Le voyage éternel de la Sagrada Família, ce temple hors norme imaginé par Antoni Gaudí
Par LENA
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VU D’AILLEURS - Toutes les hyperboles semblent désormais insuffisantes pour qualifier la Sagrada Família, qui accueillera le pape Léon XIV ce mercredi. Un genre architectural à part entière.
Passer la publicitéPar Borja Hermoso (El Pais)
Que se serait-il passé si, ce 7 juin 1926, sur la Gran Vía de Barcelone, entre les rues Girona et Bailén, Antoni Gaudí avait accéléré le pas, ou si le tramway avait freiné à temps ? Rien de tout cela ne se produisit. Le génie à la barbe blanche et au caractère orageux (« j’ai tout réussi dans la vie, sauf une chose : dompter mon mauvais caractère »), qui, comme chaque après-midi et en bon soldat de Dieu, se rendait à l’église Sant Felip Neri pour y expier ses péchés, fut renversé. Il mourut trois jours plus tard. Il avait 73 ans. Barcelone descendit dans la rue pour lui rendre un dernier hommage ; sa dépouille fut inhumée dans la crypte de la Sagrada Família, cette basilique impossible née de son esprit et de ses mains, à laquelle il consacra 43 ans de sa vie, dont douze exclusivement, et, durant les huit derniers mois, en vivant en permanence dans l’atelier qu’il avait fait construire dans le temple.
Il faudra donc se contenter de continuer à contempler…
