« Tout le monde a été choqué » : un homme percuté mortellement par un TGV près de Mâcon, des centaines de passagers immobilisés toute la nuit
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À bord du train parti de Lyon, en direction de Paris, environ « 350 passagers » ont patienté jusqu’au milieu de la nuit avant d’être ramenés à la gare de départ.
Passer la publicité Passer la publicitéLe voyage devait s’achever à Paris. Il s’est terminé, pour des centaines de passagers, par une nuit d’attente, d’annonces incertaines et de retour à la case départ. Lundi 18 mai, vers 21h40, un TGV circulant entre Lyon et Paris a mortellement percuté un homme de 28 ans à hauteur de Davayé, près de la gare TGV de Mâcon-Loché, selon les informations du Journal de Saône-et-Loire . Huit trains se sont retrouvés bloqués sur la ligne à grande vitesse nord-sud, notamment entre Marseille et Lille. «Un accident de personne, c’est toujours un traitement long», explique la SNCF. «Il y a les équipes SNCF, les forces de l’ordre, les pompiers et les pompes funèbres qui interviennent. Et sur une LGV, on est souvent dans des zones difficiles d’accès, surtout la nuit avec peu d’éclairage.»
«Tout le monde a été choqué»
À bord du train impliqué, parti de Lyon Perrache et passé par Lyon-Part-Dieu, Lucas, étudiant de 22 ans, venait à peine d’entamer son trajet vers Paris Gare de Lyon. «On avait roulé 35 ou 40 minutes. C’est vers Mâcon que le train a percuté quelqu’un», raconte-t-il au Figaro. La rame s’est finalement arrêtée plusieurs kilomètres plus loin, sur la commune de Prissé, précise la presse locale. Dans les voitures, les passagers comprennent vite que l’incident ne sera pas réglé en quelques minutes. Une première annonce leur demande de ne pas sortir. Puis le conducteur se rend à l’extérieur, «pour aller voir ce que le train avait percuté», rapporte Lucas. À son retour, l’annonce tombe : «Il nous a dit qu’on avait percuté un homme. À ce moment-là, tout le monde a été choqué.» Les secours, les gendarmes, la SNCF, le Smur ainsi que l’identification criminelle sont intervenus sur place. Les premiers éléments évoqueraient un geste désespéré de la part du jeune homme, toujours selon la presse locale. «La reprise du trafic est conditionnée par le feu vert des autorités», souligne également la SNCF, évoquant des opérations particulièrement longues sur ce type de ligne. Le conducteur du train a été pris en charge par les secours. «Comme à chaque fois, une relève arrive et l’encadrement est présent. Cela fait partie des procédures habituelles», précise la compagnie ferroviaire.
Passer la publicitéÀ bord, l’attente s’installe. D’abord, les voyageurs espèrent repartir avec seulement quelques heures de retard. «On nous a parlé d’au moins deux heures d’attente, avec une arrivée possible vers 1 heure du matin à Paris», se souvient Lucas. Mais moins d’une heure plus tard, le message change : l’arrêt est désormais annoncé «pour une durée indéterminée», le temps de l’intervention des forces de l’ordre et des secours. Le climat dans le train reste calme, mais lourd. «Les gens circulaient pas mal, notamment vers le wagon-bar. On nous a distribué des bouteilles d’eau», poursuit l’étudiant. La rame restera immobilisée de 21h40 à 3h15 du matin. Elle repartira finalement non pas vers Paris, mais vers Lyon, où elle arrivera vers 4h15.
Pendant l’attente, la SNCF envoie aux passagers des liens pour réserver un hôtel, avec une prise en charge annoncée. Mais, selon Lucas, les réservations étaient presque impossibles. «Dans le wagon, tout le monde avait des difficultés pour réserver une chambre d’hôtel. On nous disait qu’il faudrait voir à l’arrivée à Lyon. Sauf qu’on n’est arrivés qu’à 4 heures du matin.» À Lyon, la solution trouvée est provisoire : les passagers peuvent s’installer dans un autre TGV stationné en face. «La plupart y sont allés pour attendre le train de 6 heures vers Paris», raconte Lucas. Entre 4h30 et 6 heures, des paniers-repas, des couvertures et des kits avec bouchons d’oreilles et oreillers sont finalement distribués.
