génération de fans de découvrir les Beach Boys[5]. Leur imprésario James William Guercio (en) les incite à remplacer leurs chansons les plus récentes par leurs anciens tubes dans leurs setlists[6]. Leurs concerts sont si appréciés que le magazine Rolling Stone leur décerne le titre de « groupe de l'année » à la fin de 1974[7],[8].

Enregistrement

[modifier | modifier le code]

Afin de mettre à profit ce regain de popularité, Guercio invite les Beach Boys à se rendre au Caribou Ranch (en), son studio d'enregistrement dans les montagnes du Colorado, pour y travailler sur leur prochain album studio[9],[4],[10]. Les séances prennent place en , mais elles s'arrêtent plus tôt que prévu lorsque Brian Wilson insiste pour rentrer chez lui à Los Angeles[9]. Le travail se poursuit au mois de novembre aux studios Brother (en), les nouveaux studios du groupe à Santa Monica[9],[11]. Une composition de Brian Wilson enregistrée durant ces séances, Child of Winter (Christmas Song) (en), est éditée en 45 tours en . Il s'agit du premier disque des Beach Boys depuis 1966 qui porte la mention « produit par Brian Wilson[12] ».

👁 Image
Brian Wilson aux studios Brother en 1976.

Les Beach Boys passent la majeure partie de l'année 1975 à se produire dans des stades de football américain et de basket-ball, avec notamment une tournée estivale aux côtés de Chicago[13],[8]. Plusieurs changements se produisent à la fin de l'année : le groupe se sépare de Guercio, qui est remplacé comme imprésario par Stephen Love[14], tandis que Brian Wilson entame une thérapie avec le psychologue Eugene Landy (en)[15],[16],[17]. Cette thérapie a des effets positifs, ce qui incite Stephen Love et les autres membres des Beach Boys à demander à Brian de prendre en charge la production de leur prochain album[18],[19].

Les séances d'enregistrement principales se déroulent du au aux studios Brother[20]. Les ingénieurs du son Stephen Moffitt et Earle Mankey (en) sont embauchés pour épauler Brian Wilson[21],[18].

Les réunions du groupe sont supervisées par Eugene Landy[18]. Elles sont souvent tendues, avec de longues discussions quant aux chansons devant figurer sur l'album[22]. Pour se remettre le pied à l'étrier, Brian Wilson commence par enregistrer un certain nombre de reprises de vieilles chansons avec des musiciens de studio qu'il connaît depuis les années 1960[23]. Les autres membres du groupe, en particulier Dennis Wilson, ne sont pas satisfaits et préfèreraient que l'album ne contienne que des chansons originales[24],[25]. En fin de compte, un compromis est atteint entre ces deux positions[18].

La manière dont Brian Wilson travaille est également un point de contention[26]. Son frère Carl juge son style trop sous-produit[27],[28]. Les autres membres du groupe procèdent dans son dos à des retouches pendant la phase de mixage de l'album[18].

Après avoir failli s'appeler Group Therapy[29], l'album est finalement baptisé 15 Big Ones. Ce titre, suggéré par Dean Torrence, fait référence aux nombre de chansons qu'il contient et au quinzième anniversaire du groupe[30],[31].

Parution et accueil

[modifier | modifier le code]
15 Big Ones
Compilation des critiques
PériodiqueNote
AllMusic[32] 👁 2,5/5 étoiles
Robert Christgau[33] B
Pitchfork[34] 1,5/10
Rolling Stone[35] mitigée

15 Big Ones sort le . Afin de mettre l'accent sur le retour de Brian Wilson comme force créative des Beach Boys, Stephen Love conçoit une campagne de promotion dont le message central est « Brian Is Back! » (« Brian est de retour ! »). Cette campagne apparaît dans de nombreux titres de presse, parmi lesquels Newsweek, Rolling Stone, The New York Times et le Los Angeles Times[36],[37]. Elle implique également des passages à la télévision dans les émissions The Mike Douglas Show et NBC's Saturday Night.

L'album atteint la 8e place du classement des meilleures ventes aux États-Unis. C'est la première fois qu'un nouvel album des Beach Boys se classe dans le Top 10 depuis Pet Sounds en 1966[38]. Le premier 45 tours qui en est extrait, Rock and Roll Music, se classe no 5 du hit-parade, soit la meilleure performance d'un single des Beach Boys depuis Good Vibrations, également en 1966[39]. Le deuxième single, It's OK (en), atteint la 29e place, mais le troisième, Everyone's in Love with You (en), n'entre pas au hit-parade[40].

La critique réserve un accueil mitigé à 15 Big Ones[41]. Dans Crawdaddy (en), Timothy White le juge décevant malgré quelques bons passages[42]. The Village Voice le compare plus négativement au « genre de musique qu'on entendrait à l'enterrement d'une vedette du rock[43] ». La majeure partie de la presse se montre cependant clémente à l'égard du disque, comme Newsweek et Rolling Stone qui le décrivent tous deux comme « fascinant[35],[44] ».

Les critiques plus tardives sont également mitigées, en particulier à l'égard des reprises : « trop célèbres pour être retravaillées efficacement par qui que ce soit » pour John Bush de AllMusic[32], « remarquables uniquement pour la fascination morbide qu'elles engendrent » pour Eric Kempfe de Pitchfork[34]. Ce dernier souligne également la dégradation de la voix de Brian Wilson[34].

Caractéristiques artistiques

[modifier | modifier le code]

15 Big Ones se compose de sept chansons originales composées par les membres des Beach Boys et huit reprises de morceaux célèbres des années 1950 et 1960. Ces dernières sont A Casual Look des Six Teens (en) (1956), Blueberry Hill de Fats Domino (1956), In the Still of the Night des Five Satins (1956), Rock and Roll Music de Chuck Berry (1957), Talk to Me de Little Willie John (1958), Palisades Park de Freddy Cannon (1962), Chapel of Love des Dixie Cups (1964) et Just Once in My Life (en) des Righteous Brothers[45],[46]. Dans la plupart des cas, l'interprétation des Beach Boys est fidèle aux versions originales de ces chansons[47].

Deux des chansons inédites remontent à plusieurs années. Susie Cincinnati (en), composée par Al Jardine, a été enregistrée en 1969 pendant les séances de l'album Sunflower et est apparue l'année suivante en face B du single Add Some Music to Your Day (en)[48], tandis que Back Home, composée par Brian Wilson avec son colocataire Bob Norberg, remonte à 1963[44]. Parmi les autres chansons originales, Everyone's in Love with You (en) constitue la deuxième composition de Mike Love en solo[23].

Fiche technique

[modifier | modifier le code]
Face 2
NoTitreAuteurDurée
1.Rock and Roll MusicChuck Berry2:29
2.It's OK (en)Brian Wilson, Mike Love, Dennis Wilson2:12
3.Had to Phone Ya (en)Brian Wilson, Mike Love, Diane Rovell1:43
4.Chapel of LoveJeff Barry, Ellie Greenwich, Phil Spector2:34
5.Everyone's in Love with You (en)Mike Love2:52
6.Talk to MeJoe Seneca2:14
7.That Same SongBrian Wilson, Mike Love2:16
8.TM SongBrian Wilson1:34
Face 2
NoTitreAuteurDurée
9.Palisades ParkChuck Barris2:27
10.Susie Cincinnati (en)Al Jardine2:57
11.A Casual LookEd Wells2:45
12.Blueberry HillAl Lewis, Larry Stock (en), Vincent Rose3:01
13.Back HomeBrian Wilson, Bob Norberg2:49
14.In the Still of the NightFred Parris3:03
15.Just Once in My Life (en)Gerry Goffin, Carole King, Phil Spector3:47

The Beach Boys

[modifier | modifier le code]

Musiciens supplémentaires

[modifier | modifier le code]

Équipe de production

[modifier | modifier le code]

Classements et certifications

[modifier | modifier le code]
Classements hebdomadaires
Pays (classement) Meilleure
position
👁 Drapeau des États-Unis
États-Unis
(Billboard 200)[49]
8
👁 Drapeau du Royaume-Uni
Royaume-Uni
(UK Albums Chart)[50]
31
Certifications
Pays Certification Date Ventes certifiées
👁 Drapeau des États-Unis
États-Unis
(RIAA)[51]
👁 Disque d'or
 Or
500 000

Références

[modifier | modifier le code]
  1. Badman 2004, p. 326.
  2. Carlin 2006, p. 165.
  3. Badman 2004, p. 323.
  4. a et b Dillon 2012, p. 217.
  5. a et b Badman 2004, p. 339.
  6. Dillon 2012, p. 216.
  7. Carlin 2006, p. 193-194.
  8. a et b Dillon 2012, p. 218.
  9. a b et c Badman 2004, p. 341.
  10. Carlin 2006, p. 194-195.
  11. Carlin 2006, p. 195.
  12. Badman 2004, p. 343.
  13. Carlin 2006, p. 195-196.
  14. Gaines 1986, p. 269.
  15. Badman 2004, p. 351, 354.
  16. Carlin 2006, p. 201.
  17. Gaines 1986, p. 286.
  18. a b c d et e Badman 2004, p. 358.
  19. Carlin 2006, p. 207.
  20. Badman 2004, p. 358, 362-363.
  21. Dillon 2012, p. 222-223.
  22. Abbott 1997, p. 104.
  23. a et b Dillon 2012, p. 226.
  24. White 1996, p. 316.
  25. Abbott 1997, p. 113.
  26. Carlin 2006, p. 206.
  27. White 1996, p. 317.
  28. Abbott 1997, p. 114.
  29. Gaines 1986, p. 287.
  30. Dillon 2012, p. 82.
  31. Badman 2004, p. 358, 364.
  32. a et b (en) John Bush, « 15 Big Ones - The Beach Boys », sur AllMusic (consulté le ).
  33. (en) Robert Christgau, « Beach Boys », sur Robert Christgau (consulté le ).
  34. a b et c (en) D. Erik Kempke, « The Beach Boys: 15 Big Ones/Love You Album Review », sur Pitchfork, (consulté le ).
  35. a et b (en) Jim Miller, « 15 Big Ones », Rolling Stone,‎ (lire en ligne).
  36. Carlin 2006, p. 202.
  37. Leaf 1978, p. 170.
  38. Badman 2004, p. 96, 364.
  39. Badman 2004, p. 362.
  40. Badman 2004, p. 369.
  41. Dillon 2012, p. 227.
  42. Abbott 1997, p. 111.
  43. Gaines 1986, p. 290.
  44. a et b Carlin 2006, p. 209.
  45. Lambert 2007, p. 310.
  46. White 1996, p. 315.
  47. Lambert 2007, p. 311.
  48. Badman 2004, p. 342.
  49. (en) « The Beach Boys », sur Billboard (consulté le ).
  50. (en) « Beach Boys », sur Official Charts Company (consulté le ).
  51. (en) « 15 Big Ones », sur RIAA (consulté le ).

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • (en) Kingsley Abbott (éd.), Back to the Beach : A Brian Wilson and the Beach Boys Reader, Helter Skelter, (ISBN 978-1-90092-402-3).
  • (en) Keith Badman, The Beach Boys : The Definitive Diary of America's Greatest Band, on Stage and in the Studio, Backbeat Books, (ISBN 978-0-87930-818-6).
  • (en) Peter Ames Carlin, Catch a Wave : The Rise, Fall, and Redemption of the Beach Boys' Brian Wilson, Rodale, (ISBN 978-1-59486-320-2).
  • (en) Mark Dillon, Fifty Sides of the Beach Boys : The Songs That Tell Their Story, ECW Press, (ISBN 978-1-77090-198-8).
  • (en) Peter Gaines, Heroes and Villains : The True Story of The Beach Boys, Da Capo Press, (ISBN 0306806479).
  • (en) David Leaf, The Beach Boys and the California Myth, Grosset & Dunlap, (ISBN 978-0-448-14626-3).
  • (en) Timothy White, The Nearest Faraway Place : Brian Wilson, the Beach Boys, and the Southern Californian Experience, Macmillan, (ISBN 0333649370).

Liens externes

[modifier | modifier le code]
v · m
Albums studio
Albums en concert
Compilations
Voir aussi