Dépakine
Par Le Figaro Santé
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Par Le Figaro Santé
Ce médicament antiépileptique, connu pour favoriser des troubles neurodéveloppementaux chez l’enfant à naître quand il est pris par la mère pendant la grossesse, est également dangereux quand il est pris par le père avant la conception.
La plus vaste étude épidémiologique menée à ce jour montre notamment un excès de risque de troubles du développement intellectuel.
Une étude française pointe la baisse des prescriptions de valproate, la molécule active de la Dépakine, mais alerte sur une hausse de l’utilisation d’autres médicaments au profil de sécurité incertain.
Les risques de malformation et surtout de troubles neurodéveloppementaux chez les enfants dont la mère a, pendant sa grossesse, pris ce médicament sont connus. Mais qu’en est-il du père ?
Selon une nouvelle étude, neuf femmes sur dix prennent des médicaments pendant leur grossesse en France. Si certains cas le nécessitent, ce chiffre élevé appelle à la vigilance en raison des risques possibles pour le fœtus.
L’Agence du médicament appelle à la vigilance à l’égard de certains médicaments antiépileptiques en raison d’un risque de malformations chez les enfants qui y ont été exposés pendant la grossesse.
La gynécologue qui avait contribué à faire éclater le scandale du Distilbène en 1983 est décédée dimanche à Paris à l’âge de 81 ans.
Une nouvelle étude indique que les enfants exposés à cet antiépileptique dans le ventre de leur mère ont quatre à cinq fois plus de risques d’être atteints de troubles neuro-développementaux que les autres.
Les médicaments à base de valproate comme la Dépakine ne doivent plus être prescrits aux femmes en âge de procréer en raison du risque élevé de malformations et de troubles neuro-développementaux qu’ils induisent.
L’Agence du médicament vient de contre-indiquer cette molécule chez ces patientes. À quand pour l’épilepsie ? demandent les malades.
INFO LE FIGARO - La justice a été saisie par les familles de malades, qui réclament une consignation au laboratoire français Sanofi.
VIDÉO - L’État vient de mettre en place un processus visant à indemniser les victimes du médicament contre l’épilepsie. L’objectif annoncé par les autorités est de ne pas reproduire les mêmes errements qu’avec le système mis en place après le Mediator.
Les demandes d’indemnisation pourront être déposées à l’Oniam à partir du 1er juin. En France, jusqu’à 100.000 grossesses auraient été menées sous cet antiépileptique et 15.000 enfants ont pu en être victimes.
L’Assurance-maladie et l’agence du médicament ont chiffré le nombre de malformations congénitales liées à l’antiépileptique.
Dans un livre, Marine Martin dénonce la négligence des médecins, de l’industrie phamaceutique et des pouvoirs publics concernant l’information sur les effets de cet antiépileptique, qui aurait fait au moins 14.000 victimes.
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