«Cela peut aller jusqu’à l’épuisement»: quand le sport amateur conduit à l’anorexie mentale
Minceur et sport sont plébiscités. Mais une forme d’anorexie mentale explose dans le milieu sportif amateur, avec des conséquences graves sur la santé des sportifs.
Passer la publicitéQuel est le point commun entre l’escalade et l’ultra-trail ? Pour pratiquer, mieux vaut ne pas être en surcharge pondérale... Mais de là à être maigre, il y a un pas que les victimes du syndrome de Déficit Énergétique Relatif dans le Sport (ou RED-S) ont franchi. Une anorexie d’un genre bien particulier, qui fait des ravages chez les amateurs de certaines disciplines... « Ce syndrome est dû à un déficit souvent chronique entre les apports énergétiques insuffisants et les dépenses énergétiques qui explosent en raison d’une pratique sportive souvent intense », explique le Pr Bogdan Galusca (Service Endocrinologie, CHU Saint-Étienne).
Les conséquences sont désastreuses : fatigue, baisse des performances, blessures à répétition, ostéoporose et fractures de fatigue, tendance au repli sur soi ou au surentraînement, préoccupation croissante concernant l’alimentation et l’apparence, impulsivité alimentaire, arrêt des règles chez les femmes (baisse de testostérone chez les hommes)…
