Derrière la fusillade mortelle de Nice, l’ombre des narcotrafiquants marseillais
Par Nicolas Daguin avec Lise Tavelet à Nice
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Deux morts, cinq blessés : les rafales de kalachnikov tirées vendredi soir aux Moulins illustrent la dérive ultraviolente du trafic de drogue et l’influence des réseaux marseillais.
Passer la publicitéIl n’aura pas fallu quarante-huit heures aux enquêteurs de la police judiciaire pour remonter la piste des individus qui ont ouvert le feu, vendredi soir, dans le quartier sensible des Moulins, à Nice (Alpes-Maritimes). Les rafales de kalachnikov, tirées depuis les fenêtres d’une Peugeot 3008 blanche au niveau de la place centrale des Amaryllis vers 21 h 10, ont tué sur le coup deux hommes de 20 et 59 ans, tandis que cinq autres personnes, âgées de 14 à 45 ans, ont été blessées. « Ce n’était pas des feux d’artifice, c’était un massacre », témoigne un habitant sous couvert d’anonymat. Un autre évoque « les gens courant partout, le sang, les cris ». L’horreur.
La piste d’un règlement de comptes sur fond de narcotrafic s’est imposée d’emblée. Le véhicule des criminels, volé à Marseille le 30 septembre et faussement plaqué, a été retrouvé calciné le soir même, peu avant minuit, du côté de Mougins, près de Cannes. Les investigations ont logiquement pris la direction de la Cité phocéenne
