«La mécanique s’est grippée» : l’incroyable déroute qui frappe l’investissement dans le vin
ENQUÊTE - Placement star des années 2010, l’investissement dans le vin connaît actuellement un impressionnant retournement de situation. Symptômes de la fin d’une époque ou, au contraire, opportunités pour acquérir des grands crus à prix (relativement) bas ?
Passer la publicitéUn authentique passionné de vin, doublé d’un investisseur avisé. Du moins le croyait-il. Frédéric, commercial habitant à Paris, avait placé une petite partie de son épargne dans des investissements en vin. L’idée paraissait frappée au coin du bon sens puisqu’il achetait (surtout) des bouteilles de bordeaux en primeur, qui, 18 mois plus tard lors de leur mise sur le marché, avaient pris de la valeur. Valeur qui continuait de progresser au fur et à mesure que les bouteilles vieillissaient dans les conditions de stockage optimales de l’entreprise Cavissima. Loin d’être un spéculateur, Frédéric pensait revendre ses bouteilles quand il en aurait besoin, notamment pour s’acheter un appartement, et au pire les boire. Las, courant 2025, Cavissima l’a informé qu’elle allait considérablement augmenter les frais de stockage de ses bouteilles. Et s’il n’acceptait pas, il n’avait qu’à les stocker ailleurs. Contactée, Cavissima a confirmé cette hausse des tarifs pour le stockage, tout simplement parce que les coûts avaient explosé, et qu’avec les anciens tarifs, elle perdait de l’argent.
Faute de stockage disponible, Frédéric a dû revendre une bonne partie de ses bouteilles……
