Louis Vuitton embrase Avignon avec un défilé Croisière magistralement orchestré par Nicolas Ghesquière
Jeudi 22 mai au soir, pour la première fois de son histoire, le Palais des papes a accueilli un défilé de mode : celui de la Croisière Louis Vuitton 2026. Une collection épique présentée devant un parterre d’invités - Cate Blanchett, Brigitte Macron, Catherine Deneuve, entre autres - digne du Festival de Cannes.
Passer la publicité Passer la publicitéLe Palais des papes, qui voit défiler les plus grands comédiens chaque été lors du Festival d’Avignon, a été ce jeudi soir le théâtre d’un spectacle inédit. C’est dans ce trésor de l’architecture gothique, classé monument historique et au patrimoine mondial de l’Unesco, que Nicolas Ghesquière a choisi de présenter la collection croisière Louis Vuitton 2026.
Une première pour ce monument emblématique de la France et une nouvelle escale Louis Vuitton qui rend hommage au patrimoine de l’Hexagone et résonne avec la passion que porte Nicolas Ghesquière aux chefs-d’œuvre architecturaux qui ont toujours habillé ses collections Croisière pour la maison. Dans cette cité multiséculaire, un parterre des plus prestigieux est venu admirer le nouvel opus du designer dans la cour d’honneur.
Entre les stars internationales - Cate Blanchett, Emma Stone, Saoirse Ronan, Sophie Turner, Alicia Vikander -, les actrices et artistes françaises amies de la maison - Noémie Merlant, Marina Foïs, Zaho de Sagazan, Lous and the Yakuza -, les étoiles coréennes - le musicien Felix, la sublime Hoyeon, héroïne de Squid Game et égérie de la maison -, l’ambiance est digne du Festival de Cannes. La tension monte d’un cran quand Catherine Deneuve et Brigitte Macron, déclenchant les flashs des photographes, s’installent au front row à côté de Cate Blanchett.
Brigitte Macron, Catherine Deneuve... Les stars au premier rang du défilé Croisière Louis Vuitton 2026
Jeanne d’Arc des temps modernes
À 21 heures, alors que le soleil doré si particulier de la Provence darde ses derniers rayons sur les pierres séculaires du palais, le coup d’envoi du défilé est donné. Les modèles descendent le long des sièges rouges en gradin où se tient habituellement le public qui, lui, se retrouve côté scène. La mannequin australienne Julia Nobis ouvre le show, dans une minirobe armure aux rayures traversées de détails métalliques, grandes bottes recouvertes d’œillets, Jeanne d’Arc des temps modernes ou nouvelle incarnation d’une certaine Elizabeth jouée par Cate Blanchett.
Nicolas Ghesquière fait défiler son théâtre en version couture augmentée, télescopant les époques et les références, passant dans sa centrifugeuse châtelaines du Moyen Âge, danseuses, acrobates, artistes glam rock, icônes sixties et seventies, mixant Excalibur, David Bowie ou Jean Vilar (le fondateur du Festival d’Avignon) comme dans un jeu vidéo légendaire des plus spectaculaires. Les capes théâtrales succèdent ainsi aux minirobes brodées Renaissance, les paillettes et les pétales de fleurs subliment des tee-shirts oversize, les ensembles en tricots colorés semblent d’une complexité inégalée, les patchworks de couleurs électrisent les robes sixties, les longues robes fluides sont traversées de flammes et le jacquard tissé tapisserie s’invite avant les vestes en cuir ou le daim qui sublime les blousons et les jupes virevoltantes.
Ces superhéroïnes aux bottes plates rehaussées de pierreries racontent aussi bien les légendes d’hier et les contes d’aujourd’hui, arborant leurs vêtements de scène ultramodernes dans un spectacle qui restera aussi dans les mémoires d’Avignon. En final, Nicolas Ghesquière vient saluer son public sous une standing ovation totalement méritée.
