La pollution va-t-elle tous nous tuer?
Par Christophe Doré
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SANTÉ - La qualité de l’air est devenue une vaste inquiétude relayée au niveau mondial. L’OMS parlait dernièrement d’«impact dévastateur». Y a-t-il des raisons d’espérer?
Passer la publicitéLondres, le vendredi 5 décembre 1952. Il fait froid et un anticyclone s’est installé sur la capitale britannique. Pas de vent. Le Great Smog dont l’usage du charbon est la principale cause s’installe. Il va durer cinq jours avant qu’une brise salutaire libère Londres de son brouillard délétère. Les rapports médicaux qui tombent dans les semaines qui suivent sont dramatiques: 4000 personnes mortes des suites directes du smog et près de 100.000 personnes malades. Great Smog est le pire épisode de pollution atmosphérique de l’histoire du Royaume-Uni. Il a entraîné la signature en 1956 d’une des premières lois environnementales européennes, le Clean Air Act (loi pour nettoyer l’air). Elle a imposé dans le pays pionnier de la révolution industrielle des réformes drastiques pour purifier l’air. C’était il y a à peine 65 ans.
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