À travers ses façades de la Sagrada Família, Gaudí ou le mystère de l’Incarnation dans toute sa complétude
RÉCIT - L’objectif de l’architecte était d’évoquer tout le mystère de l’Incarnation, de la paille de la crèche jusqu’au bois de la croix, quitte à faire un grand écart stylistique.
Par François-Joseph Ambroselli, pour Le Figaro Hors-série
à vos sources préférées
- Lire dans l’app
-
Nouvelle fonctionnalité !
Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
Sauvegarder un article
Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
-
Lien copié
Dans son dernier numéro, « Gaudí - Le Soleil de Barcelone» , Le Figaro Hors-Série célèbre celui à propos duquel le directeur de l’École supérieure d’architecture de Barcelone se demanda : « Est-ce un génie ou un fou ? » Un époustouflant voyage au cœur de la folie moderniste.
La Sagrada Família a deux visages. Le premier est généreux et opulent, presque bouffi : la façade de la Nativité. Le second est émacié, les traits tirés et anguleux, comme ceux d’un ascète : la façade de la Passion. À les observer tour à tour, à l’est puis à l’ouest, l’on se demande s’il s’agit de la même basilique, du moins du même architecte. D’un côté, les grottes profondes de Judée d’où surgissent des anges musiciens, des Rois mages chargés de trésors, des bergers avec leur troupeau, tous agenouillés pour adorer l’Enfant Jésus présenté par Marie et Joseph. Le tout est richement ornementé de fleurs, de voltigements d’oiseaux et soutenu par des colonnes torsadées aux chapiteaux de palmiers…
