À Dinard, L’Hourloupe de Jean Dubuffet vous entourloupe
Par Béatrice de Rochebouët, envoyée spéciale à Dinard
à vos sources préférées
- Lire dans l’app
-
Nouvelle fonctionnalité !
Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
Sauvegarder un article
Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
-
Lien copié
Au Palais des arts et du festival, le cycle qui a rendu célèbre l’artiste frondeur de l’après-guerre est montré en totalité. Une exposition magistrale conçue avec la fondation qui porte son nom.
Passer la publicitéL’Hourloupe ou la fabuleuse histoire sans fin de Jean Dubuffet ? Né d’un jeu d’associations de consonances (loup, hurler, hululer, entourloupe) ou d’emprunts aux contes (Riquet à la houppe et Le Horla), ce mot est une pure invention de l’artiste. Il désigne son langage visuel en trois couleurs essentielles, le rouge, le bleu et le blanc, cerné d’un épais trait noir, marque de fabrique facilement identifiable dans l’art du XXe siècle. Il fut à l’origine du titre d’un petit livre enfermant ses divagations graphiques griffonnées au stylo-bille, un jour où il était au téléphone. Et donna surtout naissance à un cycle, de 1962 à 1974 – le plus long et le plus complet ! –, et se poursuivit partiellement jusqu’en 1983, deux ans avant sa mort. De quoi intriguer ceux qui font semblant de le connaître.
Au cœur de son œuvre, L’Hourloupe est pour la première fois montré en totalité, à travers dessins, peintures, sculptures, architectures et installations spectacle, au Palais des arts et du…
