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«Nous avons dû faire machine arrière» : le renoncement au bio, ce tabou qui ronge le vignoble français

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La filière viticole doit s’adapter face aux enjeux actuels et futurs. Eléonore H / stock.adobe.com

Conviction écologique, poids économique, sols fragilisés par le cuivre, récoltes sacrifiées sur plusieurs millésimes : être vigneron bio en France n’a jamais été aussi difficile. Enquête sur les paradoxes d’une viticulture à la croisée des chemins, que certains décident d’abandonner.

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«Nous avons fait vingt-deux traitements pour rien. Et nous avons tout perdu». Sébastien Redde, du domaine Michel Redde et Fils à Pouilly-sur-Loire, fait partie de ces vignerons qui ont été contraints de jeter l’éponge. En 2024, après quatre ans de conversion engagée avec conviction et l’obtention du label, l’un des millésimes les plus terribles de la décennie frappe l’intégralité de la région, avec un bilan catastrophique : vingt-deux passages de tracteur dans les vignes. Du cuivre lessivé par la pluie avant même d’avoir pu agir. Une récolte décimée à 90%. «Nous avons réagi pour protéger ce qui restait, car le mildiou commençait à attaquer les rameaux. Mais cette année-là, nous avons tout vendu au négoce et avons décidé de sauter le millésime.» Il n’est pas seul. En 2020, une vague de domaines ligériens et bordelais avait engagé leur conversion, obtenu leurs certifications en 2023, et décroché en 2024. Partout, le même scénario, et la même question, que Sébastien Redde pose avec une franchise désarmante : «Est-ce que ce n’est pas mieux de sortir du bio  ?».

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259 commentaires
  • anonyme

    le

    De la part d’un viticulteur bio retraité : J’en ai rencontré beaucoup des comme ça.
    Ils ne sont pas convaincus au départ et donc n’appliquent que les conseils basiques enseignées, ce qui ne suffit pas.
    D'abord, il faut être vraiment convaincu mentalement, puis faire des observations constantes sur les moyens de rendre plus efficaces les gestes nécessaires.
    Pour le mildiou, le seul produit utilisable et autorisé est la bouillie bordelaise lessivable.
    Pour éviter qu'elle ne soit lessivée trop rapidement, je mélangeais de l'eau de rinçage de morue salée en proportion d' environ 15 l / 300 l. Cela avait pour effet de rendre le cuivre moins lessivable grâce à la colle de poisson et d’ajouter une touche de sel, lequel est lui même anti-fongique. Ensuite, j’effeuillais beaucoup dans les parties portant grappes pour une meilleure ventilation, etc, etc …

  • anonyme 87725

    le

    Les français sont fauchés

  • Popol25

    le

    Les vins Bio sont mauvais, je n'en achète plus jamais, quand je vois l'étiquette BIO je passe à une bouteille. Ces viticulteurs font des erreurs marketing.
    Qui achète du vin et fait un barbecue le weed-end chez les écolos ?? Nada

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