Pionnière suédoise de l’abstraction, scénographie audacieuse... Au Grand Palais, une exposition consacrée à Hilma af Klint
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CRITIQUE - L’artiste, qui a transformé sa passion pour la théosophie en immenses tableaux à la palette suave, est à découvrir jusqu’au 30 août.
Passer la publicitéÀ quoi pense une jeune Suédoise en cette fin de siècle qui précède l’avènement de l’art moderne ? Aux étoiles, pourrait-on dire tout simplement, en promenant son regard dans le boudoir rose que lui consacre le Centre Pompidou dans les hautes Galeries du Grand Palais. Il faut un rien d’obstination pour trouver cette exposition subtile dans le dédale du monument parisien où l’art cohabite sous toutes ses formes, et qui replace cette visionnaire, au sens plein du terme, dans sa tour d’ivoire. Là, entre voiles de l’aube et énormes tableaux mystiques à la palette douce, son monde à la fois délicat et ésotérique, intime et monumental, se déploie comme un bouquet étrange. Pour Paris, Hilma af Klint (1862-1944) reste une découverte en grand format, un rêve stellaire qui invite le merveilleux et les esprits dans ce mirage qu’est la peinture.
New York l’a compris avant nous. La spirale du Guggenheim lui a consacré une rétrospective éclatante, à l’hiver 2018, « Hilma af Klint Paintings for the…
