ZFE menacées : la timide contre-attaque du gouvernement
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Experts en santé publique et élus locaux étaient réunis lundi après-midi autour de trois ministres afin de défendre la qualité de l’air et tenter de sauver les zones à faibles émissions.
Passer la publicitéL’éléphant dans la pièce. Réunis lundi après-midi pour un - quelque peu pompeux - « Roquelaure de la qualité de l’air », les ministres Agnès Pannier-Runacher (Transition écologique), François Rebsamen (Aménagement du territoire) et Yannick Neuder (Santé) ont fait front commun devant un parterre d’experts et d’élus locaux, afin de rappeler à quel point la qualité de l’air est « un enjeu de santé publique fondamental ». Le calendrier ne doit rien au hasard : le gouvernement tente de sauver les zones à faibles émissions (ZFE), un dispositif considéré par ses nombreux détracteurs comme une « bombe sociale », qui restreint l’accès des grandes villes aux véhicules les plus polluants. Les députés LR et RN - avec des voix d’autres groupes politiques - ont fait supprimer ces ZFE en commission spéciale, dans le cadre des débats sur le projet de loi de « simplification ».
Ce « Roquelaure » (du nom de l’hôtel particulier accueillant le ministère de la Transition écologique)…
