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⇱ « J’avais l’impression de passer à côté de ma nature » : contre l’endométriose, l’option très insatisfaisante d’une vie sous pilule


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Maladie hormonodépendante, l’endométriose ne peut généralement pas être traitée. La pilule permet de la suspendre. Marine Lognoné
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« J’avais l’impression de passer à côté de ma nature » : contre l’endométriose, l’option très insatisfaisante d’une vie sous pilule

ENQUÊTE (2/3) - À une patiente en grande souffrance pendant ses règles, les médecins prescrivent le plus souvent la pilule en continu. Mais ses effets secondaires peuvent se révéler très insatisfaisants. Pour certaines, une opération par ultrasons est désormais envisageable.

Par Madeleine Meteyer

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Chaque mois, Rose se retient d’ouvrir l’un des petits sachets rectangulaires qu’elle conserve au cas où au fond de sa pharmacie. « Ce serait simple de recommencer. » Rose n’est pas une ancienne toxico et les paquets ne contiennent pas de fentanyl mais une bête pilule contraceptive, l’Optimizette. À laquelle la jeune femme, 33 ans, un chien, un mari, s’interdit de « revenir ». Atteinte d’une endométriose aux ligaments utéro sacrés, des bandes fibreuses qui relient l’utérus au sacrum, Rose a pris cette pilule pendant trois ans, sans marquer d’arrêt chaque mois comme le font les femmes qui ingèrent des hormones pour leur contraception. Cette prise continue suspendait ses règles et les douleurs associées. Mais, avec le temps, Rose s’était mise à compter les inconvénients : trop nombreux. Depuis, pour calmer les spasmes qui lui « déchirent le dos et le ventre », elle prend des antalgiques, du Tramadol parfois. À sa dernière échographie pelvienne, le médecin a détecté de nouvelles lésions. Aucun organe n’est menacé. Mais, se demande-t-elle, « si j’avais pris ma pilule, est-ce que la maladie se serait étendue ? » Peut-être que non. Car contre l’endométriose, «on n’a pas encore trouvé mieux que les traitements hormonaux», tranche le docteur Sophie Warembourg, gynécologue aux Hospices Civils de Lyon et à l’Hôpital de la Croix Rousse. Même si les jeunes femmes d’aujourd’hui dénoncent plus souvent leurs effets secondaires, parfois insoutenables.

Des histoires chaotiques

La pilule, Joséphine, 31 ans…

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