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Face à la fronde, ces associations écologistes et élus de gauche qui tentent de sauver les ZFE

Par Clément Gros

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👁 La ministre de la Transition écologique veut rendre obligatoire les ZFE dans les agglomérations de Lyon et Paris

À partir de ce 8 avril, les députés vont examiner le projet de loi simplification avec à la clé, le vote d’une possible suppression des ZFE. En attendant, les défenseurs de la mesure tentent de convaincre avec des arguments sur la qualité de l’air.

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C’était le coup politique de ces dernières semaines. Le texte simplification - qui contient la suppression des ZFE - sera examiné en séance à l’Assemblée nationale à partir de ce 8 avril. Et à cette occasion, d’autres voix souhaitent se faire entendre. Celles qui ne voient pas forcément les ZFE d’un mauvais œil. D’abord, il y a celle du gouvernement. Voyant la gronde monter, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher proposera par amendement, de ne rendre obligatoire les ZFE «que pour des agglomérations qui dépassent des seuils réglementaires de qualité de l’air pendant trois années sur les cinq dernières années». En l’espèce, Paris et Lyon. Le cabinet de la ministre, souhaite néanmoins «conserver une base légale pour que les collectivités qui souhaitent continuer à mettre en place des ZFE puissent le faire simplement». Sans obligation donc.

France nature environnement dénonce «un recul»

Le problème auquel fait face le cabinet de la ministre est cornélien : ne pas remettre en cause une directive européenne, tout en évitant les effets d’une potentielle «une bombe à retardement sociale», selon les termes des opposants à la mesure.

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Les associations écologistes, elles, redoublent d’efforts pour soutenir les ZFE. Le 2 avril dernier, France Nature Environnement, un mouvement qui rassemble près de 6000 associations de protection de la nature, a publié un rapport dénonçant «les reculs environnementaux», proposés dans les différents projets de loi simplification «depuis 15 ans». Ce même texte qui propose désormais «la suppression des ZFE». «Les dernières réformes de simplification s’avèrent être, en matière d’environnement, un cheval de Troie de la dérégulation, un processus insidieux et malhonnête qui affaiblit l’État de droit et la justice environnementale, et met en péril la protection des écosystèmes et la construction d’un monde vivable», dénonce en introduction du rapport Antoine Gatet, président de FNE.

Parmi les associations membres de France Nature environnement, on compte «Respire», qui avec une autre ONG «Clean Cities» lutte depuis 2023 pour des ZFE «saines et justes». Ensemble, ils ont proposé un plaidoyer de « 5 piliers et 10 mesures concrètes une mise en œuvre efficace et socialement juste des ZFE-m». Leur argument principal pour soutenir les ZFE est celui de la santé, avec à l’appui les chiffres de «Santé Publique France et du Sénat» qui démontre que la pollution de l’air «entraîne chaque année 40 à 100.000 décès et représente un coût annuel de l’ordre de 100 milliards d’euros».

Mais conscient de la difficulté sociale de la mise en œuvre, ces associations proposent donc de «créer un calendrier unifié et réviser les vignettes Crit’Air en intégrant le poids du véhicule», « stimuler le marché de l’occasion de demain en s’appuyant sur les flottes automobiles professionnelles», «élaborer une stratégie industrielle nationale de production de véhicules légers», «planifier les alternatives à la route de façon systémique pour articuler le court terme et le long terme», ou encore « assurer l’équité via le paramétrage des ZFE-m».

Les soutiens politiques

Si le récent vote sur la suppression des ZFE, a été marqué par l’abstention de plusieurs députés de gauche, certains continuent à les défendre. Le député PS de Seine Maritime, Gérard Leseul s’est dit dépité auprès de nos confrères d’Ici Normandie «que le vote de suppression des ZFE  ne soit pas fondé sur une étude d’impact». «Cette suppression n’est pas argumentée sérieusement», ajoute-t-il, appelant à «prendre des mesures d’accompagnement social pour les ménages modestes». «C’est un échec de la politique gouvernementale en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et des particules fines», estime-t-il.

Même son de cloche du côté de Jacques Fernique, sénateur Les Écologistes du Bas-Rhin, ou de Vinciane Brunel, coprésidente du groupe Les Écologistes à la Métropole de Lyon. «Les ZFE, c’est vraiment répondre au problème de la qualité de l’air, qui engendre chaque année 40.000 morts largement provoqués par nos gaz d’échappement», a indiqué le premier sur l’antenne d’Europe 1. Argument repris par la deuxième sur l’antenne de Sud radio ajoutant que «les ZFE pour qu’elle soit juste socialement, il faut les accompagner de beaucoup de dispositifs, c’est-à-dire les aides financières ou les dérogations selon les usages». 

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97 commentaires
  • Content ou pas content

    le

    Les « particules fines » ne sont pas le fait de la plupart des véhicules ( hors diesel) mais plus du chauffage.

  • Danmal35

    le

    Renoncer à 1 ânerie, trop rarement en France, c'est aussi le début de l'intelligence !..
    Quant au "respect de l'Etat de droit", que tous nos élus ecolos gauchos y pensent concernant le défunt projet de l'aéroport de N.D des Landes, le chantier de l'A89, Sivens et autres oppositions violentes qu'ils soutiennent, voire legitiment par ailleurs!..

  • Sans-dents

    le

    Argument sur la qualité de l'air, à Paris:
    AirParif a mesuré que le taux de particules fines émis par le Métro parisien (plaquettes de frein) est quatre fois supérieur à celui émis par les véhicules automobiles, jusqu'à la petite couronne ! (délimitée par la A86).
    Donc il faut immédiatement supprimer le Métro !!! ;-)) (?)

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