Accident médical
Par Le Figaro Santé
![]() |
VOOZH | about |
Par Le Figaro Santé
DÉCRYPTAGE - Les « événements indésirables graves associés aux soins » sont massivement sous-déclarés en France. En Auvergne-Rhône-Alpes, l’Agence régionale de santé s’est mobilisée pour améliorer leur analyse et mieux sécuriser les soins.
Depuis 2017, les professionnels de santé ont l’obligation de déclarer les événements indésirables graves liés aux soins. Mais ils sont encore peu nombreux à avoir ce réflexe.
Leur nombre est difficile à évaluer car elles ne sont pas toujours imputables à un médecin mais peuvent relever de la malchance.
Alors que l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam), censé faciliter l’indemnisation des victimes d’erreurs ou d’accidents médicaux est mis en cause par le rapport de la Cour des comptes, le directeur de l’organisme ne sera pas renouvelé dans ses fonctions.
L'argument invoqué pour justifier le refus de payer concerne le délai d'apparition des symptômes.
Le Lien, association de défense de victimes d'accidents médicaux, pointe un manque de transparence de la part des autorités sanitaires.
Une étude sur les litiges souligne une stabilité du nombre de procédures et un recul des actions au pénal.
Le cas d'une Lyonnaise de 31 ans, qui a découvert qu'elle portait une pince chirurgicale dans le ventre depuis six mois, n'est pas isolé.
Une Lyonnaise de 31 ans se plaignait depuis six mois de douleurs abdominales auprès du chirurgien qui l'avait opérée. Jusqu'à ce que l'extrémité d'une pince lui transperce la peau du nombril.
Depuis 2004, le nombre d'«événements indésirables graves» dans les établissements de soins français - de la prescription erronée à l'incident chirugical - n'a pas diminué. Près d'un incident sur deux serait pourtant évitable.
À tout moment, vous pouvez modifier vos choix via le bouton “paramétrer les cookies” en bas de page.