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Le mariage de Louise et Lorenzo a débuté lors d’une pool party dans l’une des deux maisons familiales de la mariée. Viola Florentine

Dans les coulisses du mariage de... Louise et Lorenzo

CARTE BLANCHE - Ils se connaissent depuis l’enfance mais l’évidence n’est née que des années plus tard. Entre traditions familiales et rêve de petite fille, Louise a dit oui à Lorenzo chez elle, en Provence.

Par Justine Feutry

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Leurs parents se connaissent depuis trente ans, ils se sont donc beaucoup croisés enfants, et la meilleure amie de Louise n’était autre que la cousine de Lorenzo. Pourtant, entre messages pour garder le lien et timing différents, il faudra attendre le mariage de cette dernière, en 2022, pour qu’ils échangent leur premier baiser. «Après avoir discuté quelques minutes à l’église avec lui, et compris qu’on était tous les deux célibataires, j’ai demandé à la mariée de changer le plan de table à la dernière minute pour que l’on soit assis à côté l’un de l’autre», se souvient Louise qui réalise que les planètes sont enfin alignées. Deux ans plus tard, ils se disent oui en juillet 2024 en Provence, dans le domaine familial de la jeune femme.

Les photos du mariage de Louise et Lorenzo en Provence

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La demande

«On s’est mis ensemble, ça a tout de suite été une forme d’évidence, et on ne s’est plus quittés», résume Louise. Il leur a fallu à peine deux mois pour savoir qu’ils avaient envie de passer le reste de leur vie ensemble. Dans les faits, Lorenzo comprend vite que le mariage est très important pour sa compagne, cette dernière aimant notamment l’idée de se fiancer à 25 ans, un âge qu’elle trouve «magnifique». «Comme il n’y avait pas de doute, ni de son côté, ni du mien, je me suis dit qu’il fallait concrétiser cela assez rapidement, se souvient le futur marié. J’ai donc fait ma demande à son père, un week-end où nous étions tous en famille.» Et même si Louise se doutait que quelque chose se tramait, il la surprend finalement, en lui faisant sa demande sans bague et au beau milieu de l’eau dans la région des Pouilles. «Nous étions tellement émus que nous avons failli nous noyer !», se souvient avec humour Louise.

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La bague

Une fois le «oui» prononcé, le nouveau fiancé s’est mis en quête de la bague pour officialiser leur engagement. «Je ne voulais pas qu’elle la choisisse comme ça, dans une boutique. J’aimais l’idée d’une certaine surprise...» Par chance, sa compagne qui rêve d’une pièce vintage comme celle de sa mère, regarde régulièrement les inspirations sur le compte Instagram de la marque Charlotte Sayers. Il note alors discrètement son coup de cœur, une bague en diamants en forme de marguerite. Et la commande en Angleterre avant de lui faire une nouvelle demande dans une chapelle perdue dans le massif des Dentelles de Montmirail, dans le Vaucluse, en août 2023.

La bague de fiançailles Charlotte Sayers. Neupap photography

L’organisation

«Nous avons eu neuf mois pour tout organiser, et si ça peut rassurer certains futurs mariés, c’est possible !», rassure Louise, cheffe d’orchestre de ce mariage organisé sans les services d’une wedding planneuse. «J’ai adoré tout planifier, je me suis même dit à un moment que je pourrais en faire mon métier. Plus on est dans les choses concrètes, plus on a le sentiment d’être au cœur de ce qui se passe. J’ai vraiment vécu la journée à fond.» La future mariée s’est donc lancée à corps et âme dans la préparation du jour J avec un réel souci du détail, déléguant seulement quelques missions à ses témoins et sa mère.

Le faire-part dessiné par la mariée. Neupap photography

Elle dessine ainsi le faire-part, le livret de messe et mais aussi, pour chacune des 32 tables, un lieu rappelant leur histoire. «Pour moi, il était assez évident que la vision la plus importante était la sienne car elle rêvait de ce moment depuis longtemps, ajoute Lorenzo. Elle a fait 90 % du travail et de mon côté j’ai ajouté mes envies sur des points assez précis comme l’éclairage ou le choix d’une tente assez élégante qui permettait de surplomber les oliviers.» La tente : un point crucial quand on organise un mariage à l’extérieur sans plan B. «C’était un détail au départ mais comme il a plu, ça a joué au moins à 30% dans la réussite de la soirée», reconnaît le couple.

Le choix du lieu

Dès leur premier week-end ensemble dans le Sud, Louise laisse entendre qu’elle rêve de se marier en Provence, là où leurs deux familles ont des racines. Le choix du champ d’olivier de la résidence familiale de Louise s’impose assez vite même si le couple craint au départ une logistique trop importante. De son côté, Louise redoute aussi un effet de déjà-vu puisque sa sœur s’est mariée dans ce même champ - «alors que finalement pas du tout, nous avons eu deux fêtes très différentes.»

La Provence et les champs d’oliviers, un lieu emblématique de l’enfance du couple. Neupap photography

«Reste que pour que ce soit équitable, j’ai aussi tenu à ce qu’on organise nos fiançailles en Normandie, où la famille de Lorenzo vit. Nous voulions vraiment intégrer tous les lieux qui comptaient et nos deux familles», résume la mariée. Pour le mariage civil, 120 invités sont conviés à une pool party dans la maison où Louise a passé son enfance. L’ambiance est conviviale avec un camion à pizza pour restaurer les invités. Le lendemain du mariage, les jeunes mariés ont prévu une sortie en canoé à l’Isle-sur-la-Sorgue.

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La tenue de la mariée

«Toute petite, je dessinais des robes de mariée, confie Louise. C’était une obsession». Alors quand il est question de choisir la sienne, l’enjeu est de taille. La jeune femme a déjà plusieurs idées en tête et surtout un souhait : se marier en Alaïa. «Ma mère portait beaucoup de ses créations. Et la famille de Lorenzo connaissait Azzedine (Alaïa, le couturier à la marque éponyme, décédé en 2017, NDLR). Il y avait donc une vraie symbolique et cette option créait un lien entre nous tous.» C’est donc dans un ensemble jupe patineuse et chemise en popeline courte, issu d’un ancien stock de la marque, qu’elle dit oui lors de la cérémonie civile. Elle l’assortit d’un voile signé Bernadette Antwerp rebrodé de brins de muguet, une fleur qu’elle affectionne tout particulièrement. Enfin, elle opte pour des sandales Prada, «plates pour un esprit assez décontracté et adapté au thème de la pool party

Les mariés le jour de la cérémonie civile. Hippolyte Petit

Pour la cérémonie religieuse, elle fait confiance à un ami de la famille qui a déjà habillé sa sœur pour son mariage : Rabih Kayrouz. «J’aimais le côté épuré et authentique de ses créations. Là encore, c’était une évidence.» À tel point que la future mariée ne fait aucun autre rendez-vous ailleurs. «L’avantage, c’est que la marque proposait du semi sur-mesure donc j’ai pu piocher plusieurs idées sur différents modèles.» Mais ce qui vient signer la tenue, c’est la cape agrémentée d’une capuche, que lui suggère Rabih Kayrouz lui-même lors du deuxième essayage. «J’aimais l’inspiration un peu madone.» Pour les chaussures, elle suit les conseils d’une amie et opte pour des sandales compensées Saint Laurent. «Elle m’avait assuré que c’était le modèle le plus confortable pour un mariage. Et j’ai tenu douze heures d’affilée, donc elle avait raison.» La jeune femme a également respecté la tradition en portant quelque chose d’ancien, de neuf et bleu en optant notamment pour une croix assez imposante reçue à sa confirmation et portée en collier, ainsi qu’une bague offerte par ses parents et réalisée chez Marie-Hélène de Taillac.

La bague tournesol de la mariée, en rappel de son bouquet et du thème général. Neupap photography

Enfin, sa mère lui suggère un bouquet de tournesols qui s’impose vite comme l’élément phare du mariage et que l’on retrouve aussi bien sur une de ses bagues donc, que sur les tables et le plan de table.

La tenue de la mariée est Maison Rabih Kayrouz. Neupap photography

Le petit détail personnel ? Un parfum à la fleur d’oranger offert par sa maman, Daniela Andrier, qui est nez et a travaillé pour les plus grandes maisons à l’image de Prada ou Miu Miu. «C’est le seul parfum auquel je reste fidèle», avoue Louise. Sa mère a également signé les bougies que les mariés ont offertes à leurs invités. «Elle s’est inspirée du parfum Bonpoint, car elle nous considère comme des bébés Bonpoint avec Lorenzo...»

Le regard de Lorenzo : «Je n’avais pas vu sa tenue avant. Le prêtre, qui était celui de ma paroisse quand j’étais au collège, m’avait demandé de ne pas me retourner avant qu’elle n’arrive jusqu’à l’autel. Je l’ai donc découverte au dernier moment. Et je n’avais jamais vu une telle cape avec cette capuche. Effectivement, elle avait tout d’une madone. C’était extrêmement émouvant».

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La tenue du marié

Pour le religieux, Lorenzo opte pour un costume croisé sur-mesure de chez Cifonelli, le tailleur de son grand-père. «C’était une expérience à vivre, avec des patrons faits sur-mesure.» Il opte en complément pour des chaussures Berluti. Pour le civil, c’est vers le tailleur de son père, Hartwood, qu’il se tourne. Leur particularité ? Les épaules napolitaines, c’est-à-dire sans épaulette. «C’est le style que je préfère, ça évite l’effet trop guindé.» Il assortit sa veste de costume d’un pantalon blanc et de chaussons napolitains.

Le costume croisé du marié. Neupap photography

Le regard de Louise : «J’étais très émue quand je l’ai découvert également. Le sur-mesure dessine une allure vraiment sublime.»

Le menu

«Pour le dîner, nous avons fait confiance au même traiteur que ma sœur. Nous voulions quelque chose de simple, bon et convivial», explique Louise. Au menu donc, côte de bœuf et gambas, accompagnés d’un gratin dauphinois et de légumes provençaux, le tout servi dans des grands plats à partager. En guise d’entrée, le couple a misé sur des ateliers culinaires lors du cocktail : gaspacho, mozzarella, jambon de parme... Côté boissons, des cocktails : Spritz, Amaretto Sour, Gin Tonic, Ricard ; mais aussi une bouteille de saké qui attendait les invités à leur table, un clin d’œil à leur passion pour le Japon. «Et qui a permis aux invités de patienter dans la joie et la bonne humeur alors que le dîner tardait à débuter en raison des coupures d’électricité.»

La pièce montée de meringues. Neupap photography

Pour le dessert, ils ont fait appel à une pâtisserie tenue par un couple d’amis de leur famille, Jouvaud, qui a imaginé une pièce montée de meringues, une de choux et des petits desserts provençaux. Et à 4 heures du matin, le marié tenait aussi à prévoir un petit snack (mini-burgers et mini-croque-monsieur).

Le moment qui les a le plus marqués

Louise garde particulièrement en mémoire deux moments très intenses. «J’étais très émue à l’issue de la cérémonie. À la fin, j’ai eu un sentiment de vertige. J’ai réalisé l’immensité du temps et de notre amour inconditionnel.» La mariée se souvient aussi de la joie ressentie devant l’énergie de leurs invités malgré la météo maussade et la pluie qui s’est invitée, retardant le dîner. «Comme le repas ne débutait pas à cause des problèmes d’électricité, j’ai eu pendant 20 minutes un vrai vague à l’âme. Je me suis dit que nous n’aurions jamais la partie plus festive avec la danse... Mais nos invités ont vraiment fait preuve d’une belle énergie positive.» Pour faire leur entrée sous la tente, ils choisissent la reprise de Modern Love par Zaho de Sagazan. «Et là, il y a eu un moment fou, comme si nous étions électrisés par la foudre, en transe. On avait changé une des musiques en dernière minute avec It’s raining men. L’énergie était folle. À la fois, nous étions seuls au monde et nous étions portés par nos invités.»

Lorenzo aussi, a aimé cet instant précis. «Mais il a aussi été ému par la préparation religieuse du mariage. On parle assez peu de cette partie. Cela faisait des années que je n’étais pas allée à l’église. Je m’attendais à quelque chose de très rigide et moralisateur. Mais c’était en réalité vraiment concret, les discussions étaient intelligentes et on nous a aussi amenés à réfléchir sur la vie qu’on allait passer ensemble. J’ai trouvé cela très fort.»

Le couple a profité d’un moment dans l’après-midi pour faire quelques photos, le cocktail ne débutant qu’à 18 heures. Neupap photography

Les trois mots qui résument le mieux cette union ?

Louise : «Lumineux, authentique (on voulait vraiment que le mariage soit à notre image) et électrique par rapport à l’ambiance !».

Lorenzo : «Familial, chaleureux et festif.»

Les conseils de la mariée

Louise : «S’impliquer ! Même si cela n’est pas toujours facile. Quand on organise un mariage chez soi, il faut penser à tout, de la tente à prévoir en cas de pluie aux toilettes à louer, en passant par l’électricité. Jusqu’à la veille, j’étais en train de travailler le plan de table et Lorenzo en train d’installer l’éclairage avec ses témoins. Et puis, tout s’anticipe, on a dû préparer le jardin des mois à l’avance pour qu’il soit prêt en juillet. Mais en parallèle, il faut aussi se ménager. J’aurais dû dormir un peu plus.»

Lorenzo : «Pour les futurs mariés, j’ajouterais que c’est compliqué d’y voir clair pour choisir son costume. Je suis allé chez des tailleurs mais j’avais l’impression qu’ils essayaient de me vendre leur modèle. Et moi, je ne savais pas vraiment si cela m’allait bien. C’est donc important de faire un vrai travail de recherche pour savoir ce que l’on désire avant de se lancer dans les essayages.»

Le couple a su vraiment profiter à 100% de ces trois jours. Neupap photography

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