Ultra-sexy : Demna signe le retour de la femme fatale chez Gucci
Demi Moore et Romeo Beckham front row, des filles ultra-sexy sur le podium et une relecture du glamour à l’italienne... Pour son premier défilé Gucci à Milan, Demna frappe fort les esprits.
Passer la publicité Passer la publicitéPréambule
Le show va démarrer à l’heure, nous avait-on prévenus, soit 14 heures. À Milan, aujourd’hui, sous un soleil radieux, la foule patiente déjà depuis des heures devant le Palazzo Delle Scintille, l’historique palais des sports de style Art nouveau reconverti en espace d’exposition monumentale. Les fans espèrent immortaliser sur leur smartphone Demi Moore, l’héroïne de la première collection Gucci présentée en septembre dernier ou encore Romeo Beckham, Shawn Mendes, Philippine Leroy-Beaulieu, Paris Hilton et les désormais incontournables stars asiatiques à l’instar du chanteur sud-coréen Lee Know. À l’intérieur, Demna a reconstitué un espace sobre et muséal jalonné de statues antiques reproduites et inspirées du musée archéologique national de Naples et de la Galleria degli Uffizi de Florence. Le créateur georgien tient d’abord à souligner l’importance de Gucci dans la culture italienne. Front row, deux grandes références de la mode italienne, Alessandro Michele et Donatella Versace, sont aussi venues soutenir celui qui va dévoiler sa nouvelle vision de la griffe florentine.
Moteur !
Cette fille qui ouvre le show en minirobe moulante, sac au creux du bras, perchée sur des talons aiguilles, bouche rouge et yeux fardés fait d’ailleurs penser aux bombes des défilés de Donatella Versace. Elle est accompagnée d’un garçon bodybuildé en jean blanc cassé et débardeur moulant. Un «body conscious» affirmé qui suit les courbes au plus près, une hyperféminité inspirée aussi de l’ère Tom Ford chez Gucci dont Demna revisite le glamour provocant et sexy à travers des pièces shapewear sans couture taillées au plus près de la silhouette. La même veste cintrée noire se décline sur une jupe tailleur ou un legging, le rouge vermillon s’invite dans la danse tout comme les pantalons quasi descendus sur les hanches. Le luxe «Gucci» s’inscrit lui dans ces plumes qui bordent des blousons ajustés ou des pièces en shearling intarsia ou dans ces cuirs souples qui donnent de l’aisance aux vestes biker. Passe Vittoria Ceretti, incandescente, en long manteau noir, col roulé et pantalon en cuir, aussi glamour que les plus belles actrices italiennes.
Acte final
Voici venu Emily Ratajkowski, toute en courbes, dans une mini-robe à bretelle, plus sexy que jamais puis Alex Consani, cheveux tirés, moulée dans un fourreau pailleté d’or. C’est la fête, l’esprit de la jet-set avec des robes du soir, drapées ou fendues jusqu’à la cuisse, pour elle, des tee-shirts retenus dans des drapés d’inspiration grecque pour lui. Un peu de Renaissance italienne aussi dans cette longue robe blanche qui évoque la Naissance de Venus de Botticelli. Enfin, en point d’orgue, une Kate Moss qui clôture le show, en robe de sequins noirs, dos nu dévoilant un string GG en or blanc, serti de 10 carats de diamants. Une silhouette iconique clairement référencée Tom Ford et magistralement réinterprétée par la top model britannique qui inscrit avec sa démarche chaloupée une scène finale totalement cinématographique.
