Des cuissardes désirables, un jaune vibrant, une guest surprise... Les 5 choses à retenir du défilé Hermès
Pas invité(e) au défilé Hermès pour les collections femmes de l’automne-hiver 2026 ? Pas grave, voici cinq éléments à retenir qui prouvent que vous maîtrisez (un peu) le sujet et vous aideront à composer votre vestiaire à venir.
Passer la publicité Passer la publicitéLa surprise Charlotte Gainsbourg
Comme à l’accoutumée, et tout particulièrement en ce samedi ensoleillé, la foule se masse aux abords de la Garde Républicaine, lieu historique des défilés des collections féminines d’Hermès. La curiosité les aimante, l’espoir d’apercevoir quelques têtes célèbres aussi. Pourtant, la maison cultive un goût pour la discrétion bien connu et ne cherche jamais à aligner un front row tapageur additionnant les millions de followers sur les réseaux sociaux. Parmi les invités de ce défilé automne-hiver 2026 se trouvent les journalistes bien sûr mais également les amis et les fidèles, comme Julie Gayet, Jeanne Balibar ou encore Géraldine Pailhas. De nouvelles têtes également comme Bella Freud, l’arrière-petite-fille du père de la psychanalyse Sigmund Freud, fille du peintre Lucian Freud, et créatrice du podcast «Fashion Neurosis».
Mais cette saison, une guest a créé la surprise : l’actrice et chanteuse Charlotte Gainsbourg, que l’on voit plus habituellement en front row de Saint Laurent. Sa présence rappelle les affinités qui existent entre elle et le célèbre sellier. Tout le monde connaît les liens profonds qui unissaient sa mère, Jane Birkin, à Hermès. En 1984, la maison lui avait spécialement créé un sac, baptisé de son nom et devenu cultissime : le Birkin.
Le décor d’une nuit tombée
Dans un cube noir, tapissé de mousse de sous-bois, le jour décline à la Garde Républicaine. Dans cette atmosphère entre chiens et loups, où la nuit s’annonce, et la lune s’élève, les mannequins passent de l’ombre à la lumière avec assurance dans des costumes sombres au tailoring remarquable, vestes longues à trois poches sur pantalons ajustés.
Elles s’enveloppent dans de grands manteaux vert forêt ou bleu nuit, déambulent en minijupes zippées et pulls kaki rehaussés d’une cravate en maille vermillon. Elles expriment une féminité confiante en vestes de cuir souple, la taille soulignée par des ceintures chaînes rock, portées avec des jupes fendues dévoilant la jambe. La palette de couleurs reflète tous les mouvements du ciel à la tombée du jour qui passe d’un soleil couchant rougeoyant à ciel encre marine, un noir profond ou un bleu de lune.
La couleur phare, le jaune soleil de l’hiver prochain
Au milieu des tons de l’automne, une couleur se distingue cette saison dans presque toutes les collections : le jaune. Chez Hermès, Nadège Vanhee, la directrice artistique des collections femmes, fait éclater un grand soleil sur des silhouettes complètes comme cette robe en cuir glacé, fendue à la jambe comme au rayon laser, ou par touches sur un blouson court en peau lainée, des souliers ou un sac porté à la main. Elle le décline dans des tonalités plus ocre sur minijupes, longs manteaux rehaussés de cols de fourrure. C’est réchauffant, lumineux, vibrant. Un shoot de dopamine.
L’accessoire ultra-désirable : la cuissarde
On ne pensait pas en avoir envie. Et pourtant ces hautes bottes font fort effet. Ici, rien de tapageur. Les cuissardes Hermès, en cuir souple et sans talons, habillent la jambe, allongent la silhouette et confèrent une allure affirmée. Elles se portent sur des pantalons jodhpurs, des leggings de cuir, ou avec des collants colorés et jupes courtes. On les choisit soit en tons sur tons pour qu’elles se fondent dans la silhouette ou au contraire dans des coloris marqués pour attirer le regard. C’est la pièce forte.
La référence arty d’un carré de soie
Quelques silhouettes du défilé retiennent l’attention par leurs formes géométriques et leurs couleurs. Toutes reprennent le dessin d’un carré de soie culte de la maison Hermès, intitulé Perspective et signé d’A.M. Cassandre.
Cet artiste français, graphiste, affichiste et peintre mort en 1968, a dessiné ce carré en 1951 représentant une construction énigmatique projetée vers un point de fuite, qui découpe une fenêtre sur le ciel. On retrouve les motifs cubistes du carré sur une veste matelassée, un grand foulard porté comme une cape, une chemise de cuir et une mini-robe ajustée.
