L’exil de José Barco, vétéran de guerre sans patrie expulsé au Mexique par Trump
Par LENA
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VU D’AILLEURS - Après avoir combattu en Irak, il a passé seize ans en prison avant d’être placé en détention pour immigration illégale, puis finalement expulsé : «J’ai le droit d’être enterré dans un cimetière national, mais pas de vivre aux États-Unis. »
Passer la publicitéPar Nicholas Dale Leal (El País)
La chaleur humide de Villahermosa est la seule chose qui paraît familière à José Barco dans le destin improbable qui est désormais le sien. Au premier coup d’œil, on devine que ce vétéran de la guerre en Irak, âgé de 40 ans – petit, large d’épaules, crâne rasé, d’un calme taciturne qui dissimule les rebondissements absurdes de sa vie – n’est pas d’ici.
Fils de réfugiés cubains, né au Venezuela et élevé aux États-Unis, il n’est officiellement originaire d’aucun pays. Pourtant, c’est dans l’État de Tabasco, au sud du Mexique, qu’il se retrouve aujourd’hui, après avoir purgé près de seize ans de prison, puis dix mois supplémentaires en détention pour immigration illégale. Durant cette période, on a tenté de l’expulser vers le Venezuela, sans tenir compte de son passé militaire ni de ses décorations. Il a risqué sa vie pour les États-Unis, a commis un crime, en a payé le prix, et est devenu, à notre connaissance, le premier vétéran de guerre américain expulsé…
