Nous avons tous vécu ces fins de soirée difficiles, au terme desquelles un léger excès de vin vous donne la sensation d’avoir le ventre tendu comme une cornemuse écossaise. La bonne nouvelle, ce que ce n’est pas votre faute. La mauvaise, c’est que vous auriez pu l’éviter.
On croit le rêve américain orienté vers l’ouest. Il arrive pourtant que la promesse change de rive, avec des Américains traversant l’Atlantique dans l’autre sens, non pour conquérir notre vignoble mais pour s’y fondre, avec une longueur d’avance, mais non sans choc des cultures.
Imaginez-vous en terrasse, avec un thermomètre affichant 30°C. Votre verre de blanc est tiède en deux minutes, et la tentation du glaçon vous traverse l’esprit. Bonne nouvelle : la position des sommeliers est aujourd’hui moins figée, et vous n’êtes plus le barbare que vous pensiez être. À condition de respecter quelques règles.
LES ANECDOTES DE SOMMELIERS, ÉPISODE 2 - Si le vin a pour avantage de faire parler, certaines anecdotes passent parfois sous silence. Plongée dans le secret des palaces et des grandes tables, auprès de sommeliers ayant accepté de nous confier les épisodes les plus stupéfiants de leur carrière.
Vous êtes à un dîner, et votre verre est vide. La bouteille est là, à portée de main. Personne ne semble s’en apercevoir, et vous voilà face à un dilemme : devez-vous vous resservir vous-même au risque de passer pour un bois sans soif, ou attendre qu’on vous remarque ? Bonne nouvelle, une règle prévaut. Mauvaise nouvelle, elle change selon le pays.
Il arrive que l’on se voie offrir un vin, sinon décevant, parfois véritablement imbuvable. Bouchonné, oxydé, au point que vous cherchez discrètement une plante verte à proximité. Que faire, sans risquer de passer pour un ingrat ?
C’est la question que l’on se pose à l’approche de l’été, en parcourant les étiquettes du regard afin de trouver la bouteille à 11 degrés, persuadé d’avoir fait le bon choix. En réalité, ce n’est pas aussi simple. Voici pourquoi.
Vignobles d’altitude, terrasses héroïques, sentiers balisés et caveaux ouverts : nos quatre échappées favorites, des Alpes aux Pyrénées, pour célébrer la rencontre entre vin et randonnée.
Nous avons tous en mémoire ce vernissage, ce vin d’honneur ou ce début de soirée entamé avec un verre de bulles nous donnant l’impression d’avoir enchaîné trois tequilas paf. Le champagne est-il un traître ? La réponse est oui. Et la science nous donne une explication qui vaut largement une coupe de plus.
À l’image de bon nombre d’entre nous, certains vins ont besoin d’une bonne nuit de sommeil afin de révéler ce qu’ils ont vraiment dans le ventre. Et il ne s’agit ni de magie, ni d’alignement des astres, mais bel et bien de chimie. Voici pourquoi.
Boire du vin à l’état pur était autrefois le signe d’un manque de raffinement – voire d’un manque d’éducation. Pendant des siècles, il se coupait systématiquement à l’eau, selon des règles très précises. Et cette habitude en dit bien plus long sur notre rapport à l’ivresse qu’on ne pourrait le croire.
Certains tiennent leur verre par le pied, d’autres l’agrippent comme si leur vie en dépendait, alors que d’autres encore gardent sans raison apparente le petit doigt tendu. Ce n’est pas un hasard. En effet, la façon dont nous tenons notre verre de vin serait un véritable révélateur de personnalité. Mais comme souvent, la réalité est un peu plus nuancée.
Plus de quarante domaines, 6 millions de caisses, une collection de terroirs sans équivalent en Californie, mais aussi en France, en Italie, au Chili, en Australie et en Afrique du Sud. L’histoire de la famille Jackson est celle d’un géant méconnu du vin mondial, fondé par un avocat américain et prolongé par celle que l’on désigne comme «la femme la plus importante du vin au monde».
Au restaurant, le sommelier arrive avec la bouteille commandée, il la présente, l’ouvre, et verse une gorgée dans un verre. La question suivante se pose : dans le verre de qui ? Celui du voisin de droite ? De la personne la plus âgée ? De celui qui a l’air de s’y connaître ? Cette microscène de quelques secondes concentre des siècles de conventions sociales, de rapports de pouvoir et de biais de genre.
Conviction écologique, poids économique, sols fragilisés par le cuivre, récoltes sacrifiées sur plusieurs millésimes : être vigneron bio en France n’a jamais été aussi difficile. Enquête sur les paradoxes d’une viticulture à la croisée des chemins, que certains décident d’abandonner.
Installé dans l’ancien palais royal édifié en 1928, ce cinq-étoiles accueille depuis près d’un siècle têtes couronnées et voyageurs de prestige. Planté au cœur du quartier historique de Santa Cruz, ce palace aux airs de forteresse reste l’incarnation du luxe andalou, loin des standards internationaux. On a testé.
À la question : «Est-ce que les femmes tiennent moins bien l’alcool que les hommes ?», la réponse courte est oui. La réponse longue, c’est que la question elle-même est un piège, parce qu’elle mélange deux choses très différentes : la physiologie, d’un côté – ce que le corps fait de l’alcool –, et la perception sociale, de l’autre – ce qu’on a le droit de faire quand on est une femme qui boit.
Le cépage le plus cultivé au monde n’a pas attendu que la Bourgogne devienne inaccessible pour s’épanouir ailleurs. Du Jura à la vallée de la Loire, du Beaujolais à l’Ardèche, quelques domaines produisent des chardonnays n’ayant rien à envier à leurs voisins bourguignons. Voici lesquels, entre 13 et 27 euros.
Il peut arriver de rentrer de congés avec trois bouteilles d’un rosé qui nous a fait chavirer sur une terrasse de Cassis, entre deux oursins et un coucher de soleil, de l’ouvrir un mardi soir à domicile, sous un néon de cuisine, et que rien ne se produise. Le même vin, la même bouteille, le même millésime, et pourtant l’impression d’avoir été floué. Voilà pourquoi.
Le chef sommelier de la Maison Pic vient de recevoir le prix Michelin de la Sommellerie 2026. Formé par Éric Beaumard au George V, inspiré par Paz Levinson à Valence, ce jeune prodige défend une sommellerie «plurielle» où le vin reste au centre, même lorsque l’alcool sort de l’équation.
Née des cendres du Grand Incendie de 1871, la métropole de l’Illinois a fait de la verticalité son manifeste. Entre rivière inversée et gratte-ciel pionniers, plongée au cœur d’une ville qui n’a jamais cessé de se reconstruire.
Nombreux sont ceux qui, au restaurant, passent la carte des vins au voisin de table avec un sourire d’excuse, et qui, en soirée, acquiescent gravement quand quelqu’un parle de «tanins soyeux» en se demandant si c’est une variété de tissu. Voici une bonne nouvelle : non seulement il est possible d’apprendre, mais il est possible de devenir un amateur tout à fait respectable sans diplôme, sans cours magistral et sans vider son compte en banque.
Il peut arriver d’ouvrir une bouteille de rouge, très appréciée d’habitude, un mardi soir à table, fatigué, un peu chafouin sur les bords. Mais après avoir servi et goûté, le vin est plat, et étonnamment décevant. En reproduisant la même expérience le lendemain, de bonne humeur, miracle : le vin est généreux et charmeur. Même bouteille, même verre, même température. Une équipe de chercheurs italiens a démontré que cela venait de l’humeur du consommateur.
Au restaurant, le sommelier dépose sur la table un verre de bourgogne blanc, un meursault par exemple. Au moment de porter le verre à son nez, plutôt que d’y retrouver les notes de beurre frais et de la noisette attendues, quelque chose de bizarre s’en dégage. Pas franchement dégoûtant, mais pas non plus ultra-agréable. Une odeur qui oscille entre le carton mouillé, la serpillière oubliée et un chien sauvé des eaux. Que faire, sans passer pour un insolent ? Explications.
Loïc Jamet ne connaît pas le prix exorbitant de ses bouteilles à New York. Mais il sait exactement à quel moment le viognier sort trop les épaules, et pourquoi son père a gardé en cave des milliers de bouteilles du millésime 2001. Portrait d’un domaine qui a décidé d’ignorer son statut d’icône.
Raclette lundi, fondue mardi, tartiflette mercredi, soit le triptyque sacré des sports d’hiver. Et à chaque fois, la même question revient, entre deux descentes et un vin chaud de trop : que faut-il boire avec ? Car si personne ne se trompe de fixation avant de faire du hors-piste, beaucoup se trompent au moment de déboucher la bouteille du soir.
La soirée touche à sa fin. Les bouteilles se vident, les conversations s’étirent, et l’horloge affiche une heure que l’on préfère ignorer. C’est précisément à ce moment-là, dans cette zone floue entre lucidité et abandon, que se commettent les pires erreurs, les petites. Les gestes automatiques, anodins en apparence, qui vont pourtant nous hanter le lendemain.
Autrefois parent pauvre des cartes, le vin au verre s’impose désormais comme la réponse des restaurateurs à la chute de la consommation. Avec, à la clé, des marges très confortables.
En matière de vin, nous sommes beaucoup à penser que le goût l’emporte sur la robe. C’est faux. Avant même que le liquide n’atteigne nos lèvres, le cerveau a déjà tranché. Sur la foi d’un seul indice : la couleur. Et si tout ce que l’on pensait goûter n’était qu’une illusion savamment orchestrée par nos yeux ?
Avec leurs adhésions à plusieurs milliers d’euros et leurs soirées privées dans des salons de palaces, les wine clubs français n’ont rien à envier à leurs homologues londoniens. Bien davantage que de simples rendez-vous d’amateurs, ils sont désormais de vraies machines à créer du réseau. À condition de montrer patte blanche.
Encore échaudés par les agapes de décembre et les vapeurs des trop nombreux verres éclusés pour faire glisser l’ensemble, certains ont pris la décision solennelle de mettre le holà sur l’alcool jusqu’aux premières heures de février. Mais aussi contre-intuitif que ça puisse paraître, voici pourquoi ce n’est pas toujours une bonne idée.
Dans cette Espagne du bout du monde, loin des puissants blancs andalous et des rouges opulents de la Rioja, une région au climat celtique abrite une culture viticole encore peu connue hors de ses frontières, mais dont le potentiel ne cesse de croître.
Après avoir passé trois jours en cuisine pour le repas de Noël, tout est parfait. Et puis arrive la question des liquides. Entre un oncle qui rationne comme à l’époque de la prohibition, une sœur qui ne jure que par le vin nature et un père qui sort le whisky dès l’apéritif, la pression monte. Voici les six erreurs qui transformeront le réveillon en véritable fiasco.
C’est le genre de question dont la réponse apparaît tout à coup comme essentielle sans jamais se l’être posée : pourquoi le dessus des bouteilles est-il mystérieusement creux ?
EXCLUSIF - Nos dégustateurs ont passé au crible près de 200 champagnes pour établir ce grand palmarès de référence et vous guider dans vos choix de cuvées, selon vos goûts et votre budget.
Dans l’ancienne demeure familiale de César Manrique, un hôtel-boutique d’exception rend hommage au génie artistique de Lanzarote. Au cœur des paysages volcaniques de La Geria, cette adresse réservée aux adultes cultive l’art de la villégiature contemporaine, avec une sophistication toute canarienne.
Après avoir dégusté près de 200 cuvées, voici les 15 champagnes présentant le meilleur rapport entre leur prix et la note attribuée par nos dégustateurs.
Au nord d’Édimbourg, l’Écosse déploie ses nuances de céladon et d’ardoise, ses distilleries enfumées et ses intérieurs de tartan. Entre Deeside et Speyside, voyage au cœur d’une terre sauvage, où naissent les plus beaux whiskies d’Europe.
Vigneron iconique de Château Rayas, Emmanuel Reynaud s’est éteint ce 25 novembre, à l’âge de 61 ans. Figure énigmatique du vignoble de la vallée du Rhône, il laisse à ses deux fils un héritage inestimable : celui d’un domaine parmi les plus recherchés au monde.
Enfoncer son tire-bouchon, tourner, tirer... et là, catastrophe : ruiner son vin sans même s’en rendre compte. Ce geste répété depuis des années cache un piège redoutable que les sommeliers connaissent, mais qu’ils ne diront jamais.
Il est parfois très agréable de se tromper. De penser que l’on est en train de boire un grand Cornas, une immense Côte-Rôtie, un Châteauneuf-du-Pape tombé des cieux ou un noble Condrieu, avant de réaliser qu’il s’agissait en réalité… d’un vin ardéchois à prix dérisoire. Voici ceux qui nous ont divinement induits en erreur.
ENQUÊTE - Entre fiscalité confiscatoire et envolée du foncier, les successions viticoles familiales tournent au cauchemar. En Bourgogne comme en Champagne, des domaines centenaires passent aux mains d’entités extérieures, faute pour les héritiers de pouvoir payer des droits qui dépassent parfois dix années de revenus.
Devenue en l’espace de quelques décennies l’incarnation du mot « vitesse », la capitale coréenne reste une ville qui s’offre lentement. Son architecture se déploie comme un gigantesque patchwork aux coutures invisibles, suspendu entre plusieurs époques.
Née comme site d’enchères de meubles design et d’objets vintage, la plateforme néerlandaise s’est étendue au vin avec un positionnement original : plus accessible qu’iDealwine, plus encadré qu’eBay, mais aussi plus opaque sur certains aspects. Nous avons mené l’enquête.
High intellectual potential: behind this flattering acronym often lies a more complex reality to live with on a daily basis... especially in a relationship. Between admiration and exhaustion, living with these unusual spouses can be challenging.
Du néobistrot à l’étoilé, l’accord mets-vins est souvent présenté comme le supplément d’âme indispensable à la bonne conduite du «l’expérience» – tout en vous dispensant de choisir la mauvaise bouteille. Mais le confort et l’esprit de découverte ont un prix, et parfois pas des moindres.
Vitamines, oligo-éléments, probiotiques… Lancés dans une course à la performance, obsédés par la maîtrise de leur santé, les CSP+ consomment beaucoup (trop ?) de compléments alimentaires. Enquête sur une dérive de l’optimisation de soi.
Souvent à la tête de caves alignant plusieurs milliers de références de vins conventionnels, parmi lesquels de grands classiques facturés au prix fort, nombre de sommeliers étoilés admettent boire exclusivement du vin nature sur leur temps libre. Voici pourquoi.
Caves transformées en coffres-forts, grands crus traités comme des actions, collectionneurs qui ne boivent jamais leurs bouteilles… Le vin français est devenu le terrain de jeu d’une nouvelle génération d’investisseurs qui ne jurent que par les plus-values. Enquête sur une dérive qui menace l’âme même de la viticulture.
Le Figaro recueille les anecdotes croustillantes des chefs et leur vision des repas business. Le chef Guy Martin est aux commandes du Grand Véfour depuis 1991. Un lieu iconique, vaste théâtre de la haute bourgeoisie française et étrangère.
Quarante ans de passion liquidés en quelques semaines : partout en France, des héritiers se délestent sans ménagement des caves constituées par leurs parents. Entre rupture générationnelle et appât du gain, le phénomène bouleverse le marché des grands crus. Voici comment les collectionneurs peuvent protéger leur patrimoine de la dispersion.
Pour sa collaboration avec la maison de whisky The Balvenie, l’artiste britannique a imaginé une installation aux allures de chimère, mêlant la brutalité de l’acier et du cuivre à la toute-puissance de l’eau. Déjà exposée à Milan, elle s’apprête à entamer une tournée mondiale.
Entre marketing enragé et véritables opportunités, comment distinguer le grain de l’ivraie dans cette déferlante de promotions des foires aux vins ? Voici cinq stratégies éprouvées pour faire de votre passage en rayon une véritable chasse au trésor.
Pendant que les collectionneurs se disputent Vosne-Romanée et Chambolle-Musigny, une poignée de villages discrets redessinent la carte des bonnes affaires. Portés par des vignerons stars ou leur proximité avec de prestigieuses appellations, ces terroirs longtemps délaissés reprennent enfin du galon.
Dix-huit heures sonnent, les écrans s’éteignent, direction le bar du coin pour «décompresser» entre collègues. Mais que cache vraiment ce rituel sacré de l’afterwork ? Entre pression sociale et promotion professionnelle, analyse sociologique d’un phénomène qui divise autant qu’il rassemble.
Le Figaro recueille les anecdotes croustillantes des chefs et leur vision des repas business. Alain Passard, chef trois étoiles Michelin de l’Arpège, se confie.
Avec la renaissance de cet ancien hôtel de famille à deux pas du port, Cassis retrouve une adresse à sa mesure. Un 4-étoiles réinventé avec sobriété et panache, pour une halte intimiste entre mer et calanques. On a testé.
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