Avec la crise climatique, les mots du vivant sont-ils en voie de disparition ?
Par Romain Ferrier
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RÉCIT - «Symbiocène», «climat dénialiste», «éco-anxiété»... Entre disparition et néologismes, notre vocabulaire connaît une mutation sans précédent à l’ère anthropocène.
Passer la publicitéLa crise écologique entraînerait-elle une crise lexicale ? Alors que l’actualité se focalise régulièrement sur les vagues de chaleur ou les politiques publiques de la crise écologique, la question du langage semble rester en suspens. Régulièrement, des tribunes alarmistes s’inquiètent de l’effacement de termes liés à la nature. On évoque souvent l’initiative de la maison d’édition de l’Université d’Oxford qui, en 2015, avait retiré certains mots liés à la faune et à la flore de son dictionnaire junior (parmi lesquels «gland», «mûres», «canaris» et «pâturage») au profit de termes plus technologiques.
Entre la crainte de voir s’effacer des pans entiers de notre lexique et l’apparition de nouveaux termes pour décrire l’urgence de la situation, la langue française s’adapte à l’ère de «l’anthropocène». À l’image de notre planète, les mots qui nomment le vivant sont-ils eux aussi menacés ? Réponses avec Pauline Bureau, docteure en linguistique appliquée spécialisée dans la terminologie…
