« Des agneaux que je devais remettre sur patte » : trois ans après avoir fondé une Académie picturale, Henri Matisse retourne à ses pinceaux les deux tableaux
RÉCIT - Trois années suffirent à Matisse pour comprendre la difficulté de transmettre à des élèves la « rigueur créatrice » et le goût de cultiver sa personnalité. Mais elles le rendirent à sa vocation de peintre.
Par Martin Peltier, pour Le Figaro Hors-série
à vos sources préférées
- Lire dans l’app
-
Nouvelle fonctionnalité !
Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
Sauvegarder un article
Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
-
Lien copié
Cet article est extrait du Figaro Hors-série « Matisse en liberté » : redécouvrez l’un des peintres les plus audacieux du XXe siècle, qui a fait de son itinéraire artistique un voyage initiatique, en kiosque et sur le Figaro Store.
En 2019, pour le 150e anniversaire de la naissance du peintre, le musée Matisse du Cateau-Cambrésis organisa une exposition, « Henri Matisse, élève et professeur, 1890-1911 ». Elle reposait sur une intuition simple et juste : Matisse élève explique Matisse professeur ; il avait voulu enseigner ce qu’il avait appris. Mais qu’avait-il appris et comment, et comment comptait-il l’enseigner, que voulait-il transmettre ? C’est toute la question de l’aventure de l’académie libre qu’il fonda en 1908. La réponse montre un malentendu entre ses élèves et lui, qui l’amena à fermer dès 1911. Mais cette brève parenthèse le renseigna sur sa vocation d’homme et de peintre.
La peinture fut pour Matisse coup de foudre et conquête difficile. Il l’a raconté cent…
