Laissez parler les p’tits papiers : constellations, jardins, masques, corps… La dernière trouvaille d’Henri Matisse pour libérer la couleur
RÉCIT - À la fin de sa vie, Matisse invente un dernier printemps où la peinture respire à même le papier. Sous ses ciseaux, la couleur est libérée, les fragments deviennent constellations, jardins, masques, corps en apesanteur.
Par Gloria Fossi, pour Le Figaro Hors-série
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Cet article est extrait du Figaro Hors-série « Matisse en liberté » : redécouvrez l’un des peintres les plus audacieux du XXe siècle, qui a fait de son itinéraire artistique un voyage initiatique, en kiosque et sur le Figaro Store.
« Vous voyez comme je suis obligé de rester très souvent au lit à cause de mon état de santé, je me suis fait un petit jardin, tout autour, où je peux me promener », confie Henri Matisse à André Verdet lorsque le poète et critique d’art lui rend visite à Cimiez, entre l’hiver 1951 et l’hiver 1952, dans l’appartement du peintre à l’ancien hôtel Régina. Après la mort de Matisse en 1954, celui-ci fut vendu ; nous ne pouvons plus l’entrevoir qu’à travers les descriptions des amis de Matisse, les poètes Aragon et Verdet, en tête, et les photographies d’époque, notamment celles d’Henri Cartier-Bresson, de Michel Sima, et d’Hélène Adant, cousine de Lydia Delectorskaya, muse et collaboratrice du vieux peintre.
Nous rêvons, un jour, d’être là, à leurs côtés, et…
