Yoko Ono oblige une brasserie bretonne à débaptiser sa bière «John Lemon»
La Brasserie de l’Imprimerie, installée à Bannalec en Bretagne, s’est retrouvée malgré elle dans le collimateur des avocats de Yoko Ono pour avoir commercialisé une bière au nom trop proche de celui de John Lennon.
Passer la publicité Passer la publicitéDepuis 2017, Aurélien Picard dirige cette brasserie, située dans le sud du Finistère. La petite structure s’est construit une identité autour de jeux de mots avec des cuvées aux noms évocateurs : la «Mireille Mafieux», «Jean Gol Potier», ou encore la «Christian Gravier». Il y a cinq ans, le brasseur lance une bière au citron et au gingembre qu’il baptise «John Lemon». Ce qui devait être une édition limitée devient une référence permanente. «Au départ, je ne me suis pas trop inquiété, c’était un tirage éphémère qui est finalement devenu une référence», explique-t-il, jusqu’au début du mois de mars 2026, lorsque le fondateur de la brasserie reçoit une mise en demeure d’un cabinet d’avocats néerlandais représentant Yoko Ono, qui a déposé les marques «John Lennon» et «John Lemon» pour protéger l’image de son défunt mari.
Les conseillers de l’artiste japonaise donnent alors jusqu’au 1er juillet à Aurélien Picard pour écouler ses 5 000 bouteilles restantes et abandonner ce nom, sous peine de risquer 1500 euros de pénalités par jour et jusqu’à 150.000 euros d’amende.
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Passer la publicitéC’est en menant des recherches sur Internet qu’Aurélien Picard prend conscience de l’ampleur de la situation. En effet, Yoko Ono avait déjà poursuivi une marque de limonade polonaise portant le même nom. Depuis quelques semaines, l’affaire, largement médiatisée, lui a offert un coup de pub inattendu, lui permettant de vendre rapidement ses stocks. La bière continuera malgré tout d’être produite et d’exister sous un nouveau nom, probablement «Jaune Lemon», déjà déposé à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle) sous réserve de l’accord des avocats, qui exigent également la suppression de tout élément graphique rappelant le chanteur des Beatles. «Je voulais faire un clin d’œil en gardant un nom qui ne les choquait pas, mais qui faisait tout de même référence à cette histoire», conclut-il.
Cette mésaventure n’est pas sans rappeler une affaire similaire outre-Atlantique, où une marque de spiritueux avait été poursuivie en justice pour avoir appelé sa boisson «Pedro Piscal», un jeu de mots basée sur le nom de l’acteur chilio-américain Pedro Pascal, qui n’avait pas apprécié le clin d’œil.
