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Quelle est cette pièce phare des années 1960 au cœur de la controverse aujourd’hui ?

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Récemment portée par Olivia Rodrigo pour la promotion de son nouvel album, la robe baby doll se retrouve - encore - au cœur de la polémique.

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Minirobe Chloé à volants, bloomers, chaussettes hautes et casque sur les oreilles... Dans les couloirs du château de Versaille, Olivia Rodrigo danse au rythme de Drop Dead, le premier single de son troisième album, You Seem Pretty Sad For a Girl So in Love, dont le lancement est prévu le 12 juin. C’était le 17 avril, et depuis, la chanteuse de 23 ans a multiplié les apparitions, en ligne, sur scène et sur les plateaux télévisés, arborant une robe baby doll après l’autre.

La chanteuse Olivia Rodrigo lors de son concert au Théâtre Grec de Barcelone. (Barcelone, le 8 mai 2026.) Europa Press/ABACA

Chacun de ses albums est enrobé d’une esthétique particulière - et les vêtements, aussi, alimentent cette narration. La pièce star de Sour était la jupe plissée à carreaux, la vedette de Guts le microshort et, maintenant, la chanteuse britannique se tourne vers la robe baby doll comme pièce signature de son prochain album. Un choix esthétique qui n’a pas plu à un bon nombre d’internautes.

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Trop «enfantine» ?

L’objet du délit ? Une robe à manches bouffantes et motifs fleuris de chez Génération 78 qu’elle portait lors d’un concert à Barcelone, le 8 mai dernier. Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’utilisateurs lui ont reproché de s’habiller comme une enfant, jouant sur la figure de la «Lolita» pour promouvoir son album. «Je ne comprendrai jamais pourquoi les gens s’habillent en bébé» ou «Une femme adulte qui porte des vêtements d’enfant… Ça me met vraiment mal à l’aise», pouvait-on lire sur X.

Pourtant, contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, la fameuse robe baby doll est loin d’être une pièce du vestiaire enfantin. À l’origine, sa forme à la coupe courte, avec taille empire et ligne évasée, est née du rationnement des tissus pendant la Seconde Guerre mondiale. Une créatrice de lingerie du nom de Sylvia Pedlar avait alors décidé de raccourcir ses chemises de nuit. Chemin faisant, le modèle va être repris sous différentes formes jusqu’à finir, en 1956, porté par personnage principal du film Baby Doll, ce qui donnera son nom à la robe. Très vite, cette silhouette s’inscrit comme le look signature des années 1960.

Des années 1960 à la culture punk

Sous l’impulsion du designer Cristóbal Balenciaga, la robe baby doll pourtant déjà controversée de par sa longueur - ou l’absence de celle-ci - rentre dans les mœurs. Ainsi, on la verra portée comme un signe de rébellion contre les jupes «conservatrices» qui régnaient sur la mode des années 1960 par des icônes de l’époque à l’image de Twiggy, Brigitte Bardot ou encore Sharon Tate. La tendance de la robe baby doll continuera même dans les années 1970, avec l’influence de Jane Birkin notamment - son style ayant déjà fait l’objet de multiples références dans les looks d’Olivia Rodrigo.

Courtney Love se produisant avec le groupe Hole au Festival de Rock de Reading en Angleterre. (Reading, 26 août 1994.) Brian Rasic / Getty Images

Mais c’est plutôt chez les musiciennes rock et punk des années 1990 que la chanteuse puise son inspiration. Dans une interview accordée à Vogue au début du mois de mai, elle expliquait : «Je me souviens, quand j’étais plus jeune, avoir vu des photos de Courtney Love et Kat Bjelland, de tous ces groupes punk “riot grrrl”, dans leurs robes baby doll, assumant pleinement leur style. J’ai toujours trouvé cela super cool.» Une robe à l’allure sage portée avec des cheveux désordonnés et des bottes de combat destinés à transformer sa connotation féminine et rétro en commentaire féministe sur la fétichisation des femmes.

«De la pédophilie normalisée» ?

En réalité qu’elle soit un symbole féminin, enfantin ou féministe, c’est surtout le contexte dans lequel la robe baby doll refait surface qui en fait un objet controversé. Dans cette ère post-Me Too et à l’aune des récentes révélations concernant l’affaire Epstein, les dérives liées à la sexualisation des femmes et des enfants n’ont jamais semblé aussi réelles. Les réseaux sociaux deviennent ainsi un terrain où s’opère une sorte de chasse aux sorcières. Le moindre écart, ou perçu comme tel, entraîne de vives réactions et une condamnation immédiate de la part des internautes.

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Invitée du podcast du New York Times, Olivia Rodrigo déclarait : «Ce qui est vraiment troublant, c’est que j’ai l’impression d’avoir porté des tenues révélatrices sur scène. Par exemple, je suis montée sur scène en soutien-gorge à paillettes et petit short, ce qui est mon droit. Je me sentais bien et à l’aise comme cela. Et ce n’était pas “inapproprié”, alors que le fait d’être entièrement couverte dans une robe que les gens jugent enfantine l’était. Cela montre à quel point nous normalisons la pédophilie dans notre culture.»

La chanteuse a également exprimé sa colère, ajoutant qu’elle ne voulait absolument pas que les jeunes femmes et les filles qui la suivent soient exposées à ce genre de discours. «On ne devrait pas être tenue responsable du fait qu’un homme vous sexualise d’une manière qui n’était absolument pas votre intention», a-t-elle conclu. D’autant plus qu’elle n’est pas la seule à vouloir remettre la robe baby doll au goût du jour. Cette pièce s’est, en effet, retrouvée sur de nombreux podiums ces dernières saisons.

On repense par exemple au défilé printemps-été 2025 de Chloé, un show à l’allure romantique et bohème chic si chère à la maison. Récemment, des artistes comme Sabrina Carpenter ou Lana Del Rey se sont également inspirés de cette esthétique dans leurs tenues de scènes. La preuve que la robe baby doll est là pour rester... et cela peu importe ce que ses détracteurs en pensent.

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1 commentaire
  • Fourmiàrayures

    le

    Oui, bon, quel blabla. On ne sort pas en nuisette dans la rue.

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