Ces 10 vins d’Ardèche dignes des grandes appellations de la vallée du Rhône, à partir de 11 euros
Il est parfois très agréable de se tromper. De penser que l’on est en train de boire un grand Cornas, une immense Côte-Rôtie, un Châteauneuf-du-Pape tombé des cieux ou un noble Condrieu, avant de réaliser qu’il s’agissait en réalité… d’un vin ardéchois à prix dérisoire. Voici ceux qui nous ont divinement induits en erreur.
Passer la publicitéEncore et toujours dans l’ombre de ses illustres voisins rhodaniens, le vignoble ardéchois connaît depuis une bonne décennie une renaissance méritée. Sur les coteaux escarpés qui dominent le Rhône et dans les vallées encaissées de l’arrière-pays, quelque 2 500 hectares de vignes dessinent un paysage viticole aussi discret qu’attachant, se déclinant sur plusieurs visages : au nord, le long de la vallée du Rhône, les IGP Ardèche côtoient les AOC Saint-Péray et Cornas, là où la syrah règne en maître, sur des sols granitiques donnant des vins très énergiques. Plus au sud, les terrasses calcaires accueillent des cépages plus méditerranéens – grenache, mourvèdre, viognier – qui s’épanouissent sous un soleil de plomb, sans rien perdre de leur finesse. Mais ce qui frappe jusqu’aux plus éminents amateurs et sommeliers dans le vignoble ardéchois, c’est sa capacité à conjuguer un certain classicisme avec des prix parmi les moins élevés du marché, là où il est aujourd’hui difficile de dénicher de grands rhodaniens à des tarifs en deçà de 40 euros. Si la région est parfois moquée pour ses vins rustiques, avec un foncier attirant les moins lotis – à savoir ceux n’ayant pas hérité d’une petite pente en Côte-Rôtie –, l’Ardèche peut apparaître à certains comme le refuge de hippies en culotte de chanvre ayant choisi de faire du vin comme on ramasse des châtaignes. Elle n’en reste pas moins l’un des vignobles les plus enthousiasmants du moment. En voici la preuve.
