«Le français a été un refuge pour moi» : quand des auteurs bilingues choisissent la langue de Molière
ENQUÊTE - Ils sont Camerounais, Coréens, Danois... et bilingues. Pourquoi ont-ils décidé d’écrire en français ? Auprès du Figaro, six auteurs se sont confiés sur ce choix intime.
Par Romain Ferrier et Maureen Fournier
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Pourquoi un auteur bilingue ferait-il le choix du français ? Après tout, notre belle langue est l’une des plus difficiles à apprendre au monde, classée dixième selon l’UNESCO. Avec son orthographe extravagante, sa grammaire impossible et ses « exceptions qui confirment la règle » à tout-va, les écrivains bilingues pourraient choisir leur autre langue, le plus souvent maternelle, qui plus est. Le 18 mars dernier, l’autrice franco-marocaine Leïla Slimani, prix Goncourt en 2016, avait évoqué son rapport conflictuel entre la «honte» de ne pas parler arabe et sa pratique du français.
Danois, Malgache, Iranien… Des écrivains de toutes nationalités se sont tournés vers le français. Non par obligation, mais parce que quelque chose de profondément personnel, allant d’une expérience de l’exil, en passant par une rencontre ou une lecture, les a conduit a adopté la langue de Molière, et à enrichir notre patrimoine culturel. Auprès du Figaro, six auteurs ont expliqué leur choix d’employer le…
