Longchamp célèbre ses 20 ans de complicité créative avec le créateur américain Jeremy Scott
Pour fêter leur collaboration aussi créative qu’amicale, entamée en 2006, le créateur américain et Sophie Delafontaine, la directrice artistique de la marque française, présentent un sac Pliage revisité en carte postale de New York.
Passer la publicité Passer la publicitéPlus qu’une collaboration, c’est une histoire d’amitié, qui a commencé en 2006. Cette année-là, la maison Longchamp crée la surprise en invitant le créateur américain Jeremy Scott à revisiter son iconique sac Le Pliage. Vingt ans plus tard, cette collaboration fructueuse est devenue l’un des partenariats les plus célèbres et pérennes de la sphère mode, donnant lieu à de multiples réinterprétations audacieuses et pleines d’esprit du sac. Pour fêter ces deux décennies d’affinité créative, et dans le prolongement de l’initiative du Comité Colbert célébrant l’amitié franco-américaine à travers l’exposition Hidden Treasures, Longchamp et Jeremy Scott se retrouvent pour une nouvelle collaboration.
Au programme : une nouvelle version du célèbre sac Le Pliage, inspiré de l’esthétique nostalgique des cartes postales de New York. Skyline iconique, couleurs franches, typographies rétro et esprit pop assumé : le modèle anniversaire capture l’énergie électrique de la Grosse Pomme. En édition limitée ce Pliage, Greetings from New York est vendu exclusivement dans les boutiques Longchamp de Manhattan et en ligne sur Longchamp.com. Rencontre dans le flagship de la marque française à Soho, au sud de New York, avec le designer star et Sophie Delafontaine, la directrice artistique de Longchamp.
Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Jeremy Scott.- «C’était il y a un peu plus de vingt ans. Grâce à une attachée de presse commune à l’époque, Kelly Cutrone, une légende new-yorkaise, et surtout un personnage haut en couleur ! Mais bien avant que l’on se rencontre, j’étais déjà fasciné par le sac Le Pliage. Et puis, Sophie a eu cette idée de créer une ligne de bagages. J’ai tout de suite accepté car j’aime exprimer ma créativité dans un autre univers. Et j’aime particulièrement quand il y a une sorte de mission. Un peu comme : “Ok, voilà ce que tu vas faire. Voilà le projet.” Pour moi, c’est très stimulant. Pour notre première collection, en 2006, j’ai pensé aux conteneurs maritimes et à l’expédition d’antiquités fragiles. Je me suis dit : “Et si je créais un visuel qui ressemble à ces caisses en bois qu’on utilise pour expédier des œuvres d’art très importantes au Louvre ?” Nos propres affaires ont la même valeur sentimentale, inestimable. Surtout lorsque l’on perd sa valise… Donc, toute cette histoire de fragilité, de précautions et de sac perdu vient de là.»
Sophie Delafontaine.- Cette collection en édition limitée intitulée This is not your Bag a été spécialement conçue pour l’ouverture de cette boutique, à Soho. C’était vraiment une belle rencontre : on a découvert nos univers respectifs, et l’on ne s’est plus jamais quitté depuis.
Qu’est-ce qui vous rassemble ?
S.D.- On ne pourrait pas être plus différents, je crois !
Passer la publicitéJ.S.- Et c’est la raison pour laquelle on travaille si bien ensemble. Honnêtement, travailler avec quelqu’un d’aussi talentueux, qui respecte l’art et le patrimoine, c’est essentiel. Caroline a toujours été si ouverte à mes idées. Pour moi, c’est primordial de pouvoir collaborer avec quelqu’un en qui j’ai une confiance absolue. Mes collaborations les plus longues, comme celle avec Adidas, ont d’ailleurs été avec des personnes qui m’ont inspiré cette confiance.
S.D.- Jeremy fait partie de ma famille. Et de ma carrière. C’est vraiment un échange créatif, une discussion continue qui a été pour moi une source d’inspiration incroyable. S’il est basé à Paris, il vit à Los Angeles. Malgré la distance, on reste très proche. Pour fêter les dix ans de notre collaboration, je suis allée à Los Angeles, Jeremy m’a emmenée partout en voiture pour me montrer tous les endroits qu’il aime. On a même fait du SoulCycle ensemble! Faire du vélo dans une ambiance boîte de nuit… quelle idée ! C’était vraiment génial. Très amusant.
Jeremy ScottMon plus grand objectif en tant que créateur? Communiquer avec les gens, créer du lien, faire partie de leur vie. Ce sac, Le Pliage, c’est leur histoire.
Le Pliage, c’est quoi pour vous ?
J.S. : Une obsession, depuis sa création en 1993. Je l’adore sous toutes ses formes. C’est un design génial car tellement de gens peuvent se l’approprier de différentes manières. Quand je vois une personne à l’aéroport ou dans la rue avec un de mes sacs Longchamp, j’ai l’impression de croiser un membre de ma famille ! Je me dis : “waouh, une petite partie de moi est liée à l’histoire et à la vie de cette personne.” Ça a toujours été mon plus grand objectif en tant que créateur : communiquer avec les gens, créer du lien, faire partie de leur vie. Ce sac, c’est leur histoire. Ils ont voyagé avec lui. C’est toujours très émouvant.
S.D. : Jeremy a transformé le sac iconique de la maison en véritable objet de collection, mêlant culture pop, humour et imaginaire du voyage. Ce qui est génial avec ses imprimés audacieux, amusants mais jamais vulgaires, c’est que les gens peuvent se reconnaître. Sans oublier qu’apporter une touche d’optimisme, de fraîcheur et de couleur dans ce monde morose, est quelque chose dont les gens ont vraiment besoin en ce moment. Ce qui a aussi fait le succès de toutes les toiles de sacs de Jeremy, c’est qu’elles sont résolument unisexes. Si on les voit sur toute la communauté de Jeremy, on peut aussi les imaginer portées par des femmes très élégantes, peut-être avec un sac Hermès et un Pliage comme sac de voyage.
Passer la publicitéJ. S. : Pneus, cartes de crédit, signes astrologiques, caniches, et des graphismes inspirés des dessins animés et de la culture américaine : chaque motif de Pliage a sa propre personnalité et exprime une humeur différente. Ils forment comme une sorte de grande famille. Et ce que l’on adore avec ces sacs, c’est qu’ils sont vraiment devenus au fil des décennies des objets de collection. Une rétrospective, offrant un regard complet sur l’héritage créatif de notre collaboration, est d’ailleurs ouverte au public jusqu’au 14 juin au flagship de SoHo.
Quelles ont été les inspirations pour ce sac anniversaire ?
J. S.- On avait déjà fait une toile au motif carte postale en 2012. Elle s’appelait Paradis, en hommage aux endroits où tu aimes aller en vacances. Elle a tellement bien marché qu’on a imaginé celle de Paris en 2014, Hollywood en 2015, et aujourd’hui New York. Le motif dévoile la célèbre skyline de Manhattan, se déployant comme un souvenir de vacances capturé sur le vif. Et bien évidemment, elle célèbre aussi l’esthétique nostalgique des cartes postales manuscrites. Celles qui disparaissent de plus en plus de nos boîtes aux lettres…
