VOOZH about

URL: https://avis-vin.lefigaro.fr/connaitre-deguster/servir-un-verre-sans-montrer-la-bouteille-le-vin-de-la-maison-ces-pratiques-qui-irritent-les-amateurs-de-vin-au-restaurant-20260220

⇱ Servir un verre sans montrer la bouteille, «le vin de la maison»... Ces pratiques qui irritent les amateurs de vin au restaurant


Aller au contenu

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Passer la publicité Passer la publicité

Servir un verre sans montrer la bouteille, «le vin de la maison»... Ces pratiques qui irritent les amateurs de vin au restaurant

Sujets
Ces pratiques agaçantes que certains serveurs ont l’habitude d’adopter en servant du vin. AdobeStock

En matière de vin, si la plupart des restaurants sont exempts de fausses notes, certains adoptent des pratiques particulièrement agaçantes. En voici un petit florilège.

Passer la publicité Passer la publicité

Tous les restaurants ne sont pas égaux face au service du vin. Certains établissements prêtent une attention particulière à la cause liquide, avec une sélection pointue et un sommelier attentionné, quand d’autres se contentent d’un simple bon de commande chez un grossiste. Quoi qu’il en soit, certaines pratiques restent hautement contestables et participent, d’une certaine manière, au désamour constant des Français pour le vin. La récente mise en lumière du «rampotage», ruse consistant à servir un verre de vin de moindre qualité que celui promis sur la carte, a servi de miroir grossissant sur certaines habitudes bien installées dans la restauration.

Le verre de vin servi sans avoir vu la bouteille

Qu’il soit question de rempotage ou non, voici l’une des erreurs de service les plus courantes... et les plus irritantes. Vous avez opté pour ce chablis dont vous aviez gardé un bon souvenir chez votre caviste, avec en prime une belle étiquette ? Cela tombe bien, le voici à la carte de ce bistrot. Mais cette fois, nulle trace de la bouteille : à la place, un verre anonyme posé directement sur la table. Ne reste que la fiabilité de vos papilles pour vous assurer qu’il s’agit bien dudit chablis. «C’est insupportable», s’insurge Marion Cirino, sommelière à l’Ambroisie, restaurant triplement étoilé à Paris. Elle explique cette pratique par le besoin de gagner du temps ou de mieux maîtriser le dosage. «Mais cela reste intolérable !», ajoute la sommelière.

Passer la publicité

La carte des vins énoncée à l’oral

Autre travers, plutôt cantonné aux bars à vins urbains et disons-le, un tantinet snob. «La carte des vins, c’est moi !», aiment à revendiquer les serveurs de ces établissements qui peuvent souvent, d’ailleurs, se targuer de présenter une sélection tout à fait honorable. Mais sous couvert de convivialité et d’originalité, on se retrouve bien souvent à suivre sans libre arbitre une recommandation dont on ignore l’un des principaux attributs : le prix. Car derrière ce «petit languedoc bien fait, sur le fruit, dont le vigneron est une très belle personne», se cache parfois une réalité tarifaire que le sommelier se sera bien gardé de révéler. «Le client doit se faire conseiller, mais pas influencer. Dans la précipitation, neuf fois sur dix, il ne commandera pas ce qu’il espérait au départ. C’est très limite comme façon de procéder, on se sent pris en otage», analyse Marion Cirino.

À lire aussi Pourquoi la bonne température de service d'un vin rouge peut révolutionner la dégustation

Ne faire goûter que les hommes

Héritage d’un temps où les femmes n’avaient pas voix au chapitre en matière de vin, le «je fais goûter à monsieur» lancé à une table mixte paraît tout droit sorti d’une scène d’OSS 117. Et pourtant, cette habitude est encore bien ancrée dans la restauration. Pour régler le problème, Marion Cirino applique un principe simple : «C’est la personne qui commande le vin qui sera celle qui goûte.»

«Le vin de la maison»

À moins de se trouver dans le restaurant d’un domaine viticole ou de s’être attablé chez un restaurateur vigneron à ses heures perdues, le «vin de la maison» est un mythe. Et surtout un moyen de donner un caractère authentique et sympathique à un vin acheté à vil prix. «Ça ne veut rien dire, confirme Marion Cirino. En tant que restaurateur, cela vous permet en plus d’échapper à tous les radars d’appellation, de région, etc.». Donc de vendre un vin bas de gamme sans avoir à se justifier sur la marge.

Un vin servi à mauvaise température

Beaucoup d’œnophiles en témoignent : l’été venu, il n’est pas rare de se résoudre à exiger un seau à glace y compris lorsqu’il est question de vin rouge. Et de constater les yeux écarquillés du serveur pensant avoir affaire à une authentique hérésie vineuse. Or le faux pas est ailleurs, plus précisément dans le fait d’avoir servi la bouteille à température ambiante en période estivale. Une situation courante dans les bistrots français et qui met en lumière l’importance de la température du vin servi. «Je demande toujours au client si elle lui convient, c’est fondamental», confirme Marion Cirino.

Servir un verre sans montrer la bouteille, «le vin de la maison»... Ces pratiques qui irritent les amateurs de vin au restaurant

S'ABONNER

Sauvegarder un article

Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.

S'abonner
Passer la publicité Passer la publicité
12 commentaires
  • anonyme 84710

    le

    Seul un restaurant sur cent présente un rqp correct, que ce soit en matière de cuisine ou de vin au verre. Et ne parlons pas des "accords mets-vins", qui sont souvent affreux.

  • helios mcIntyre

    le

    Personnellement en matière de vin, je me fais plaisir à la maison avec des bouteilles chères et je prends des choses très simples au restaurant, même si cela dépend beaucoup du type d'établissement. Mais c'est chez soi qu'on apprécie mieux les bonnes bouteilles. Simplement mon avis.

  • sigeo

    le

    Il y a aussi la célèbre terrine du chef sympathiquement confectionnée avec ce qui reste dans les assiettes...

Passer la publicité
À lire aussi

Trop lourdes, trop complexes... Malgré les efforts des marques, pourquoi les bouteilles de spiritueux posent toujours un problème écologique

La filière des spiritueux est à la croisée des chemins. D’un côté, des marques qui cultivent leur image à travers des bouteilles sculpturales et des coffrets somptueux. De l’autre, une pression croissante, réglementaire et consumériste, pour alléger, recycler, réemployer. Un équilibre difficile à trouver dans un secteur où la bouteille n’est pas seulement un contenant, mais l’identité même de la marque.

Sur le même thème

  1. À qui doit-on faire goûter le vin en premier à table ?

    Au restaurant, le sommelier arrive avec la bouteille commandée, il la présente, l’ouvre, et verse une gorgée dans un verre. La question suivante se pose : dans le verre de qui ? Celui du voisin de droite ? De la personne la plus âgée ? De celui qui a l’air de s’y connaître ? Cette microscène de quelques secondes concentre des siècles de conventions sociales, de rapports de pouvoir et de biais de genre.

  2. Comment reconnaître un vin bouchonné en 10 secondes

    Au restaurant, le sommelier dépose sur la table un verre de bourgogne blanc, un meursault par exemple. Au moment de porter le verre à son nez, plutôt que d’y retrouver les notes de beurre frais et de la noisette attendues, quelque chose de bizarre s’en dégage. Pas franchement dégoûtant, mais pas non plus ultra-agréable. Une odeur qui oscille entre le carton mouillé, la serpillière oubliée et un chien sauvé des eaux. Que faire, sans passer pour un insolent ? Explications.

Plus de services
Vous avez choisi de refuser les cookies
Et pourtant, la publicité personnalisée est un moyen de soutenir le travail de notre rédaction qui s’engage à vous proposer chaque jour une information de qualité. En acceptant les cookies, vous pourrez accéder aux contenus et fonctionnalités gratuites que propose notre site.

À tout moment, vous pouvez modifier vos choix via le bouton “paramétrer les cookies” en bas de page.

ou Refuser et s'abonner